Quand se remirent-ils en marche
36 S'abandonnèrent-ils lon^emps au cours du fleuve qu'ils venaient de découvrir ©t qu'y vircnt-il» 1
Les deux voyageurs s'étant assurés que le Mississi ni se décharge dans la baie du Mexique et non dans l'Océan PactOque, comme rien jusqu'alors n'avait empêché de le croire^ songèrent à retourner sur leurs pas. Ils avaient découvert le pays le plus riche de l'Amérique, arrosé par de belles rivières, couvert de vignes, de pommiers et de forêts entrecoupées de prairies verdoyantes, grouillantes de bisons, de cerfs, de canards, d'oies, de dindes sauvages et'de perroquets d'une espèce particulière, contrée enfin d'une fertilité prodigieuse, et qui exporte aujourd'hui une immense quantité de blé en différents pays du monde.
37. Marquette en revenant de Mississipi, s'arrêta chez les Miàmis, au nord de la rivière des Illinois, et mourut sur les bords du lac Michigan, en 1675.
38. Joliet revint en Canada, d'où Talon venait de partir pour la France.
39. M. de Courcelles, qui avait fondé Cataracoui, repassa aussi en Europe, et fut remplacé par le comte de Frontenac, qui débarqua à Québec, en 1672.
kO. M. de Frontenac était un ancien militaire, qui s'était distingué en Allemagne et ailleurs, et qui arriva en Canada avec d'amples instructions. Il assembla d'une manière solennelle d'abord le conseil souverain, et ensuite les ordres de la colonie, ou de ce qu'on appelait la nation en France, c'est-à-dire, le clergé, la noblesse et les messieurs de la justice et du tiers état ; mais cela ne plut pas à Paris, car Colbert écrivit de ne plus assembler les états généraux afin d'anéantir cette fonne ancienne ; et il ordonna aussi de supprimer insensiblement le syndic des habitants « étant bon, disait-il, que chacun parle pour soi et que personne ne parle pour tous.»
41. Dès 1673 M. de Frontenac était en guerre ouverte avec Perrot, gouverneur de Montréal. Perrot,
37. Chez quel peuple s'arrêta le P. Marquette, où et en quelle année expira-t-il 1