Quel était, on 1689, la situation de la France
2. Qu'est-ce que firent les Français pour résister à tant d'ennemis ? S. Où les Français portèrent-ila leurs premiers coupi en Amérique 7
Tenu célèbre par ses exploits sur terre et sur mer, et surtout par l'établissement de la Louisiane, enleva deux vaisseaux de guerre anglais dans la baie d'Hudson. Un troisième vaisseau fut pris par un acte d'audace incomparable. D'Iberville avait envoyé quatre hommes pour l'observer dans les glaces. Deux de ces hommes tombèrent entre les mains des Anglais, qui les tinrent tout l'hiver liés à fond de cale. Le printemps ils prirent le plus faible pour aider à la manœuvre. Un jour que la plupart des matelots étaient dans le haut de la mâture, le Canadien, n'en voyant que deux sur le pont^ sauta sur une hache, leur cassa la tête, courut délivrer son camarade, et tous deux se saisissant des armes, s'emparèrent du navire, qu'ils conduisirent au port français, où sa cargaison fut d'un grand secours.
4. Après ces premières hostilités, d'Iberville laissa le commandement de la contrée à son frère, M. de Maricourt, et revint à Québec sur l'une de ses prises.
5. Il trouva M. de Frontenac qui faisait tête à Torage avec une grande vigueur. Les Abénaquis, déjà excités par Denonville, avaient levé leur hache terrible. Ils enlevèrent Pemaquid, fort situé entre les rivières Penobscot et Kénébec, sur le bord de la mer, et brûlèrent une douzaine de forts plus petits, dans lesquels deux cents Américains périrent sous le glaive de ces Sauvages.
Pendant ce temps là, M. de Frontenac faisait prévenir par M. de la Durantaye, commandant de Michilimakinac, les Outaouais et les Hurons que les choses allaient changer de face.
6. Il organisa trois expéditions qui tombèrent sur les Anglais par trois endroits à la fois, au milieu de l'hiver de 1689-90.