Que firent alors les Iroquois
offrirent des secours à la Nouvelle-York et lâchèrent leurs bandes sur le Canada.
13. Ces bandes furent repoussées partout. Le pays^ théâtre depuis longtemps dïrruptions sanglantes, commençait à se couvrir d'ouvrages palissades munis de canons, où les habitants couraient se réfugier à la première alarme. Deux des défenses les plus célèbres de ces petits forts, sont celle de madame de Verchères, en 1690, et celle de sa fille deux ans après. La fréquence du danger avait aguerri la population ; les femmes et les enfants se battaient comme les hommes. Dans un combat, un parti de Sauvages retranché dans une maison se défendant avec désespoir, l'on vit des habitants s'avancer jusqu'aux fenêtres et en arracher par la chevelure les Sauvages qui se présentaient pour tirer.
14. L'expédition contre New-York ne put être reprise. Louis XIV trop occupé en Europe, se vit contraint d'y renoncer. Il chargea son représentant en Canada de tâcher de faire la paix avec les Iroquois, et de réunir les habitants en bourgades afin qu'il leur fut plus facile de résister aux attaques des Sauvages. Des négociations furent entamées avec les Cantons par l'influence de l'un de leurs chefs, nommé Ouréharé, qui avait été envoyé prisonnier en France, et que Frontenac avait ramené avec lui.
15. Les colonies anglaises qui étaient pendant ce temps-lfà toujours en proie aux irruptions dévastatrices des Français et de leurs alliés, voulurent couper le mal dans sa racine, on faisant la conquête de toute la Nouvelle-France. Leurs députés s'assemblèrent à New- York, en congrès, nom devenu célèbre depuis, et ils résolurent d'attaquer avec l'aide de leur métropole le Canada à la fois par terre et par mer, mais l'invasion de rirlande par Jacques II, et la défaite de la Hotte anglaise par Tour vil le à Beachy, ne permirent
13. Quel succès leurs bandes eurent-elles en Canada, et quels habitants se distinguèrent dans cette guerre 7