‹ Abrégé de l'histoire du Canada depuissa découverte jusqu'à 1840: à l'usage des maisons d'éducationChapitre 1 sur 122 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

V Abrégé de PHistoire du Canada , que nous publions au«> jourd^hui^ était demandé depub longtemps dans nos écoles*

Les chefs d'institutions se plaignaient avec raison de Pa« nomalie qu'il y a d'enseigner aux enfants canadiens l'histoire des peuples éloignés et des nations éteintes jusques dans ses particularités les plus minutieuses, et de leur taire toutes ces aventures chevaleresques, ces événements héroïques, cette grande et religieuse épopée qui s'est déroulée autour du ber* oeau de la jeune famille" canadienne et qui lui sert comme d'une auréole de gloire.

Nous pouvons donc dire que la publication de nôtre petit volume remplit une fâcheuse lacune dans la série de livres mis entre les mains de notre jeunesse.

Une fois la nécessité de cet abrégé reconnue, à qui de* Tions-nous en confier la rédaction ? Pouvions-nous hésiter un seul instant, lorsque à côté de nous se trouvait le savant que nous nous plaisons tous à honorer du titre de premier hùto^ rien du Canada 7

Nous avons été heureux, le jour où M. F. X. Gameau a consenti à reprendre sa plume pour écrire une histoire à la mesure des jeunes intelligences, un Précis Historique dégagé de ces réflexions, de ces leçons politiques que l'on ren* contre à chaque page de sa grande histoire et qui eussent été pour l'esprit des écoliers une nourriture trop puissante.

Cette publication n'est pour ainsi parler^ qu'un essai. Que nous arrivions à un premier succès et nous continuerons à donner au public des livres d'écoles écrits paf des Canadiens, au point de vue canadien, éditéa et imprimés par des Canadiens.

Nous croyons que notre entr^riae doit avoir pour double et heureux résultat d'encourager la littérature et l'industrie du pays 6t de rendre moins chers les livres de nos écoles.

Grand nombre d» chefs d'institutions et de parents, appréciant surtout ce dernier avantage, ont déjà promis de faire un bon accueil à V Abrégé âe VJBixtoirt du Cûnada et leur ap-' probation a encouragé

APPROtATIOnS DONNÉES A DÉBITEUR.

A^ant £ait exaaiin«r V ." JJbrégê de VmtiàWô du Canada, depuU " découverte juaqu* à 1840, à V Usage des maiaona <ff éducation^ par

«et

" X. Gameaû," lions n'hésitons pas à dëolaftr que ee liyre péot êtra inis sans crainte entre les mains des élèves de nos maisons d' éducation à qui aov eroyont qu'il êtfttk fort uMle.

t 0. 7. Éy:ÊQ17B DE TLOA« Archcvêthé de Q^êbec^ ^.nav&mbre 1866.

LHtsifnrt dtu Canada, à fvtar$ dôa maieonê d^éduoaiion et des écoles prtmatreSf que vous venez d'éditer, comble une lacune que je désirais voir disparaître depuis longtemps. Oe travail de notre M. Gar* iieau, se recommande de Xui-môme ; aussi me ferai-Je un devoir de pur« ger nos écoles de-Québec des prétendues histoires de notre pays qu'on y rencontre aujourd'hui, et de les remplacer par l'eatoellent volume que Vous Venez de publier.

J. OBÉMÂZIE,

«^ Oom. «t a T. dM Écoles C. 0. Q<

Quéhee, 5 octêbre 185<ît

Page 1