Q«9 it le goarenifiir du Canada en anivant & Québec
21. Que signifiait le retour da sonremeur à Qaébeo, et qn'eet'^e qui flMoniiaiaiait enoore la raprémaue de l' Angleiarre ?
Les Américains résolurent d'enlever fa tîB^ par escalade, dans )a nuit du 80 au 3f déeemfere. Le nuit était trèS'Obseure et iJ tombait une neige épaisse iroussée par un gros vent dont ie bruit empécbait de rien entendre au loin. Montgomery harangua ses troupes, et tes divisa en quatre corps ; deux corps devaient faire une feusse attaque eontre la porte Saint* Jean et la citadelle, tandis que les deux acttres devaient enlever. la Basse-Ville par la rue Cbamplam et le Saut* au-Matelot, et ensuite »â Haute-Ville. Hais toutes ces attaques furent reponssées avec de grandes pertes. Hon%omery fut tué devant la barrière de Près-de- Ville, défendue par du canon, et près de laquelle onr trouva soQ corps dans la neige.
Le eolonei Arnold, qm succéda au eonmandement de Montgomery,, demanda des secours au Congiès,. qui envo^ a trois régiments et une nouvelle adresse au Canada. Le Congrès députa en même temps Franklin^ Cbase et Carroll, pour y ranii»er le zàle expirant des populations. Mais ilB n'y furent pas longtemps sans être eonvameus de Fimutilité de leurs efforts. En effet, quant à Franklin lui-même, les Canadiens savaient la pcii qu'il avait prise pour engager TAngletenre à faire la conquête de leur pays quinze ans auparavant; l'antipatme nationale qui existait entre les deux pespjes, fpuit des longues guerres,. avait pu dormir, mais elle était facile à réveiller, et il put en voir bientôt la preuve par ses yeux dans les manifestations publiques» .
Cependant Carletoii ne voulait pas sortir de Québee avant d'avoir reçu des' secours d'Europe; ce qui perfflit aux Américains de rester devant la ville et' de recevoir- ceux qu'ils avaient fait demander eux*méfi)es au Congrès. Leurs forces pouvaient être à la fm de l'biver de 1900 hommes ; mais la misère, les fatigues et la petite vérole* eu retenaient près de la moitié à llbôpitai.
22. Faitoi-nom l'hUtoriçpe d« siège de québee par ks relMUes 1
23. Lorsque la nouvelle de linsurrection omérî-^ çftîne parTinl en Angleterre, le parlement se pro-' nbnça pour la soumission des rebelleis par la force des armes. Le gouvernement envoya ï à 800O Hommes en Canada, sous les ordres du générai Burgoyne. Dès qu'ifs eurent commencé à débarquer è Québec, le général américain Thomas s'empressa de lever le siège, poursuivi par Carleton, gui lui enleva son artillerie, ses bagages, ses munitions et une partie de ses malades. Les Américains détruisirent, en se retirant, les forts Cbambly et Saint-Jean et ne s'arrêtèrent qu'à Saint-Frédéric'^et à Carillon.
â^. Ils furent plus heureux dans le sud. Ils re-
Ïoussèrent les Anglais de Charleston et de la Caroline, ►ans les provinces centrales, s'ils perdirent la bataille de Long-lsland, ils forcèrent les Anglais d'évacuer Bostoïi, et Washington gagna sur eux les victoires de Trenton, Stony-Brook, etc. De sorte que le résultat général de la campagne de 1776 fut favorable aux rebelles.
25. L'armée de Burgoyne prit ses quartiers d'hiver en Canada. Burgoyne était un officier d'une suffisance et d'une ambition que ses talents pour la guerre ne justifiaient point. Dans la campagne suivante, il voulut séparer le Nouvelle- Angleterie des provinces méridionales. Il envahit la Nouvelle-York avec 9000 hommes pour opérer sa jonction avec le général Howe. Il enleva Carillon, le Mont Indépendance, mit en déroute 2000 Américains à Huberton, et prit le fort Anne après avoir encore repoussé les rebelles. Mais ce fut là le terme de ses succès. Le 16 août les rebelles prenaient leur revanche. Ils le battaient à Bennington, et lui barraient le chemin par des retranchements considérables élevés sur les hauteurs de Braômer, dans le voisij[iage d'Albany. Burgoyne
23. Qaelle fut la résolotiitn de l'ÂDgle terre ft la nouvelle de l'insur- Teotion américaine, et que fit le général Thomag à T arrivée de l'armée da général Burgoyne à Québec î
â. Les Américains furent- ils ptos heureux ailleurs ?
25. Que firent Burgoyne et son armée en Amérique, et quelle fut la conséquence de leur capitulation à Saratoga, pour la cause de la réro- Kitioa^
Youlut enlever ces retranchements d'assaut le 7 ootobre, et fut repoussé avec de grandes pertes. Il voulut alors retraiter; mais il fut cerné complètement sur les hauteurs de Saratoga par 16.000 hommes^ et obligé de poser les armes le lo octobre. La délaite de Burgoyne contribua beaucoup au succès de la cause américaine.
LiYES DOUZIEME
CHAprraE i.
Le conseil législatif— L'indépendance des Etats-Unis.— 17r7-1783.
1. Les désastres de Burgoyne durent réjouir en secret le général Carleton, qui avait ambitionné le commandement de l'armée anglaise. Laissé à la tête du
Souvernement canadien, Carleton se livrait aux soins e Tadministration intérieure, qui demandait de nombreuses réformes. La guerre avait empêché la réunion du nouveau corps législatif en 1776. Il le convoqua Tannée suivante. L'un des premiers actes de ce corps fut de reconnaître l'usage de la langue française. Plusieurs ordonnances furent passées dans la session. Les deux plus importantes concernaient l'organisation de la milice et Tadminisl ration judiciaire. Le système de procédure anglaise fut reçu d'après Tordre des ministres, qui désiraient faire adopter les lois anglaises dans les affaires personnelles et commerciales. Mais la loi des milices, qui renfermait plusieurs dispositions tyranniques contre lesquelles le peuple ne tarda pas à murmurer, la réorganisation judiciaire et. le choix des juges, firent mal augurer de l'avenir par ceux oui suivaient de près la niarche du nouvel ordre de cnoses.
2. Le parti anglais se prévalut des fautes et de l'ignorance des juges, qui ne suivaient ni les mêmes lois, ni la même jurisprudence, pour attaquer le nouveau système. Il adressa une pétition à lord Germaine, à Londres, pour se plaindre de ce nouveau grief, et pour demander la révocation de l'acte de 1774 et Tétablissement d'une chambre élective. Le
1. Que faisaient pendant ce temps-là le gonvernenr Carleton et le conseil législatif à Québec ?
2. Qa' est-ce que le ministre, lord Germaine, répondit à l'adresse du
Earti anglais, qui demandait la révocation de Tacte de 1774 et l'éta* lijissment d'une chambre élective 1
ministre se contenta de répondre qu'il seiait dangereux de changer la constitution du pays lorsque les ennemis étaient encore à ses portes.
3. Le général Haldimand vint remplacer le gouverneur Carleton à Québec, en 1778. C'était un vieux militaire natif de la Suisse, bon à la tête des troupes, mais peu fait par ses habitudes pour le gouvernement d'un peuple accoutumé au régime légal. Entouré de provinces en révolution, il crut qu'une rigueur inflexible était nécessaire pour maintenir le Canada dans l'obéissànee. Les corvées redoublèrent et devinrent le iléau des campagnes. Les cris augmentèrent. Haldimand, attribuant ces plaintes à Tesprit de révolte et aux menées des émissaires américains, sévit avec enr €ore plus de rigueur. 11 faisait emprisonner les citoyens par centaines, sans distinguer l'innocent d'avec le coupable. En peu de temps il devint odieux à tous les habitants. Un despotisme sourd, contre lequel les événements qui se passaient dans les provinces voisines, empêchaient de réclamer, s'étendit sur les villes et sur les campagnes. Le gouvernement s^enveloppait dans le mystère ; un voile épais couvrait tous ces actes, et le rendait redoutable à ceux qui en voyaient les effets sans en connaître les motifs.
Le secret des correspondances privées était yiolé- Cette tyrannie d'autant plus lourde qu'elle s'exerçait au sein d'une popu^lation faible en nombre, s'étendit aux tribunaux, dont les juges qu'elle corrompait dé-' pendaient du bon plaisir de la couronne pour leur, charge. *
4. Tandis que le général Haldimand gouvernait ainsi par le despotisme et la terreur, et qu'il croyait: peut-être sincèrement que c'étiait îfe seul moyen de conserver le Canada à l'Angleterre, le congrès tenait tète avec succès aux armées royales. La France s'é-
3^ En. quelle année )e gé&éral Haldimand rînt-il remplacer lei ^serai Carleton comme gouverneur du Canada, et comment gouverna- 1- il cette province 7
4. Où en était la lutte entre l'Angleterre et ses coloniw insurgées, et en quelle aot-ée l'Angleterre reeonnat-elle l'indépendance de oes colonies 7
tait prononcée pour les Etats-Unis, et avait déclaré la guerre à l'Angleterre pour venger la honte du traité de 1763. Les succès de la campagne de 1778 furent partagés ; mais ceux de Tannée suivante furent favorables aux Américains. L'Irlande s'armait et mena- Î ait aussi de se révolter; l'Espagne entraînée par la i'rance, se déclarait pour la nouvelle république; les flottes anglaises luttaient avec peine contre celles de la France, qui lui prenaient les îles dé Saint-Vincent et de. la Grenade; enfin l'arrivée des 6000 auxiliaires dii comte de Rochambeau, la coopération plus active de la flotte espagnole, Tad* jonction de la Hollande à laquelle TAngleterre venait de déclarer la guerre, allaient décider la questioii de l'indépendance américe^ine. Malgré leurs victoires de Guilford, Hobkirk et Eutawsprings les Anglais pressés du côté de la Virginie et des Car61ines,par les corps des généraux Morgan, Greene etLafayette^furent acculés à Yorktown par l'armée de Washington et le corps français de Saint-Simon, et obligés de mettre bas lés armes au nombre de six mille soldats et de (juinze cents matelots. Cette victoire assura définitivement l'indépendance des Etats-Unis.
L'Angleterre accablée par la capitulation de Yorktown, fléchit sous les coups de 1 orage et signa, le 3 de septembre 1783, le traité mémorable par lequel elle reconnut l'indépendance des Etats-Unis, et l'Europe, la première nation libre du Nouveau-Monde.
CHAPITAE n.
La constitution de 1791.
5. Le général Carleton fut élevé à la pairie sous le nom de lord Dorchester et revint en Canada en nSk, en qualité de gouverneur général des possessions qui restaient encore aux Anglais dans l'Amérique du Nord,
6. Le parlement impérial se vit aussitôt inondé de requêtes pour demander la réforme des institution»
6. Qa'est-ca cmi fnt nommé gonverneur da Canada après la gnerta 7 6. Qaeiles rétonnas farant demandées à TAngletena 1
politiques du Canada. Le ministère n'était pas encore disposé à accorder tout ce qu'elles demandaient. Le conseil législatif fut chargé de s'enquérir de l'adminislration judiciaire, de la milice, oes chemins, de l'agriculture, des terres, de la population, du commerce, de la police, et de l'éducation. Ses rapports furent transmis à Londres pour être ajoutés â Timmensîté dos pièces de la même nature que les investigations sur le Canada avaient déjà produites de*puis 1760.
7. En 1788 ou 89, au début du grand mouvement politique qui se préparait en France et ailleurs, le parlement anglais prit en considération les pétitions des partisans ad gouvernement représentatif, et passa, en 1791, une loi pour diviser le Canada en deux provinces^ afin de faire cesser la rivalité qui existait entre les Canadiens et les Anglais, en assurant, la prépondérance h ceux-ci dans Je Haut-Canada, et à ceux-là dans le Bas. Cette loi donnait une chambre élective ^ chacune des deux sections du pays.
8. Le parti hostile aux Canadiens, le parti qui avait voulu les faire exclure de la représentation, en 177^, sous prétexte qu'ils étaient catholiques, se voyant, après la révolution américaine, obligé d'obtenir leur concours dans la demande d'une chambre élective pour avoir quelque chance de succès, s^était rapproché d'eux dans le but de l'obtenir. Il se proposait ensuite de faire agir les sympathies anglaises pour les faire écarter et pour se faire assurer à lui-même, dans l'acte constitutionnel, la conservation de la prépondérance qu'il avait eue en toutes choses jusque-là. Lorsqu'il fut informé de la division du Canada en deux provinces, afin que d'après le motif avoué du gouvernement, les deux races pussent vivre à part chacune avec sa religion et ses lois ; et que la législature aurait le pouvoir de statuer sur les modifipations à faire au code de commerce, il reconnut, mais trop tard, que son but était manqué ; ce iqui
7. En quelle année et pour quel motif le Canada ftit-il diviaé en deux provlnoeB et recut-il un gouvernement èonstitutionnel 7 S. Comment le parti anglais reçut- il la nouvelle organisation 7
fit dire à M. Powys, leur avocat dans les communes, que la nouvelle constitution ne satisferait point ceux
aui désiraient une chambre^ parce qu'elle ne la leur onnait pas.
9. Cette constitution donnait au Bas-Canada un con^ seil législatif de 15 membres nommés par la couronne, et une chambre d*assemt>Ié6 de 50 membres élus par le peuple.
10. Le Canada se trouvait à son quatrième gouvernement depuis 81 ans. Loi martiale de f760 à 63; gouvernement militaire de 1763 à 74; gouvernement civil absolu de 1774 à 91 ; et enfin gouvernement constitutionnel à commencer en 1792. Sous le$ trois premiers gouvernements, le pays n'eut d'autres lois que le caprice des gouverneurs et des tribunaux, et le peuple ne fit que changer de tyrannie.
11. A l'époque de l'introduction du nouveau gouvernement, la population des deux Canadas pouvait être d'environ 135,000 âmes, dont 10^000 dans le Haut; et sur ce cbifihe la population anglo-banadienne entrait pour 16,000 à peu près. H y avait 1 million 570 mille arpents de terré en culture. En 66, la population était d'à peu près 69,600 âmes, outre un peu plus de 7,000 Sauvages, et il y iavait 956,754 arpents de terre exploitable, divisés en 110 paroisses, outre celles des villes. La population franco-canadienne s'était doublée par trente ans depuis 1679, Elle était à cette dernière époque de .9,400 âmes ; en 1730 de34,400; en 1734 de 37,300; il n'y eut qii^entre les années 1734 et 1765 qu'elle ne se redoubla pas, pa^ suite des pertels faites dans lés guerres qui remplirent la plus ffrande partie de cette période, et de l'émi'*
Î (ration dfes Canadiens qui passèrent eu Franee aprèa a conquête. Depuis 1763 elle s'est accru rapidement.
9. Da oombien de membrM étaient oompoeés ]• eoiueil législatif et 1^ èhambre d'atsemblée 1
10 Combien de goovenkementfl diren arait-on imposés an Canada demiis 17601
11. Quelles étaient la population du Canada en 1792 et la quantité de terre en culture ; quel progris araientfait la population et Vagricnl* tmtt depuis la conquête 1
LIYBE TEEIZÏEME
xMArmB u
AdmiaistratioBf do Dorokefter et de Prefloott.— 1792-1 8DD.
1. L'iotroduetioa du gouvernement représentatif en Canada forme uoç des époques les plus mémo* rablas de notre histoire. La liberté modérée sur la*^ quelle ia nouyelie constitution était assise, donna Teasor à Texpression des sentiments populaires. Les électiQn^ae ureatilans le mois de juin 1792^ et sur cinquante membres las Canadiens élurent seize Anglais afin de montrer par cet acte de confiance jeur Vif désir de voir régner la concorde,
2. Mais ceux-ci proposèrent à l'ouverture des cham- I>res]a noipination d'un président anglais et rabolitioii de la langue française. Les débats qui furent très-animés^ annoncèrent une session orageuse. Les deux propositions fureât rejetées. H. Panet fut élu prési-f dent après la défaite de trois concurrents, ÎM. Grant> M. Jordan, IL HcGilI/etlarésolution définitive contre laciuelle votèrent toupies Anglais, fut que les procédé^ de la chambre seraie^iji écrits dans les. deux langues. »• ,*
3. Les chambres Tûtèrent une adresse au roi pour le reaiercier de la Aouvdile constitution: L'éduea^^ lûm. occupa une partie dés séances» Le collège des Jésuites aurait été fermé par ordre du gouvernement, peu de tempfc après la conquête. La chambre d'as» semUée réclama les biens de cette société religieuse pour les employer à l'éducation suivant leur destination primitive. Lorsqu'elle s'occupa des finances^
1. Quelle époque forme dans notre histoire l'introduction du gourer^ Aement coostitutâonoel en Ganad* 1 Combien d' Anglais forent .élut dans la première élection t
2 Qu'est-ce que loi membres anglais proposèrent i l'ouTertui» d«. parlement, et qui fat élu président de la chambre d'assemblée t