‹ Abrégé de l'histoire du Canada depuissa découverte jusqu'à 1840: à l'usage des maisons d'éducationChapitre 23 sur 122 · Quelles Mlo^rmes fît-on dans la colonie · texte numérisé non relu

Quelles Mlo^rmes fît-on dans la colonie

bec, de Mootréal ei des Trois-Riflèrea, et que tout y serait décidé à la majorité des voix. Quant à la traite, #^lle ne fut permise aux habitants que pour l'échange de leurs produits seulement.

15. Les syndics des trois villes que nous venons de nommer devaient être élus aussi pour trois ans.

16. Cependant après deux années de succès divers^ les Iroquois portèrent, en 1648, toutes leurs forces contre les Hurons fixés sur les bords du lac qui porté le nom de ces derniers Sauvages, Ils s'emparèrent de la bourgade de Saint-Joseph, ainsi nommée par les missionnaires, et massacrèrent sept cents personnes, vieillards, femmes et enfants, avec le P. Daniel, qui mourut héroïquement au milieu de ses ouailles. Un peu plus tard, ils surprirent la bourgade de Saint-Ignace, et taillèrent quatre cents personnes en pièces. La bourgade de Saint-Louis fut

1)rise après avoir repoussé deux attaques, et la popuation entière fut passée par les armes. Les-PP. Brébeuf et Lalemant expirèrent, comme le P. Daniel, dans les tourments les plus affreux.

Ces massacres furent suivis de combats, où le succès fut d'abord partagé, mais dans lesquels Tavantage finit par rester aux Iroquois.

17. Saisie de terreur, une partie des Hurons passa dans rUe de Saint-Joseph ou de Manitoualine, ou elle

fiérit de faim et de misère. La bourgade de Saintr eau, dont les habitants n'avaient pu se! décider à quitter le pays, comptait 600 familles. Les Iroquois tombèrent un jour sur elle le casse-tète à la main. Tout fut massacré ou traîné en esclavage. Un nouveau missionnaire de l'évangile, le P. Garnîer, iul tué au milieu de ses néophytes. A la suite de ce carnage les débris des Hurons abandonnèrent tout-à-fait le pays.

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16. Qaellee étoient alon les yioiasHndes de I* guerre entra les Iroqaois et les HarooS| et oommeBt périrent les PP. Daniel, Brébevf et Lalemant 1

17. Que firent les restes des Hurons et quel missionnaire périt dans nn neuvean massacre t

18. Les Iroquois aïaient mis douza ane poar ren^ Terser les frontières des Hurons^ et ensuite moins de deux pour disperser cette nation aux extréoûtés de TAmérique.

19. Cette année si funeste de 1650^ finit par la re* traite de H. d'Aillebout^ qui s'établit et mourut dans Ifi pays. U fut remplacé par M. de Lauzon ; mais les affaires n'en allèrent pas mieux.

SO. Après avoir vaincu les Hurons^ les Iroquois se répandirent dans le bas de la colonie pour attaquer les Français. Us tuèrent M. Duplessis^Bochard^ gouverneur des Trois-Rivières, dans une sortie qu'il faisait contre eux. Us se jetèrent sur les laboureurs dans les champs^ assassmèrent les hommes isolés et couvrirent la campagne de brigandages.

31. Pour mettre un frein à ces incursions^ M. de Maisonneuve réussit à obtenir en France des colons (le l'Anjou, du Maine^ du Poitou et de ^a Bretagne/ avec lesquels il arriva à Montréal en 1653. C'étaient des hommes choisis, propres à la guerre^ à l'agriculture et qui furent d'un très-grand secours.

SK2. La paix, cependant^ fut conclue une seconde fois avec les Cina-Nations, par l'entremise du P. Lemoine, en 1653-5i'.

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