‹ Abrégé de l'histoire du Canada depuissa découverte jusqu'à 1840: à l'usage des maisons d'éducationChapitre 35 sur 122 · Que fit M. de Tracy · texte numérisé non relu

Que fit M. de Tracy

10. Quel effet ces préparatifs de git'erre eurent-ils sur les Iroquois 1

11. La paii: étant oonolue areo trois des cantons, que firent ensuite les Français 7

effrayés chargèrent deux ambassadeurs d'aller traiter à leur tour. Us auraient réussi sans l'imprudence d'un chef Agnier, qui, étant à table un jour chez MdeTracj^, leva le bras 'en disant que c'était ce bras qui avait tué son neveu dans une des dernières rencontres. Le vice-roi lui dit qu'il ne tuerait plus personne, et il le fit traîner, sur le champ, hors de la salle et étrangler par la main du bourreau. 11 fallait en agir ainsi, sans doute, pour en imposer à ces Barbares. Cette justice exemplaire rompit la négociation. M. de Tracy marcha contre les Iroquois l'été suivant, à la tête de 600 soldats, 600 miliciens et d'une centaine de Sauvages. Les Iroquois prirent la fuite à son approche. Il brûla tous leurs villages et les obligea de faire la paix en 1666.

12. Cependant l'intendant travaillait avec une ardeur infatigable au progrès de la colonie. Il avait découvert une mine de fer à Gaspé, en venant en Canada ; il en fit examiner une autre à la baie Saint- Paul, et encouragea l'exploitation de celle des Trois- Rivières. Il fit faire de nombreux essais de culture ; il fit ouvrir des relations commerciales avec la France, les Antilles, Madère et d'autres contrées ; il encouragea les pêches, la culture du chanvre et l'exportation du bois ; il fit ouvrir une tannerie près de Québec : en un mot sous sa main créatrice tout changea de lace en peu de temps ; et comme l'immigration n'augmentait point. Ton prit le sage parti de Ucencier en Canada le beau régiment de Carignan.

Talon, repassé en France,, fut renvoyé en Amérique i avec un armement de 200,000 livres et près de 700 émigrants, dont 300 soldats.

13. Les Iroquois chrétiens s'établirent alors au milieu des Français, à la Prairie de la Magdeleine. Le terrible fléau qui décimait les Sauvages, les effrayait et les rendait aussi soumis qu'on le voulait. L'année 1670 fut une époque de deuil et de désolation pour eux.

Page 1