Que se passa-t-il de 1 G73 à 1682 dans la colonie
qm finil^ pftp aller perdis la vie àrlaMartmique^ îuL enfermé au château Saint-Louis« ou il resta plus d'un an prisonnier. Un esprit jdoux, rancuneux, intolé* rant s^étaît lemparé oe lout le noadev La discorde éteinte un inslant> se rallumait avec j^us de violence à la moindre divergence d^opinions.' Tantôt c^ëtait au sujet du commerce avec les Sauvages au du droit de
S réséance aueônseii^ tantôt e'élail a» nogel de la trèite e l'eau-de-vie ou des différends étffréB entre l'autorité^ ecclésiastique efTauloritéciviie. Lesdioses enivinrenl^ à ce point qu'il fallut- rappeler le gooft^meUf et rim* tëndaht, en 1^1.
Lorsque M. de Frontenac parti! pour la PranoeJ Jacolonie-venait de faire de i^randee pertes par rincen» die du'6 août 14S9; qui avïtit réduH la plus grs^e fMfcftie de Qu#)ee en cendres. T^ut annonçait ftcetta: époque la guerre avec les^ Irequois, que les* An^ai9> qui venaient de-conquérir la Nadvelte*¥of k> se mirent» à exciter contre le (knada. Lee courses des Français^ dans Tintérieuf du continent pottaient embraie à* l'Angleterre> saes rarmer encore ene^inèaie pour lecrarrêter,
IS: CaviaUet* de la SsAté descendaiî dans cette mêiie année 1682^ le liKssissipi jusqu'à^la mer. DoM d'uiî< ersprit entreprenant et aveatureux^ il é^ait vienu en^ Canada avec le préfet dex^hercber unpiassage aqi Japon et à la Chine par le nord ou i)ar'rouest. 11 lia^ son projet au commerce de polMe^iesy et fut encou^ rage par le ministre^ M. deSeignelay, flteetsuoceaM seur de Oolbert. Il obtint le fort FronlieBaG<» - fonda Niagara, lança des navires sur les lacs Ontar»), Erià et Huron, b&tit un nouveau fort sur la rivièire de» Hiâmis, un autre à quatre journées auKieseouE du bc Péoria, qu'il nomma* le fort de Crèvecœar; et descend dit. comme on vient de le diroyle )iis8i95q)i jusqu'au
Solfe. du Mexique. Ainsi fet complétée la découverte u grand fleuve, qui fut reconnu par les* Français depuis le Saut Saint-Antoifie^ jusqu'à la mery dans^uq espace de six cents lieues* La Salle donna le nom de Louisiane aux contrées que baigoient le? eaux de ce fleuve»
42. Q«eb fareat 1m pr<^«ti ^% 1* SallSi tit ^ttVt-il «xéouté 7
ter médiateurs eatro lee deux partis. De noureHoB' u^ciatioDS pour la paix ne furent qu'entamées, leS' Hutons.qui voulaient la guerre, réussirent à los.iairei . âchouer.
48. Un Machiavel né dans les forêts, notnnué Kondiarook par les Indiens, et le Hat par les Français, le Sauvage le plus intrépide, le plus ferme, et au plus grand génie qu'on ait jamais trouvé dans l'AraérKfue' Septentrionale, arriva dit Rnynal, eu fOH • de Frontenac «vec une troupe choisie de Hurons, résolu défaire des actions éclatantes et dignes de la réputaticHi' qu'il a^ait acquise. I^e gouvernetir ne l!avMt gf^é qu'avoc peine; car il avait été d'abord contre msm*. ùa. lui dit qu'un trai^ était entamé et fort avwcé, qu&r les députés dœ Iroquoi? éUient en chemi» pour le^ conclure à Montréal, et qu'ainsi ii désirfjljgerait !«; gouverneur français s'il continuait les hpatilités.
Le Rat étonné, se posséda néanmoins, et q^uoifpj'il, crût qu'on sacrinaît sa nation et les alliés, il ne lu^-. échappa point une seul reproche. Mais il était vive-i ment offensé de ce que les Français faisaient la paix, sans consumer leurs alliés, et il se promit de punir cet orgu^l .outrageant. II dressa une embuscade aux, députes des diverses nations indiennes disposées à, traiter; les i^s furent tués, les autres faits, prison-, niers. I^ se vanta après ce coup d'av«ic tué la pais.. Quand ses captifs lui dirent le sujet de leur voyageai ii fît semblant de montrer le plus grand étonnement,' et leur assnra oue c'était DenonvUle qui l'avait eavoyé à VAti?o oe la Famine pour les surprendre., Poussant la feinio jusqu'au bout, il les relâcha tousi sur le champ, excepté, un seul .qu'il garda pour, reoiplacer un de .'^es Uurons tués dapa T'attaqua. ' Il se, rendit ensuite avec la plus grande diligence à Michi-i limekinac, où il lit présent de son .prisonnier au commandant, M. de la Durantaye, qui ne sachant pas qu'on traitait avec les IroquQis, fit passer ce maibeu-' reux Sauvage par les armes. L'Iroquois protesta en Yain qu'il était amba^adeur, le Rat lit croire atout le
rtonfle (tw i(Bi créinte delftm<»^tltlt6K^ait dërlâtaj^é fé^ prit. 'Dèdipe te Sauvage dût été eixécuté.leRatntVehlV un vieux Iroquois^ depuis longtemps captif dans sa tribu^ et iui donna la liberté pour alter apprendre à ees compatriotes que^ tandis que les Français amnh saient leuFS ennemis par des négociatiôtis/its continuaient  faire des prisoimiers qu'ils màssack'Ment Cet artifice d'une politique vraiment diabolique, réus^ «it au gré de son auteur ; car quokpi'on. ipàrût avoir 4étrompé les Iroquois sur cette prétendue perfidie du gouverneur, ils ne fiirent pas fâchés d'avoir un prétexte pour r^mmenoer la fguerre. Lee «plus sages cependant qm voulaient la tr^mquillité, Ètvaiént gagné  faire envoyer de nouveaux atnbassàdetihi en Canada, mais comme ils allaient partir, un exprès du chevalier Ândros, qui avaient remplacé (le colonel Dongan -comme gouverneur de la NouveUe-Yorfc, arriva et défendit aux Irocpiois de traiter avec les Françèis .sans la participation de son maître. Il leur dit que le roi.de la Grande-Bretagne les prenait sous sa pit>tection.
Ce gouverneur, qui avait embrassé la politique de son prédécesseur on tout -ce qui avait rapport aux Cmq-Nations, écrivit en même ten]^s au marquis ^e ïtenonville qu'elles dépendaient dé la couronne d'Angleterre, et qu'il ne leur permettrait de traiter qu'auk •conditions proposées par DôUgan lui-^môme. Toutes les espérances de paix s'évanouirent alors. La guerre recommença avec acharnement, et dura d'autant ph$ longtemps que l'Angletorre, après sa rupture avec la ÎFrance, arrivée à peu près vers ce temps-ci, à l'occasion du détrdnement de Jacques il, se trouva ouvertement l'alliée des Cantoiis.