‹ Abrégé de l'histoire du Canada depuissa découverte jusqu'à 1840: à l'usage des maisons d'éducationChapitre 46 sur 122 · Que fit alors le gouverneur DenonyiUe · texte numérisé non relu

Que fit alors le gouverneur DenonyiUe

62. Combien de tompi kf Iioq«oif reetèreni-Ui maStrae du pajil

-situaient trop de résistance, se répandant là où ilg n'en trouvaient points et portant partout la JSammé, comme un incendie qu'excite un vent qui change sans cesse de direction, lis ne se retirèrent que vers le milieu d'octobre.

53. C'est pendant que l'on déplorait encore ce malheur, qui a fait donner à l'an 1689, le nom funèbre de l'année du massacre, que le comte de Frontenac arriva pour relever M. de Denonville* La guerre avec les Iroquois et avec l'Angleterre exigeait un bomme d'énergie et de décision a la tète du gouvei^ nement canadien, car la luUe allait être inégale en Amérique.

64. Les colonies anglaises y avaient fait d'immenses progrès en toutes choses depuis la fondation de Québec. En 1690, leur population excédait dé^ 200,000 âmes répandues dans les provinces de Virginie, Nouveile-iork, Plymouth, Massachusetts, Noiïveau-Hampshire, Nouveau-Jersey, Delaware, Maine, Maryland, Connecticut, Nouveau-Haven, Providence, Rhode-Island, des deux Garolines, Pennsvlvanie et Géorgie. La population du Canada et de l'Acadie atteignait à peme alors 12 à 15,000 âmes, c'est-à-dire le treizième de la population anglaise, contre laquelle elle allait avoir à lutter les armes à la main.

55. Denonville manquait d'énergie et de persévérance, et l'aspect du pays lui en imposa. Cependant, ses lettres ainsi que celles de l'intendant, M. de Champigny, (1686-1687) contenaient d'excellentes suggestions sur la colonisation du Canada. Tous deux recommandaient au gouvernement français d'envoyer de bons paysans, (jui mettent la main à la hache et à la pioche pour ouvrir les terres. Us paraissaient se plaindre du grand nombre de nobles qu'il y avait déjà dans la colonie, a A ce sujet, je dois rendre

63. En miel (empa le oomte de Frentensc dut-il «a Oanad* pe«r remplaoor M. de Denenrille f

64. Qaels progrès les oolooies anglaisée aTaieni-eUes faits en Amérique à cette époque f

66. Quel était le earaetèce de M. de nenonTille, et qaellet Amnt fee Miggertione pour ee&oniser le Canada t

tompte h monseigneur^ écrirait BenonvîTTe an mijaislre, en 1686, de rextrôme pauvreté de plusieurs .nombreuses familles qui sont à la mendicité et toutes nobles ou Vivantes comme telles. La famille de SU Ours est à la tSte. il est .bon gentilhomme du Daù-

Sluné, (il était parent du marédial d'Estrades) char^ 'une femme et dix enfants» • • .le père et la mère me paraisseit) dans un véritable désespoir de leur pauvreté. 'Cependant ses enfants ne s'épargnent pas^ car f ai vu deux grandes filles couper des Hés et tenir la charrue.» BenonviUe nomme eneore les iinetal^ 'les d'Aillebout, les Dugué, les Boucher, les Chambly, les d'Ârpentigny, les Tillj. La femme et la fille 'du dernier labouraient aussi la terre.

Il craignait que les garçons de ces fwiilles ne se JIvrassent aux M^aisy « fl^i n^épargnent tien, SQ&or tait-il, pour s'attirer nos coureurs de bois «t du étÊk -du nof a et du c6té de la Nouvelle-Angleterre j»

•*m^m^»^-m*m^^ I > Il 1 I I ■ I II I f I I I I I » Il I I II I ■■ É <M'tf » . I fc > Il I i n I «Il

Page 1