Que faisait pendant oe temps-là. le ffouyemement
15. Quelle résolution les colonies angiaiifes prirent-elles î
point à rAngleteire d'mvoyer (]e secours à ses colo' nies. Alors celles-ci se préparèrent à exécuter leui* projet seules.
Iff. Elles commencèrent par charger Phipp^ d'aller
?iller et dévaster Port-ftoyal, Chedabouctou et l'Ile* ercée. Elles lui donnèrent ensuite une flotte de 35 vaisseaux et 2000 hommes de débarquement^ pour« aller attaquer Québec. Le général Winthrop, dont Tannée était campée sur les bords du lac Georges^ devait envahir en même temps le Canada par Montréal. ^Mais les maladies et les aiscordes dissipèrent ses troupes, contre lesquelles M. de Frontenac avait envoyé des forces pour leur disputer la victoire sur la rive droite du Saint-Laurent.
17. Bhipps parut devant Québec le 16 octobre. II fit débarquer 1300 hommes sur la rive gauche de la rivière Saint-Charles, pour attaquer la ville du côté de la campagne, tandis qu'il l'attaquerait lui-même du côté du fleuve avec sa flotte. Mais toutes ses ten« tatives furent vaines. Il bombarda la ville sans succès I)endant deux jours, au bout desquels sa flotte se re-* tira vers TUe-d'Orléans. Les troupes voulurent persister encore dans leur attaque, et elles côtoyaient la rivière Saint-Charles pour trouver un gué qui les menât vers la ville, lorsque M. de Longueii et M. de Saint-Hélène tombèrent sur elles et les forcèrent de se réfugier dans un bois et ensuite de se rembarquer précipitamment après avoir abandonné leur artillerie sur le rivage. A la fin d'octobre, tous les ennemis s'étaient éloignés du Canada.
18. Dans sa retraite dans le bas du fleuve, la flotte anglaise fut assaillie par d'horribles tempêtes ; un vaisseau fut jeté à la côte sur l'ile d*Anticosti et la plus
Sande partie de l'équipage y périt de faim et de )id ; plusieurs autres sombrèrent en mer et se perdirent corps et bien ; d'autres furent chassés jusque dans les Antilles ; le reste n'atteignit Boston qu'avec peine.