Que fit La Salle
10. Quand la Sallo se mit-il cd route pour le pays des Illinois, et (^u% lai arriva-t-il 1
ci^ résolurent aussi de mettre fin à ses jours. Comme il approchait d'eux, il reçut une balle dans la télé, et tomba mortellement blessé. La Salle vécut encore une heure. Il indic^uait en serrant la main au P. Anastase agenouillé près de lui, qu'il comprenait ce que lui disait le pieux missionnaire. Lorsqu'il eut rendu le dernier soupir, le bon Père l'enterra dans une fossé creusée sur le lieu de l'assassinat, au milieu du désert, et planta une croix de bois sur sa tombe. Ainsi finit celui que l'on peut appeler le premier fondateur du Texas.
11. Les assassins ne tardèrent pas à se quereller entre eux à leur tour lorsqu'il fallut partager les dépouilles. Duhaut et le chirurgien Liotôt, les deux chefs de la conspiration, furent tués par leurs compUces à coups de pistolet. Ces scènes épouvantables,
aui se passaient au milieu des profondes solitudes du ésert, remplissaient les Sauvages eux-mêmes d'étonuement.
12. Cependant la petite colonie de Saint-Louis périssait par une catastrophe encore plus funeste. Peu de temps après le départ de La Salle, les Sauvages attaquèrent les habitants, les massacrèrent^ ou les traînèrent en captivité.
13. La malheureuse issue de l'expédition de La Salle ne fit pas abandonner toutefois le projet de coloniser la Louisiane. La beauté du climat de ces contrées méridionales attira insensiblement vers le bas Mississipi et vers la Mobile plusieurs Canadiens, qui devinrent les premiers fondateurs de la nouvelle
Erovince. D'ïberville fit voile de la Rochelle pour la ouisiane dans le mois de septembre 1698. Il chercha longtemps l'embouchure du Mississipi, qu'il trouva enfin perdue au milieu de terres basses et couvertes de roseaux. Le grand tributaire de l'Océan fut salué au chanl du Te Dewni. Dlberville le remonta quelque temps, retourna sur ses pas, puis mit à la voile pour