CHAPITRE IV
Déoourerto d«8 Hontagnee-Boehowei.— 1743.
31, Depuis quelque temps les Outa^amis que Ton croyait avoir anéantis en 1715, avaient repris les armes, et infestaient de meurtres et de brigandages les rives du lac Michigan et les routes qui conduisaient du Canada à la Louisiane. M. de Beauharnais, irrité de leur audace, lança contre eux et leurs alliés, en 1728, 450 Canadiens et 7 à 800 Sauvages sous les ordres de M. de Ligneris. Les premiers ennemis que rencontra M. de Ligneris furent les Malhomines, qu'il défit complètement sur les bords du lac Michigan. Au bruit de la déroute de ces Barbares, toutes les autres nations prirent la fuite, les Outagamis les premiers. Les Français détruisirent leurs bourgades et ravagèrent le pays pour les empocher do subsister.
32. Pendant que le gouvernement tenait ainsi avec une main vigoureuse les rênes des populations de l'Ouest, il continuait Thonorable* mission qu'il s^était imposée, la découverte et l'exploration de l'intérieur du continent. Les Français avaient découvert, comma nous l'avons déjà vu, le Saint-Laurent, le Mississipi et tous les grands lacs de l'Amérique du Nord, ils avaient remonté à une grande distance, les tributaires du Mississipi qui prennent leurs sources vers l'occir dent. Ils voulurent ailer encore plus loin.
Le P. Charlevoix était, dit-on, venu en Canada pour obtenir des renseignements sur la meilleure route à suivre pour parvenir à TOcéan Pacifique.
31. A <|^aelle oeoMion ie rallnma la guerre entre les Fraaçaii et lee Oatagamis, et comment se termina-t>elle "i
32. Qa.e faisait le 'gouremement touchant- lei déeourertes géogn^ llhiques f
Par économie on voulait que la traite des pelleferiet payât les frais des voyages ae découverte. Un poste de commerce avait été établi chez les Sioux^ en ITST^ par Boucher de Montbran et le P. Guignas.
Le P. Gonor, revenant de chez les Sioux^ rencontra M. de la Verœdrye h Miebilinaakinac^ et reçut de hii des Mémoires pour Pari^^ sur le projet qui occupait alors l'attention publique.
33. Pierre Gauthier de Varennés^ sieur de la Yerendrye, était fils de René Gauthier^ seigneur de Varennes et ffouverneur^ pendant 22 ans, de la ville de Trois-Rivières. Après deux campagnes en Amérique, Tune, en 1704, à la Nouvelle-Angleterre, l'autre à Terreneuve, en 1705, M. de la Verendrye était passé, f année suivante, en Flandre dans les grenadiers du 1er bataillon du régiment de Bretagne, dans lequel son frère aîné, tué plus tard en Italie, é^ait capitame. A la sanglante bataille de M alplaquet livrée en 1709, H. de la Verendrye avait gaçne le grade de lieutenant par neuf blessures qui l'avaient fait laisser pour mort sur le champ de bataille.
Revenu plus tard en Canada, H. de la Verendrye s'occupa avec le gouverneur, M. de Beauharnais, des moyens d'achever la découverte du continent jusqu'à ses dernières limites occidentales.
Si. Il forma une compagnie de traite afin d^lder h payer les dépenses, et partit de . Montréal en 1731. Il irit la route du iae Supérieur et passa par Kamanislîgoya, poste établi dans le voisinage de ce lac, vers 1117, par le lieutenant Robutel de la Noue. Les découvreurs sortant de là, passèrent en 1731 par le lac de la Ploie, au bas duquel ils établirent le fort Saint- Pierre ; par le lac des Bois, sur lequel i)s élevèrent, Ifannée suivante, le-fort Saint-Charles; traversèrent le kic OuinipigOB, établissant un nouveau fort cinq
33. Baoontes-noiu rhiitoire des premières aimées de la vie de M. de 1% Verendrye 1
34. Quel plan adcpta^t-il pour acli^eTer la déoonverte du eontlttent jpatgà^ik l*0«és4i Pacifique; et lacontes-nous tout ce qa^il exécuta ou fit exécuter dans œ but jusqu'à son retoor à Québee pour remettre sa eommiesionl
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lieues plus loin en amont de la rivièi'e ; tnlMersèrent la rivière Ouinipeg, sur laquelle ils élevèrent^ en 173^ le fort Maurepas^ puis la rivière des Assiniboéls^ où ils construisirent un cinquième fort dit le fort de la Reine^ en 1738, et enfin la rivière S^int-Pierre, embranchement de celle des Assiniboefs^ d'où ils s'avancèrent^ dirigés par le frère et les fils de, M. de la Verendrye, vers le sud et vers le nord sans trouver Tocéan qu ils cherchaient.
Une de leurs courses avait déjà coûté la vie à un des fils de M. de la Verendrye, à son parti composé de vingt hommes, et au père jésuite Auneau, qui avaient tous été massacrés, en 1726, par les Sioux, dans une île du lac des Bois. Quelques jours après, cinq voya-
Seurs canadiens trouvèrent leurs restes. Les tôles es Français, la plupart sans chevelure, étaient posées sur des peaux ae castor. Le missionnaire avait un
S;enou en terre, la main gauche appuyée sur le sol, a droite élevée vers le ciel. Il avait une flèche dans la tôte, et le sein ouvert. La Verendrye était couché sur le ventre, le dos ciselé à coups de couteau, une houe enfoncée dans les reins, sans tête, le corps orné de jarretières et de bracelets de porc-épic.
Les Français parvinrent, en 1738, chez les Mandanes, et, en 1742, vers le haut de la rivière Missouri, dont ils remontèrent le cours jusqu'à la rivière qu'on a depuis nommée Yellow Stone, et qui prend sa source dans le lac des Sablettes, au pied des Montagnes- Rocheuses. Le fils aîné de M. de la Verendrye et le chevalier, son frère, se trouvèrent enfin le i janvier 1743, ou soixante ans avant le voyage de Lewis et Glarke, en face de ces montagnes au bout d'un voyage
aui dura depuis le 29 avril 1742, jusqu'au 2 de juillet el'année suivante, et dans lequel ils passèrent par le village des Beaux-Hommes et visitèrent les Pioya, la nation des Petits-Renards, et celles de l'Arc et des Serpents.
Là fut le terme des courses des Français du côté du sud. Le gouvernement refusant, sur ces entrefaites, d'avancer de nouvelles sommes pour continuer les découvertes, M. de la Verendrye, déjà bien endetté, re-
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Tint à Qu#ec en 1743^ pour remettre sa commission.