‹ Abrégé de l'histoire du Canada depuissa découverte jusqu'à 1840: à l'usage des maisons d'éducationChapitre 83 sur 122 · CHAPITRE n · texte numérisé non relu

CHAPITRE n

Commission des froiitières. — Mort de Jnmonyille — Défaite de Wsshloi^ton au fort de la Néoessité.— Préparati£i de guerre.— 1748>1766.

8. L'Angleterre et ses colonies avaient vu détruire avec joie les derniers débris de la marine française dans le combat de Belle-Isle^ où ils brillèrent d'un dernier éclat. Qu'allaient dev^r les colonies de la France^ séparées d'elle par Id^ottes de sa rivale ?

'Angleterre.

L'Angleterre annonce que cette province s'étend depuis la baie de Fondy jusqu'au Saint-Laurent, et depuis la rivière Kénébec jusqu'à la mer. Le pajs réclatoé en dehors de la péninsule acadienne avait plus de trois fois l'étendue de la Nouvelle-Ecosse ellemême, et commandait le golfe et l'embouchure du Saint-Laurent. Le pays réclamé au delà des Apalaches était encore plus précieux ; il entraînait la

f)ossession des immenses contrées situées entre les acs Ontario, Erié, Huron, Michigan, le Haut-Mississipi et les Alléghanys. Le Canada se terait trouvé séparé de la Louisiane par de longues distances et complètement mutilé. Des murs de Québec et de Montréal on aurait pu voir flotter le drapeau anglais sur la rive droite du Saint-Laurent. De pareils sacrifices équivalaient à un abandon total de la Nouvelle^ France.

9. Il devenait évident qu'avec de pareilles préten* sions, l'Angleterre obligerait bientôt la France à reprendre les armes. Lord Albemarle, ambassadeur anglais à Paris, se plaignait, dès 1750, des empiétements des Français en Acadie ; il les accusait d avoir brûlé Beaubassin et d'en avoir armé les habitants. L'année suivante, la France se plaignait à gon tour

8. Que firent les Anglais après le traité d'Aix-la-Chapelle t

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