‹ Abrégé de l'histoire du Canada [microforme]Chapitre 105 sur 156 · PT D : CL É · texte numérisé non relu

PT D : CL É

dent lon, vait enenre les.ruines, et 3,300: hommes der défense des: ratranchements;; que léur peu: d'étendue: smit de à EE en 4rois, hommes de hauteur:

lardre:fut, donné à: chaque, bataillon. de tenir en ré. serve. sa compagnie le grenadiers et: un, piquet. de, sldats; rangés en, arrière..6t prôts..à.se porter.où le: besain. le demanderait, Le; ghevalier.de Lévis, arrivé: duraatin même, futchargé du commandementde Faile: droite, ayant sous lui. les Ganadiens formant l'extrémal droite sous lea ordres, de: M. de Raymonds: M. dei Bourlamerque reçut le commandementdelaile gauche; le général Montcalm se réserva celui du centre. À midiet demi, les gardes avaneées rentrdrent dans’ les lignesen fusillant avec les troupes légères ariglaises: €ou6p.de.canon tiré: du fort, doanu la, signal aux

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colonnes ipour attaquer tous les Poe &la fois. renadiers et l'élite deg soldats, eh

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sortie, et de l'attaquer en flanc. : Cette attaque réussit si'bion, que le feu des Canadiens joint à celui des deux bâtaillons placés sur le côteau, obligea la: colonne de se hr celle qui était à sa droite afin d'éviter un double fou de flanc. Les quatre colonnes, forcées de converger ün peu er avançant, soit pour protéger leurs flancs, soit pour atteindre le point d'at- taque, 88 trouvèrent réunies en débouchant sur les hauteurs. Dans le même moment, une trentaine de berges se présentaient sur la rivière à la Chute pour menacer la gauche des Français. Quelques coups de canon-tirés du fort, qui en coulèrent deux bas, et quelques hommes envoyés sur le rivage, suffirent pour les mettre en fuite. lu; ue autre * Le général Montcalm avait donné sos ordres pour laisser avancer les ennemis jusqu’à vingt pas des retranchements.. Cet ordre fut ponctuellement exécuté. Lorsque les Anglais arrivèrent à la distance indiquée, la mousqueterie assaillit laurs masses compactes avec ua effet si prompt.et si terrible qu’elles tressaillirent, chancellèrent et tombèrent en .désordre., Forcées de

reculer un reg elles. se remirent néanmoins aus

sitôt.et revinrent.à la charge; mais oubliant leur consigne, elles commencèrent à tirer: Le feu devint alors ps vivacité extrême sur toute la ligne..et se pro-

ngea fort lon glemps, jusqu’à ce qu'enfin, après. leg

pus grands, efforts, les assaillants furent: obligés, da icher le pied une seconde fois en laissant le terrain jonché, de cadavres. : Ils s’arrêtèrent a quelque distance pour prendre haleine.et se réorganiser ; ils réformèrent leurs colonnes et.au bout de quelques instants se. précipitèrent. de nouveau :sur les Français, malgré le feu le. plus vif et le plus soutenu. qu’on eût jamais vu. Le général Montcalm, s’expogait comme e dernier des soldats. . Du centre où il s'était placé, ile portait sur les points qui périclitaient pour donner ses ordres ou pour conduire des secours. ‘: Après. des efforts inouis, les Anglais furent encore repoussés.. : : Etonné de plus en plus d’une résistance si opiniâtre, le général Abercromby, qui avait cru que rién n’06erait tenir devant lui avec les grandes forces qu’il avait

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isa disposition, ne pouvait se persuader qu'il échouerait devant un ennemi si inférieur en nombre ; il pensait que quel que fùt le courage de,ses adversaires, ils finiraient par se lasser d’une lutte.dont la violence et la durée ne feraient qu'empirer leur perte. ‘Il résolut donc de continuer ses attaques avec la plus grande énergie jusqu'à ce qu'il eût triomphé ;.et:deuis une heure Juaquià cinq ses troupes reviurent six ois à la charge et furent repoussées chaque fois avec des pertes considérables. Les fragiles remparts qui protégeaient les Français prirent en feu à diverses reprises dans le cours de l’action. £ RNA . Les colonnes ennemies n’ayant pu réussir dans leg: premières attaques faites simultanément sur le centre sur les deux ailes de Montcalm, se joigairent pour ire. des efforts communs; elles assaillirent ainsi réuaies tantôt la droite, tantôt la centre, tantôt la gauche des Français sans être plus heureuses. C'est contre, la droite qu’elles s’acharnèrent le: plus. longtemps et où. le combat fut: le plus meurtrier. Les grenadiers et les montagnards écossais continuèrent à charger pendant trois heures consécutives sans se rebuter ni se rompre. Les derniers surtout, commandés par lord. John Murray, se couvrirent de gloire. Ils formaient, la tête d’une colonne presqu’en face des Canadiens, Leur costume léger et pittoresque les faisait distinguer, entre tous les autres au milieu du feu et de la fumée, Ils perdirent la moitié de leurs soldats et vingt-cinq officiers qui furent tués ou grièvement blessés. Mais, enfin cette attèque fut repoussée comme les autres, et les efforts. des: Anglais échouérent. encore une fois, devant l’intrépidité calme mais opiniâtre des troupes françaises. Pendant ces différentes charges, les Cana-

| diens firent plusieurs sorties sur les flancs de l'ennemi

et enlevèrent des prisonniers.

A cinq heures et demie, le général Abercromby, n’éänt plus conserver d'espérance, fit retirer toutes ses calonnés dans le bois pour leur faire reprendre: haleine avant de faire une dernière tentative et de se retirer tout-à-fait, Au bout d’une heure;:elles reparurent et commencèrent une attaque générale sur tous

les points à la fois do Ta Hgme: française. Toutes les troupes y prirent'part, mais elles: rencontrèrent la même opposition que dans les autres ; ev après des efforts inutiles, elles: abandonèrent : définitivement la viétoire à leurs adversaires: : Lés Anglais: £e rétifèrunt én se: éouvrant d’une nuée de tirailleurs dont le: feu avec eelui des Can ur poursuite, s6 prélongea: jusqu'à la nuit.

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ent épuisé:s de fatigues e, général FA an (4 er du chévaliér de Lévis et de son état-major, en parcourut les rangs et les rémercia au nom du’ roi de la le conduite qu’elles avdient tenue dans cette glorieuse urnée, l'une des plus mémorables: dansiles fastes de: valebr francaise. -Ne pouvänt croire, des Anglais, et s’attendant à un!

pôur: le lendemain, il donna ses:

crdrés ét'fl ses préparatifs, en conséquence. Les t'oupes passèrent! la nuit dons leurs pésitions ; elles néttoyérent leurs armes et sé mirentdès le pomt du jour à perfectionner les retrancherments qu’elles renforcèren: de deux hattories, lune à droite de quatre; pièces db canon et l'autre à gauche de six.. Au bout de quélques heures d'attente, ne ‘voyant pointiparaître: d’ennemis, Montcalm envoy à la découverte:

chernents,qui s'avaneèrent jusqu’à quelque:distance de: hMGhute, etbrûlèrent le retranchement queles Anglais avaient commencé à élever et qu'ils aväient abandonné. Le lendemain, 10, le chevalier de Lévis poussa jusqu’au pied du lac Saint-Sacrement'avec les grenadiers, les volontaires 'et des Canadiens Ç 6 dés marques de la fuite précipitée d'A ns-la nuit même qui avait suivi la bataille, le général anglais avait continué son mouvement rétrograde vers le lac, et ce mouvement était: devenu une véritable-fuite. Il avait abandonné, ser les, chea.ins scs E outils; une partie de ses. bagages, 11 £rand, 1ozæbro de 'blessés, qui: furent ramasses rar. lo eheralier Co Lévis, et s'était rembarqué à, la hâte le lendemain, »

ueur dijour, après avoir jelé ses Y:vius

la rétraite définitive xouvedu: combat.

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çais les a toire dir chances ‘Ainsi | mouvem dré dont et que le çosé Sur ordonna Hominies mportan de Nôya:

j que les Anglais!

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:Tellerfut li bataille. de GariHonÿ où 3,600 hommes. waient' lutté, viatorieusement. pendant plus: de! six heures contre 15,000, soldats d'élite: :: 4545 0 Les’ pèrtes: des: Anglais furent: considérables. : Ils, avduèrent eux-mêmes 9,000 hommes tués. et blessés dont.126 officiers ;. toutes. les) eprrespondances francaises les portent de 4-à 56.mille. 5 07e 0 pvc

- Le: gain: de cette journée mémorable agerut singu-, lièrement la réputation de Montcalm, que.la victoire Là a plu à couronner depuis qu'il était jen Amérique) . | |

FAT | CHAPITRE IV. LE Porte, du. fort Frontenao.—Inçendie . du foxt Duquesne.—Prépsratifs PMETT pour le campagne de 1769. ; To “21: Cependant la grahde supériorité numérique des ennemis faisait que leurs pertes étdiént à peine sénsibles, et qu'ils se rélevaient plus forts et plus rédoutables

après c Ft faite, tandis que les succès dés Fran

çais le£ affaiblissaient rééllemént, ét que chaque vietoire diminuait leurs moyens de résistance et les chances: d’un succès définie "0" ‘Ainsi le général aan ‘apprenant que son mouvement sur Cdrillon avait fait contremandér l’ordré donné au chévalier de Eévis de se porter à Oswégo, et que le fort Frontenac, entrepôt dé 18 marine francaisé sur 18 ac Ontario, se trouvait presque abandonné, ordonna au colônel’ Bradétreet de prendre ‘3,000: hommes avec lui, et de tâcher de Surprendré cé posté: mportant, qui n'était gardé que par T0:hommes. M, de Nôyar, qui ÿ commandait, attendit pour se rendre

| que les bombes fissent voler le fort en éclats." Les

Anglais furéntaussi heureux dans la valée de l’Ohio, où les succès dés Français furent insuffisantsipoursup+:

| nléar à tour faiblesse. Le général Forbes maärehasunle:

fort Duquesne ayec 6000 hommes: Huit cents hommes. qu'il avait envoyés\'en avant ayant:été attaquées et

dispersés par M. Aubry, il youlut remettre | tre- | Land En mr ant l el PER AR US doviatene es tort de Fronteee SE 39 Dé aLRS

prisé à l’année suivante ; mais sur l'information que les Français n'étaient que 500 hommes dans ce ur important, il changea d'avis et continua sa route,

. de Ligneris, hors d'état de se défendre, brûla le fort, et se retira avec sa garnison dans celui de Machault, du côté du lac Erié. Le général Forbès ne trouva en arrivant que l'emplacement sut lequel avait existé cé fort fameux, qui avait tant offusqué l’Angleterre. Il voulut néanmoins en changer le nom, et en' l'honneur du ministre, M. Pitt, il donna à cet amas de cendres celui de Pittsburgh, qu’il a conservé, mais qui est aujourd’hui le nom d’une ville riche et florissante.

22, L'automne était arrivé. L’avantage de la campogne, la cinquième depuis le commencement des hostiités, resta aux Anglais en PA * ils se trouvaient maîtres de Louisbourg et de l'ile de. Saint-Jean ;; ils avaient brûlé les établissements répandus sur les côtes. de Gaspé et pris pied sur la rive septentrionale de la. baie.de Fondy ;. ils avaient détruit le fort de Frontenac,et forcé, enfin, les Français d'abandonner avec. le fort Duquesne cette verdoyante et délicieuse vallée de l'Ohio, aux eaux de laquelle ils s’étaient plu à donner le nom de Belle-Rivière. Mais on peut dire que la,gloire des armes appartenait à la Fronce.. Jamais ses. soldats ne s’étaient battus avec plu. Je dévouement et plus d’intrépidité, . À R

Le Canada, abandonné à la double attaque de la famine et de Y'épée, ne pouvait toujours résister si sa métropole ne faisait face elle-même sur les mers à l'Angleterre, qui versait chaque année en Amérique des armées entières à nos adversaires déjà beaucoup trop puissants.

23, Les embarras des finances et l’aspect de l’avenir amenèrent un nouveau changement de ministère à Paris ; mais les affaires militaires n’en allèrent pas mieux. Les désastres s’accrurent de jour en jour, et les nouveaux ministres étaient encore moins favora-

22. À quelle nation resta l'avantage de la campagne de 1768 7 23. Que se: passait-il alors à Paris, et quelle fut la résolution du gouvernement touchant le Canada ?

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