‹ Abrégé de l'histoire du Canada [microforme]Chapitre 121 sur 156 · LIVRE DOUZIEME · texte numérisé non relu

LIVRE DOUZIEME

CHAPITRE Le Le conseil législatif —L'indépendance des Etats-Unis.--1777-1783.

1. Les désastres de Burgoyne durent réjouir en secret le général Carleton, qui avait ambitionné le commandement de l’armée anglaise. Laissé à la tête du Le amine canadien, Carleton se livrait aux soins

ide l’administration intérieure, qui demandait de nom-

reuses réformes. La guerre avait empêché la réunion du nouveau corps législatif en 1776.. Il le con-. voqua l’année suivante. L’un des premiers actes de ce corps fut de reconnaître l'usage de la langue française. Plusieurs ordonnances furent passées dans la session, Les deux plus importantes concernaient, l'orgsaisation de {a milice. et. l’administration, judiclaire, Le système de procédure angiase fut reçu,

d’après l’ordre des ministres, qui désiraient faire

1 adopter les lois anglaises dans les affaires persognelles

et commerciales. Mais la loi des milices, qui l'enfermait plusieurs dispositions tyranniques contre Îesquelles le peuple ne tarda pas à murmurer, la réorganisation judiciaire et le choix des juges, firent mal augurer de l’avenir par ceux qui suiväient de près C |

la marche du nouvel ordre de choses.

2. Le parti anglais se prévalut des fautes.et de Pignorance des juges, qui ne suivaient ni lés mêmes lois, ni la mêmé jurpradence, pOur attaquer le nouveau système. Il adressa une pétition à lord Germaine, à Londres, pour se plaindre de Ce nouveau grief, et pour demander la révocation de l’acte de 1774 et l'établissement d’une chambre élective. Le

1. Que faisaient pendant ce temps-là le gouverneur Carleton et le, conseil législatif à Québec ?

2. Qu'est-ce que le ministre, lord Germaine, répondit à l’adresse du arti anglais, qui demandait la révocation de l'acte de 1774 et l’étalissoment d’une chambre élective ? Es

ministre se contenta de répondre qu'il serait dan reux de changer la constitution du pays lorsque Ta ennemis étuient encore à ses portes.

3. Le général Haldimand vint remplacèr le gouverneur Carleton à Québec,.en 1778. C'était un vieux militaire natif de la Suisse, bon à la tête des troupes, mais peu fait par ses habitudes pour le gouvernement d’un peuple accoutumé au régime légal. . Entouré de provinces en révolution, il cri qu’une rigueur infléxible étaït nécessaire pour maintenir le Canada dans l'obéissance. Les corvées redoublèrent et devinrent le fléau des campagnes. Les cris augmentèrent. Haldims ri, attribuant ces plaintes à l'esprit de révoite et

aux rnenées des émisséires américains, sévit avec en-!

core plus de tigueur. ‘11 faisait emprisonner les citoyens par centaines, sai. distinguer linnocent d'avec le coupable. ‘En peu de temps 1! devint odieux à tous les habitants.’ Un despotisme sourd, ‘contre lequel les événements qui se passaient dans les provinces voisines, émpêchaient de réclamer, s’étentit sur les villes et sur les campagnès. Le gouyérnenient s’enveloprdit dans 18 mystère ; un voïle épais couvrait tous'ces actes, et lélrendait redoutable 8 ceux qui en voyaient les effets sans en ‘connaître les motifs. :

Le secret des correspondances, privées, était, violé. Céfte tyrannie d'autant plus: lourde qu'elle s'exençait au sein d’une population faible en. nombre, s'étendit aux tribunaux, dont les juges .qu’elle, corrompait dépéndaieut du bon plaisir de la couronne pour leur charge. A ni à

k, Tandis .que le général Haldimand, gouvernait ans1 par le despotisme et la terreur, ‘et. qu'il: croyait peut-être Sincèrement que c'était le seul moyen de conserver le Ganada à i’Angleferre, le congrès tenait tôle avec succès aux armées royäles, , La France s’é»

‘3. En quélle année le gédéral Haldimand vint-l remplacer le général Carleton comme gouverneur du Cenada, et comment gouverna-t-il cette province ? PEHER

4. Où.en était la lutte entre l'Angleterre et ses colonies insurgées, ni auene anzée l'Angleterre reconnut-el'e l'indépendance. da :ces colonies LA rt peer

sit prono querre à }” de 1763.

irtagés ; ables aux qait aussi france, 86 as flottes elles de Saint-Vince les 6000. € wopératior jonction de LRprsee indépendi de . Guilfor pressés, du corps des g

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