‹ Abrégé de l'histoire du Canada [microforme]Chapitre 153 sur 156 · Que de l'Unio · texte numérisé non relu

Que de l'Unio

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27. L’aristocratie anglaise vota pour la mesure à contre cœur, et parce que le parti mercantile, qui a eu dans tous les temps une grande influence sur la politique des colonies, la demandait. Le Haut-Canada devait un million à la maison Baring, et se trouvait à la veille de manquer à ses engagements. Cette maison puissante fit tous ses efforts pour engager le parlement à consentir à l’union afin d’assurer sa créance. Beaucoup de marchands, de capitalistes et peut-être de membres du parlement y étaient intéressés. Devant tous ces motifs personnels ajoutés aux préjugés nationaux, la cause des Canadiens-français devait succomber. Dans l’acte d’union il est ordonné expressément qu'après les frais de perception soldés, l'intérêt de la dette publique due au moment de l’union soit

à payé avant toute autre dette mise à la cherge du re-

venu du Canada. Le salaire du clergé et la liste civile ne viennent qu'après.

La loi d'union, adoptée par les deux chambres, mit fin, en recevant la sanction royale, à la constitution de 1791, passée pour soustraire à la domination des Canadiens-français la petite population anglaise du Haut-Canada, et révoquéé plus tard pour mettre ces mêmes Canadiens-français sous la domination de la Den anglaise, devenue ou devenant plus nom-

reuse.

28. A l’époque où se consommait ce grand acte d’injustice, la population, le commerce, l’agriculture, l'industrie avaient fait d'immenses progrès en Canada. La population que nous avons estimée à 125,000 âmes à peu près lors de l'introduction de la constitution de

1791, s'était que. En 1844, que s’est fait le recensement le plus rapproché de l’union, la population du Bas-Canada était de 691,000 âmes, dont 524,000 Canadiens-français, 156,000 Anglais et étran-

27. Comment vota l'aristocratie anglaïse sur la question de l’Union ? 28. et l'état matériel ot intelleetuel du Canada à l’époqne de l'Union

ers, et 573,000 catholiques. En 1852, la population du Bas-Canada, d’après le recensement, était de 890,006 âmes dont 669,000 Canadiens-français ; et celle du Haut-Canada de 952,000 âmes dont 26,000

d’origine française. Il y avait 76,000 propriétäires !

et 113,000 maisons, d'ou l’on peut conclure que chaque famille avait sa maison et que presque toutes les famillesétaient propriétaires. NET

Les produciions agricoles s’élevèrent à 925,000 minots de blé, à 1,195,000 minots d’orge, à 333,000 minots de seigle, à 7,239,000 minots d'avoine, à 1,219,000 minots de pois, à 141,000 minots de bléd’Inde, à 375,000 minots de blé sarrasin, à 9,918,000 minots de pommes de terre. Les érablières produisi-, rent 2,272,000 livres de sucre. On comptait 7,898 ruches d'abeilles, 470,000 têtes de bétail, 147,000 ruches d’abeilles, 470,000 têtes de bétail, 147,000 chevaux, 198,000 cochons: et 603,000 moutons dont la toison donnait 1,211,000 livres de laine. Les animaux devraient être en proportion de l’agriculture, mais celte proportion est plus petite dans les pays froids qûe dans les pays chauds. L'hiver sera toujours un grand obstacle à l’élevation des. bestiaux dans le Bus-Canada, parce qu'il faut les nourrir à l’étable près de six mois de l’année.

Il sortit des métiers domdtiques 747,000 verges de drap du pays, 858,000 verges de toile de filet de coton, - 655,000 verges de flanelle et de droguet.

L'industrie faisait rouler #22 moulins à farine, 153 à gruau, 900 à scie, 14 à l'huile de lin, 153 à. fouler, 169 à carder, 469 à battre, 8 à papier et 2% à clous, etc. Il y avait encore 69 fonderies, 36 distilleries, 30 brasseries, 540 manufactures de potasse et 86 autres usines de différents genres, que faisaient marcher le vent, l'eau, la vapeur ou la force animale. L

Quant à la construction navale et au commerce, on

eut ajoutér que 21990 ouvriers construisirent, à Quéeu seul, dans l'h ver de 180, 33 navires jaugeant ensemble 13,000 tonneaux; et que 1175 navires jaugeant 384,000 tonneaux, venant d'Europe et d’ailleurs, étaient arrivés dans le cours de l’été précédent dans le port de cette ville commerçante.

Enfin:

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ÆEnfin-en 1840, la totalité Su revenu du Bas-Canada

monta à £184,000, et la dépense à £143,000. Auourd’hui, à l’aide de qüelghes modifications dans nos ois fiscales, le revenu des Canadas réunis a presque triplé ; il excède £800,000."

Maintenant au-dessus de ces puissances physiques et matérielles, il y avait dans le'Bas-Canada 6% colléges ou écoles supérieures, et 1569 écoles élémentaires, qui donnaient l'éducation à 57,000 enfants: ” :

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Cuaprrre, li+Découverte:de l’Amérique::. 55.70 1:01 — I.— Découverte du Canada............... 6 — IE—Abandon temporaire du Canada....... 6 — IV.—Acadie.—Fondation de Port Royal..... 7 — V.—Canada.—Fondation de Québec. ...... 8 — VI.—Prise de Québec par Kirtk............ 10

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