‹ Abrégé de l'histoire du Canada [microforme]Chapitre 32 sur 156 · roi, M. de Talon, in · texte numérisé non relu

roi, M. de Talon, in

ès de M. de Il6.

er la guerre Mbares. Cette justice exemplaire rompit la négociaigiment de tion. M. de Tracy marcha contre les Iroquois l’été .S’était fort suivant, à la tête de 600 soldats, 600 miliciens et d’une pour le Ca- centaine de Sauvages. Les Iroquois prirent la fuite milieu des à son approche. Il brüla tous leurs villages et les > alla le re- Mobligea de faire la paix.en 1666. +.

D clergé, 12. Cépendant l’intendant travaillait avec une ar -Feum Iut Leur infatigable au progrès de la colonie. Ilavait

découvert une mine de fer à Gaspé, en venant en Ca-

it de Caris nada ; il en fit examiner une autre à la baie Saïnt-

10mbre de Paul, et encouüragea l'exploitation de celle des Troisnaient des Rivières. 11 fit faire de nombreux essais de culture ; aux qu'on il fit ouvrir des relations commerciales avec la France, mal excita les Antilles, Madère. .et d’autres contrées ; il. encou- 8, quis’é- Bragea les pêches, la culture du chanvre et l’exportaàlavolon- tion-du bois; il fit ouvrir une tannerie près, de Qué-

bec ; en un mot sous sa main créatrice tout: changea à Sorel, à Mde face en peu de temps ; et comme immigration rel, se PER Re |

oser aux Ma'augmentait point, l'on prit le sage parti de licencier : en Canada le beau régiment de Carignan. À

Talon, repassé en France, fut renvoyé en Amérique avec un armement de 200,000 livres et près de 700 émigrants, dont 300 soldats.

43. Les Iroquois chrétiens s’établirent alors au railieu des Français, à la Prairie de la Magdeléine. Le terrible fléau qui décimait les Sauvages, les effrayait et les rendait aussi soumis qu'on le voulait. L’année 1670 fut une époque de deuil et de désolätion pour eux,

ces préla. paix,

deux. äu- ‘Cantons

uvernèur et

ois ?

volonie ?

à 12. Que faisait alors l’intendant ?

pquois ? 13. En quel endroit du Canada s’établirent les Iroquois chrétiens 7

14. La petité vérole enleva des ‘tribus entières, : et dépeupla le nord du Canada. Les Attikamèques dis: parurent comme nation.’ Quelques années après, cetté maladie reparut et dépeuplä la bourgade dé Sil: lerÿy. ‘Quinze cents Sauvages süccombèrent en peu de temps sous les coups du fléau destructeur.

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Découvértes duns lès pays de l'Ouebt—1634-1672. LE à

15. Cependant l’on ne perdait pas de vüete projet que Talon-avait formé depuis longtemps de faire passer les vastes tôntrées de l'Ouest sous la suprématie de la

France, et d'étendre l'influence française, jusqu'aux!

dernières limites du continent. Louis XIV avait bien accuéilli ce projet, qui:avait de la grandeur. :

19. Champlain avait découvert, pour sa part, ’ lo kc qui porte son nôm, le lae Ontario, le lac Nipisange et avait remonté une grande partie du cours! dé [8 rivière des Outaouais. : Tandis qu’il agrandis: säait-ainsi vers l’Oüest le‘chamip de la géographie américaine, le P. Bolbeau, en mission chez {6s Monte: gnais de Tadoussac, parcéurait les pays montagneux et pittoresques du Saguenay, et visitait les Betsiamites ainsi que les: autres tribus:qui babitaïent-les contrées situées eu nord du golfe Saint-Laurent: "Le P. Dequen avait découvert, en 1647, Le lac Saint-Jean dans la vallée du Saguenay, et plus tard le8 PP, Druillettes'et Dablon petvinrent à la source de la rivièra Nekouba, ur peu:plus qu’à mi-chemin entre.le Saint-Laurent et la baie d'Hudson ; enfin, en 1663, Després: Couture atteignit cette baie par la route du Saguenay et du lac Saint-Jéan,, : su dut 0Ÿ6)

14. Quels ravages la petite vérole fit-ello parmi les Indiens ? 15. Quel était le projet de Talon sur les pays de l'Ouest 7.

16. Quelles découvertes avaient été faites et par qui avaiont-elles été

faites, jusque-là, dans l'interieur du continent ?

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Au sud du Saint-Laurent, Le P. Druillettég remonait, en 1646, la rivière Chaudière et descendait celle die Kénébec jusqu’à la mer. Dans une autre direction, ers la source du Saint-Laurent, les traïtants et les aissionnaires étaient parvenus à l'extrémité du lac uron. Les PP. Brébeuf, Daniel, Lalemant, Jogues, MRaymbaut avaieut fondé dans ces contrées recuiées Res villages chrétiens de Saïnt-Joseph, Saint-Michei, Saint-Ignace, Sainte-Marie, etc. Ce dernier placé sur la décharge du lac Huron dans le lac Erié, fut .sc1Mongtemps le point central des missions de l'Ouest. eat lus tard, en 1671, les débris des Hurons, fatigués 1672. ©:0 M'errer dé forêts en, forêts, se fixèrent à Machillimakinac, au pied du lac Supérieur, sous la conduite du P. Marquett:, qui commença le premier établissement européen fondé dans l'Etat du “ichigan. Les nier, qu'on trouva domiciliés dans le voisinage, et ise, jusqu'aux ui reçurent des Français le non: de «Sauteurs» à IV. avait bien anse de leur proximité du Saut Sainte-Marie, étaient leur. : Me la famille algonquine. HE 3

risa part, ‘10h 17. Dans l’espace de treize ans, c'est-à-dire de 163% Je lac Nipis:h 1647, ces vastes contrées furent visitées par dixrie du':coursPuit Jésuites, autre plusieurs Français attachés à leur d'il agrandis-Ministère. L’hostilité dés Iroquois rendait la navigagraphie amé-Bion du lac Ontario dangereuse, et obligeait de passer 2 {us Monts. Mar la rivière des Outaouais pour atteindre les pays montagneuxMe l'Ouest. La Nation-Neutre, visitée par Champlain, s Betsiamitest le sud du lac Erié, au-delà de Buffalo, étaient en es contrées onséquence restés presque inconnus ; on résolut vers :1°Le P, De-1650 d'y envoyer les PP. Chaumonot et Brébeuf, dont üt-Jean danse voyage compléta la reconnaissante de la grande Druilletteser allée du Saint-Laurent, depuis l'Océan jusqu’au piéd ra Nekouba, Mu lac Supérieur.

t-Laurent etÆ 18. Les deux Jésuites, Charles Raymbaut et Isaac rés: Gouture Soguss, envoyés. vers ce lac, trouvèrent :au. Saut enay et, du Bainie-Marie, qu’ils attéignirent après uné navigalion Ni 07 edix-sept jours, un rassemblement de deux milie Sau-

18 entières, et kamèques dis:

années après, urgade dé Sil:

‘ent en peu de ar, Rs,

vue te projét de faire passer prématie de la

D 17. Combien de missionnaires visitèrent les vastes contrées de l'Ouest, le 1634 à 1647 ?

18, Qu'est-ce que les PP. Raymbaut et Jogues *royvèrent au Saut ainte-Marie, au pied du lac Supérieur ?

ndiens ?

LAINE sg ei

Yages, qui les aceueillit avec bienveillance. Ils avaien@ gonqu passé au milieu des îles nombreuses ét pittoBrappo resques du lac Huron. A mesure que les Eurokle lac péens avançaient vers l’Ouest, les bornes du continen@ tude d semblaient reculer ; ils avprirent au Saut Sainte-Mal et sur rie les noms d’une foule de nations dont ils n’avaien@ levaie jamais entendu parler ; de tribus guerrières qui v#= 99 vaient de la culture du sol et dont la race et la langu® tit étaient inconnues. «Ainsi, observe un auteur amé "Evans ricain, le zèle religieux des Français avait porté 1& du croix sur les bords du Saut Sainte-Marie et sur le ES bor. confins du lac Supérieur, d'où elle regardait déjà & jé sai terre des Sioux 4ans la vallée du Mississipi, cinq an$ ie m avant qu'Elliot, de la Nouvelle-Angieterre, eût seul® ment adressé une parole aux Indiens qui étaient à si

milles du hâvre de Boston.» | | | la bic

19. En 1659, deux jeunes traitants, entraînés pal l’extréi Ja curiosité et leur esprit aventureux, se mêlèrentÆ tenant sage bandes algonquines pour côtoyer les bord et l’élo u lac Supérieur, où ils passèrent l'hiver. Les yeul des Iro tournés vers les immenses solitudes de l'Ouest, i

apprirent pour la première fois l'existence des Sioul 21. ‘ à peine connus des Indiens dont nous avons park cupe a jusqu’à ce jour, et ils résolurent de les visiter, I} reparu rencontrèrent sur leur route de nombreux débris dd d’une pations vaincues et dispersées para confédération ir dans Î quoise, lesquels traînaient danslesforétsuneexistend® éloqre ‘misérable. Les Sioux qu'ils atteignirent enfin Je l'on re parurent un peuple puissant, avec des mœurs pli Sioux, douces que celles des Sauvages orientaux. Ils étaiell auxqu artagés en quarante bourgades très-populeuceh vages oués d’un bon sens naturel, ils n’exerçaient poiff qu'ils snvers leurs prisonniers Ces cruautés qui.déshong ‘ans an raient la plupart des autres Sauvages, et ils avaieh sinés | conservé une connaissance assez distincte d’un sel les ma Dieu. Il paraît que leur croyance avait quelqué rd prière: semblance avec celle des Tartares. Les deux int@ choses ides voyageurs revinrent sur leurs pas, et arrivère N Québec, en 1660, escortés de soixante. canots ! 20. @ s LU

19. En quelle annéo les Français parvinrent-ils au pays dés Sior

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ut Sainte-Ma {ils n’avaien rières qui vi e et la langus n auteur amé avait porté li rie et sur le ardait déjà] Sipi, Cinq. an re, eût seule i étaient à si

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gonquins remplis de fourrures. Ils confirmèrent le rapport de deux autres Français, qui avaient visité le lac Michigan quatre ans auparavant, sur la multitude de tribus qui erraient dans toutes ces contrées, et sur l’existence des Kristinots, dont les cabanes s’élevaient jusqu'à la vue des mers du Nord,

20. C'est dans la même année que le P. Ménard parut avec quelques Algonquins pour aller prêcher ‘Evangile aux Outaouais et aux autres peuplades répandues sur les bords du lac Supérieur. Il s'arrêta d’abord huit mois dans une baie qu’il nomma la baie de Sainte:Thérèse, peut-être celle de Kiwina, sur la rive méridionale de ce läc, où il netrouva pour nourriture que du gland et de l’écorce d'arbre pilée. Invité par les Hurons, il quitta cet endroit et partit pour Ja baie de Chagouiïiamigong, ou du Saint-Esprit, à l'extrémité occidentale du grand lac qui porte maintenant le nom de ces Sauvages, où la rareté du gibier et l'éloignement les mettaient à l'abri des attaques des Iroqueis.

21. Tandis que son compagn-n de voyage était occupé au canot, le P. Ménard entra dans le bois et ne reparut plus. Ce vénérable missionnaire jouissait d’une grande réputation de sainteté parmi les Indiens, dans l'esprit desquels il avait su s'insinuer par son éloq'ience et par son onction. Plusieurs années aprés, on recounut sa soutane et son bréviaire chez les Sioux, qui les conservaient comme des reliques, et auxquels ils rendaient une espèce de culte. Les Sauvages avaient un respect superstitieux pour les livres, qu'ils prenaïent pour des esprits. Quatre ou cinq ans après la mort des PP. Brébeuf et Garnier, assassinés par les Iroquois, un missionnaire trouva entre les mains de ces barbares un Testament et un livre de prières qu’ils conservaient soigneusement comme des choses saintes.

20. Quelles nations le P. Ménard visita-t-il, et on quelle année ? 21. Comment le P. Ménord disparut-il ?

92. Lo P. Allouez partit paur je lac Supérieur en 1665, Après avoir longé les montagnes de sable que les vents et les flots ont formées le long du rivage, et suivi l’espace de douze milles, lextrémité vecidentale des Laurentides, cap detrois centspieds de hauteur dans lequel les vagues o‘tcreusé des arches, des caver-| nes, taillé destours gigantesques au pied desquellesre.

osent des débris, qui présentent à leur tour de loin "aspect de murailles, da colonnes et d’édifices en ruines, il arriva à Chagouiamigong, où il trouva un grand village de Chippaouais. fe |

23. 11 bâtit une chapelle dans ce village que les Jé-] suites nommèrent Outchibouec, et prêcha en langue algonquine devant douze ou quinze tribus qui entendaient cet idiôme. Sa réputation se répandit au loin. Les guerriers de différentes nations se mirent en marche pour aller voir l’homme blanc : les Pouteouatämis des profondeurs du lac Michigan, les Outagamis:et les Sakis des déserts qui s'étendent du lae Michigan au -Mississipi, les Kristinots, nommés Criques par les Canadiens, des forêts marécageuses du Nord, les Illinois des prairies aujourd’hui couvertes d’abondantes moissons, et'enfin les Sioux ; tous admirèrent l’éloquence du disciple de Jésus-Christ.

94. Ils lui fournirent des renseignements sur les W —— mœurs, ! puissance et la situation de leurs diffé- | rentes con…ées. Les Sioux, armés d’arcs et de flèches, Jui dirent qu'ils couxraient leurs huttes de peaux de cerfs, et habitaient de vastes prairies sur les bords d’un grand fleuve nommé Mississipi.

25. Pendant son séjour dans cette contrée, Allouez D qui fit plus de 2000 lieues dans ce voyage, poussa ses Loi

courses extrêmernent loin densienord,oùil trouva-des Savages Nipissings que leur frayeur des Iroquois avait D à j:

conduits jusque dans ces pays couverts de neige. H la pi 22. En pale année le P. Allouez se mit-il en chemin pour le lac

Supérieur À 26.

23, Que fit-il dans le village des Chippaouais ? 2T. 24. Quols renseignements ces nations lui fournirent-elles ? put-il

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