CHAPITRE Ill
Continuation de la guerre.—Combat de la Prairie de la Magdeleine.— Défaite de Schuyler par M. de Varennes-—Défaite de Wheeler à la Martinique.—Invâsion des Cantons iroquois.—1691-1692.
- 22. Après quelque temps d’attente, les Iroquois reprirent les armes. Le Canada organisa des corps volants pour les surveiller et pour prévenir leurs surprises. Les Anglais de leur côté, encourageaient les courses de ces barbares, et pour les empêcher de faire la paix, le major Schuyler, de la Nouvelle-York, fit une pointe sur Montréal, en 1691, avec un corps de soldats ot d’Indiens.
* 23. Il surprit un camp de 700 à 800 hommes, établi sous le ‘fort de la Prairie de la Magdeleine; mais les Français revenus à eux, do te de se retirer au plus vite. Dans sa retraite, Schuyler fut complète- . ment défait par M. de Varennes, que M. de Frontenac avait envoyé pour couyrir Chambly à la tête d’un corps d’habitants et de Sauvages. Le jeune et vaillant Le Bert du Chône se distingua dans cette rencontre
à la tête des Canadiens et fut mortellement blessé,
2%. Cet échec n'empôêcha pas cependant les Iro-
ois de continuer à se montrer sur les deux rives du fleuve. Ils remportèrent des succès et subirent des défaites. Ici, ils brulèrent Saint-Ours et Contrecœur et firent des prisonniers en rôdant dans la campagne. Là, une de leurs bandes fut massacrée dans l'ile Bouchard, et une autre fut dispersée aux Chats. Les Français se tenaient en même temps retranchés partout, et ils n’allaient plus aux champs qu’en troupes armézs, pour ne pas être surpris comme un parti de ruitivateurs venait de l'être à Saint-François, où il
\ avait été attaqué à l’improviste et presqu’anéanti.
22. Que se passa-t-il après le rejet de la proposition des Iroquois ?
23. Qu'est-ce que fit le major Schuyier dans le gouvernement de Montréal ? à é