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lu parmi les Sauvages, avait épousé une indigène et était devenu le chef des Abénaquis. C’est lui qui les menait au combat. Il mourut au sein de cette brave et puissante tribu, recherché des gouverneurs français
et redouté des colonies anglaises.
Pemaquid était la forteresse la plus considérable des Anglais sur le bord de la mer. Ses marailles qui avaient 22 pieds de hauteur, portaient 18 pièces de canon. Le colonel Chubb, y commandait ; il se défendit bien pendant quelques jours, mais il finit par perdre espérance, et remit la place aux Français.
Alors d'Iberville cingla vers Terreneuve pour exécuter la seconde partie uu plan d’attaque contre les Anglais.
35. L’tle de Terreneuve située au nord-est du golfe Saint-Laurent, n’est séparée du Labrador que par le détroit de Belle-Isle; elle forme une pointe qui projette dans l'Océau. Au sud-est de cette île se trouvent es bancs de Terreneuve, qui sont plus célèbres encore par leurs myriades de poissons que par leurs brumes et leurs tempêtes. La figure de Terreneuve, presque triangulaire, présente une superficie de 12000 lieues quarrées ; sa longueur extrême est de 140 lieues, et sa largeur de 100. Le climat est froid et orageux, le ciel sombre. Le pays rempli de montagnes et arrosé par plusieurs belles ‘rivières, était alors couvert de forêts impénétrables et de landes tapissées ide mousse.
36. Les Français et les Anglais ne s’en servaient que pour leurs pêcheries. Les premiers y avaient un : établissement vers le Cap de Raze pour y faire sécher leur poisson. Les Anglais avaient d’abord voulu co-
35. Faites-nous 1a description de l’île de Terreneuve ? ' 36. Quel usage les Français et les Angiais faissient-ils de l'île de Terreneuve ?
loniset l'ile. Le chevalier Humphrey: Gilbert: s'était arrêté en 15823 dans la baie :de Saint-Jean; ét avait pris possession de cette baie et de déux cents lieues de pays.tout aléntour, au nom de la réiné Elizabeth, parce qu’il ignorait qué cette terre fût: une-île.: En 1608, Jean &uyas,de Bristol, reprit le projet de Gilbert; il s'établit d’abord dans l2 baie de la-Conception:et transféra ensuite son: établissement à Saint-Jean , aujourd'hui capitale de l'île, d’où lés Anglais s’étendirent plus tard sur. toute la côte orientale ist cine 1 Malgré leurs pêcheries, les Français firént peu d'at: téntion à Terrenéuve el Ace 1660: A cetlè époque le roi concéda lé port dé Plaisance à un nomme Gar got qui reçut. le titre de gouvérneur et qui, dès qu'il ut ddns ce poste, voulutsoumiettre tés häbîtants À Foi (monopole ét les obligér à ‘lui donher üuné portion |dé leurs pêches en échange des provisions et des m
chandises qu’il tirait des magasins du roi. Cette pré-
tention révolta les pêchéurs accoutumés 4 béaucoup d’indénendance ; ils portèrent leurs plaintes aù piel du trône. Le gouverneur fut rappélé'et M: de: la Poype nommé: pour lé remplacer. :: Plaisance :étah alors le principal comptoir français à Terreneuve, Placé dans l’un des plus beaux ports: de: l'Amérique, au fond d’üne baië de dix-huit lieues dé profondeur, ce poste était défendu par le fort Saint-Louis-construit sur la cime d’un rocher de: plus de cent pieds d’élévation, à l’enñtrée de là baie, à une lieue-et demie de la mer. Les Français avaïent encore un pied-à-terre à Saint-Pierre de Miquelon, au ChäpeausRouge, au Petit: Nord et sur quelques sutres points des côtes du golfe Saint-Laurent. |
37. La porulätion faisait la pèche ét supportai impatiemment le joug d’un gouverneyre. M. del
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qui furent pour lui treize! ans de tfoubies, iorsqu’il lui vint un successeur en 1685. Cinq ans après Plaisance fut surpris par dés flibustiers, qui firent lwgouvermeur
37. Que faisait la EG A de Terreneuve, et que se pasgn:t-il dans l’île jusqu’en 1696 A
bert:S'étaità prisonnièr dans son lit ét dépouillèrent les habitants an; ét avait de tout ce qu'ils avaient.
cents lieues : En 1692 ce poste fut encore attaqué, mais cette fois > Elizabeth, par une escadre anglaise commandée par l’amirak ne:ile. En Williams. Le gouverneur, M; de Brouillan, fit élever. t de Gibert;@ à la hâte une redoute et. des batteries sur ‘es rochers mception:età sitiés à l'entrée dela baie, et tira des bâtiments marnt-Jeah,;au- D chandé. les. hommes nécessaires pour les sérvir. s’étendiren à L'amiral Williams, après les sommations ordinaires;
reine HT commença: une canonnade. inutile, de six heures, au
int peu’d'at hf bout desquelles il se retira: confus d’avoir échoué settbié joue devatit: un, poste “éfendu.. par cinquante, hommes ;, et rome Can pour se venger, il.alla brüier les, habitatioi:s de la ii: dès qu'il Pointe-Verte.à une lieue deilà.: :.,, 4 du un bitants à roul Pendant que le principal siége des pêcheries, fram } portion|del gaises Corail ainsi un grand danger, une escadre.de et'des mhui France, sous les ordres du chevalier du Palais, était à :: Céttepré-Æ Vapere dans la baie des Espagnols, au.Cap-Breton;.de à beaucoup} l'autre côté du détroit, pour inercepter l'amiral Phipps ntes-au piell qui devait prendre sa revanche contre Québec.
Tella.esi l’histoire de Terrcneuve jusqu’en 1696, La Grande-Bretagne oecupaittoujours laplus belle portion de l'îile,et la différence entrelles étaxissements français et les établissements anglais étaic-aussi grande là.que dans les autres parties de l'Amérique. Le commerce
e.ces derniers s'élevait à 17 millions de francs par année. Ayec de pareils résultats sous les yeux, que ne devait-on pasredouter pour d'avenir? . M. d'Iberville:avait communiqué ses craintes à la cour, qui l'avait chargé, comme on l'a vu, d'agir de concert avec. M. de Brouillap, pour attaquer les-Anglais simultanément par terre et par mer, . Mais ce dernier sans atter dre d'Iberville, se hâta de partir avec ure flotte de douze voiles et deux brülots pour aller mettre le siége devant Saint-Jean. Les vents contraires firent échouer son entreprise sur cette ville ; mais il réussit à s’emparer de plusieurs établissements et d’une trentaine de navires le: long des côtes. Il aurait pris ur bien plus grand nombré de navires sans l’insubordination d'une partie de ses équipages.
A .son retour. à Plaisance, il trouva d’Iberville qui n'avait pu aller le rejoindre faute de vivres ;
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mais il venait d’en recevoir avez le renfort de Canadiens qu’il attendait de Québec.
38. Il fut alors :ésalu de reprendre l’attaque sur Saint-Jean. Après quelques difficultés survenues entre les deux chefs, il fut réglé que pour se rendre à cette ville, Brouillan prendrait la voie de mer et d'Iberville celle de terre avec ses Canadiens ; ce qui \ fut exécuté. L’on'se réunit dans la baïe de Toulle. De là l’on se mit en marche pour Saint-Jean, culbutant et dissipant tout ce qui voulait disputer le passage, En arrivant près de la ville, l'avant-garde commandée par d'Iberville lui-même, tomba sur un corps d'honmes embusqué dans des rochers et le mit en fuite après un choc violent ; elle entra pêie-mêle avec lui dans la ville. L’élan était tel qu’elle s’empara de deux forts d'emblée. Iln’en restait plus qu'un troisiè en mauvais état. Le gouverneur, honnête et paisible marchand élu par les pêcheurs de la ville, se voyant menacé d’un assaut, remit Saint-Jean à condition que les Français transporteraïent ta population en Angleterre ou à Bonneviste. Les fortifications fL. ent rasées et la ville réduite en cendres. Le partage du butin fut encore un sujet de contestation entre les deux commandants, qui faillit amener uñe collision.
Après cette conquête, le gouverneur français retourna à Plaisance, et d’Iberville continua la guerre avec les Canadiens qui s'étaient attachés à sa fortuneau nombre de cent vingt-cinq. Armés chacun d’un fusil, d’une hache de bataille, d’un couteau-poignard et de raquettes pour marcher sur la neige, ils mirent une partie de l'hiver à compléter la soumission de; l’île. Ils triomphèrent de tous les obstacles que pouvaient offrir le climat, la faim et le courage de:l'ennemi. En deux mois, ils prirent tous les établissements anglais, excepté Bonneviste et l’île de Carbonnière inabordable en hiver, tuèrent deux cents hommes et firent six ou sept cents prisonniers, qui furent acheminés sur Plaisance. Montigny, Boucher de la
38. Qu'est-ce qu'il fut question de faire entre M. de Brouillan et M, d’Iberville lorsqu'ils furent réunis à Plaisance, ot que firent:ils ?
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