‹ Abrégé de l'histoire du Canada [microforme]Chapitre 82 sur 156 · Que vengeanc 14. Qua de leur c · texte numérisé non relu

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fut placée devant lui, puis celles des principaux Français, qu'il fit ranger à l'entour, enfin les autres qu'il fit mettre en piles. Do temps en temps les Natchés recomménçaient le massacre. Ils ouvrirent le sein des femmes enceintes, et égorgèrent presque toutes celles qui avaient des enfants en bas âge, parce qu’elles im-

ortunaïent par leurs cris et leurs pleurs ; les autres urent jetées en esclavage et exposées à toute la brutalité de ces Barbares couverts du sang de leurs pères, de leurs maris ou de leurs enfants. On leur dit que Ja même chose s’était passée dans toute la Louisiane et que les Anglais allaient vénuir prendre la place des Français.

13. La nouvelle de cette catastrophe répandit la terreur dans toute la contrée. Le gouverneur en fut

| instruit le 2 décembre à la Nouvelle-Orléans. Il fit

partir aussitôt un officier pour avertir les Français, sur les deux rives du Mississipi, de se mettre en garde, et en même temps pour- observer les petites nations indiennes éparpillées sur les bords de ce fleuve.

* Lorsqu'il vit que tout ailleurs paraissait tranquille, il songea à tirer une vengeance éclatante du massacre qui venait d’avoir lieu. Une partie des tribus entrées dans le complot, n'avait pas bougé. Les Yasous, qui avaient égorgé les Français qui se trouvaient au milieu d'eux, furent exterminés. Les Corrois et les Tioux subirent le même sort de la part des Arkansas de tout temps fort attachés aux Français. Les Natchés, attaqués par Lesueur à la tête de 800 Chactas, furent complètement défaits, et plus tard les restes de cette nation furent dispersés ou anéantis. Perrier envoya en esclavage ceux qui avaient été fans prisonniers et leur grand chef, le Soleil, dont la famille les gouvernait depuis un temps immémorial, et qui mourut quelques mois après au Cup-Français.

14. La conduite de Perrier irrita profondément les restes de cette nation orgueilleuse et cruelle, à qui la

13. Que fit le gouverneur à la nouvelle de cette catastrophe, et quelle vengeance tira-t-il du massacre des Fränçais ? 14. Que firent et que devinrent les restes des Natchés après la mort de leur chef ?

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haine et le désespoir donnèrent une valeur qu’on ne leur âvait point encore connue. Ïls coururent aux armes, ils se jetèrent sur les Français avec fureur, ils combattirent vaillamment; mais ce désespoir ne fi qu’honorer leur chute.

Après cette vengeance éclatante le pays rentra dans son état de calme et d’immobilité ordinaire.

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