AVIS
Panvenu au terme de son entreprise, l'Éditeur de l’Abrégé de l'Histoire générale des Voyages, ose se flatter que le public rendra justice à l'exactitude avec laquelle il a rempli ses engagemens. Les livraisons se sont succédées avec régularité, et ont paru aux époques indiquées, sans que cette célérité dans l'exécution d’un ouvrage en vingt-quatre volumes ir-8°, publiés dans l’espace d'un an, ait nuï à la bonne exécution , et à la correction du texte qui sont telles qu'on devait l’attendre d’un livre sorti des presses de M. CRAPELET, ni aux nombreuses améliorations dont cette grande composition avait besoin.
Quelques-uns des défauts qui déparaient l’ouvrage, tel qu'il avait été publié sous le nom de Laharpe, et réièmprimé ensuite sans aucun changement, ont été signalés dans l'Avertissement de la présente Édition; il est inutile de revenir sur ce point, sur lequel tout le monde était d'accord; mais 1l n’est peut-être pas hors de propos de fixer l'attention des lecteurs sur les améliorations les plus importantes que l'ouvrage a éprouvées.
On s'apercevra sans peine, dés les premiers volumes, que des absurdités notables ont été effacées. On lisait dans les Éditions antérieures que l’éléva-
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(2) uon du pic de Ténériffe au-dessus de la mer est de quinze lieues. Cet exemple suffit pour donner une idée de toutes les sottises que l’on avait laissé subsister dans un livre qui était destiné, non moins à instruire qu'à procurer une distraction agréeble.
Beaucoup de pays n'étaient pas même nommés dans les Éditions précédentes ; on peut voir dans le huitième volume de celle-ci, avec quel soin ces lacunes ont été remplies : cette partie de notre travail n'est pas une de celle qui mérite le moins de fixer l'attention. On reconnaîtra au premier coup d'œil avec quel soin l’on a recueilli sur l’Asie centrale les notions les plus exactes et les plus récentes ; l'Éditeur peut même avancer que le contenu de ce volume est tellement à la hauteur des connaissances actuelles sur les pays dont il est question, qu'il ne serait guère possible d’y rien ajouter.
Un ordre plus convenable a été établi dans la disposition des matières. Les pays limitrophes ne sont plus décrits dans des volumes séparés par un grand nombre d’autres. Ce défaut était le plus choquant dans les Éditions précédentes; dans celle-ci, au contraire, l’on a réuni les descriptions des pays que la nature a placés à côté l’un de l’autre. (Voyez les volumes qui traitent de l'Amérique. )
Enfin, dans les précédentes Éditions, les voyages autour du monde étaient de même scindés de la manicre la plus bizarre, et séparés par les expéditions au nord-ouest et au nord-est, ainsi que par
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Ja description des régions polaires. Un extrait informe ne donnait aucune idée de ces expéditions mémorables qui font tant d'honneur à l'esprit humain, et placent sous un si beau jour le courage, l'activité et la persévérance de ceux qui les ont entreprises. L’omission incompréhensible de tant de relations intéressantes et qui présentent chacune des caractères différens, a été réparée dans cette Édition. Un extrait succincet et raisonné de tous les voyages faits autour du monde et dans le grand Océan depuis Magellan qui a ouvert la route , ‘usqu'a Cook qui l’a parcourue à trois reprises différentes avec un zèle infatigable et un succés consant, mettront le lecteur au fait de l’histoire des découvertes effectuées dans cette vaste mer.
C'est avec le dernier voyage de Cook en 1780, que finit l’Abrégé de l'Histoire générale des Voyages. Depuis cette époque, l'impulsion que ce grand navigateur avait donnée , a été suivie non-seulement par ses compatriotes , mais aussi par d’autres peuples de l'Europe. Les Français se lancérent les premiers dans cette carritre ; ils s’y sont distingués. Les noms de Lapérouse, de d’Entrecasteaux , de Marchand, figurent honorablement parmi ceux des hommes hardis qui ont agrandi la sphère des connaissances géographiques. Cette science a aussi des vbligauons à l'anglais Vancouver , qui a reconnu avec une exactitude admirable la côte nord-ouest de l'Amérique septentrionale ; à Krusc istern, qui à