‹ Abrégé de l'origine de tous les cultesChapitre 30 sur 68 · CHANT XVII · texte numérisé non relu

CHANT XVII

Bacchus continue sa marche contre les Indiens, et poursuit ses victoires en Orient avec l'appareil d'un chef de fêtes et de jeux, plutôt qu'avec celui d'un guerrier. Il arrive sur les rives tranquilles de l'Eudis , oii il est reçu par le berger Bronchus ou Gosier, à qui il laisse un plant de vigne à cultiver.

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Il marche ensuite contre Oronté , jjénéral indien , à qui Astraïs avait déjà fait la part de la ruse employée par Bacchus contre les Indiens qui défendaienf les bords de l'Astacus. Oronte était le beaupèredubelliqueux Dériade. Oronte ranimeses guerriers par son exemple. Il se mesure avec Bacchus lui-même qui les repousse avec vigfueur. L'Indien désespéré se perce de sou épée , et tombe dans le fleuve auquel il donne son nom. Les nymphes pleurent ce fils infortuné de l'Hydaspe. Bacchus fait un horrible carnafje des Indiens. Pan chante sa victoire, et Blemys , chef des indiens, se présente avec le rameau d'olivier pour demander la paix. Le soleil approche de la fin de l'été et de la saison qui mûrit les raisins. Le poète, en conséquence, vanous rappeler cette grande opération de la nature, ptar l'arrivée de Bacchus à la cour du roi Raisin, qui régnait en Assyrie. Tous les noms employés dans ce récit poétique nous indiqueront clairement une fêle allégorique qui a pour objet les vendanges.

CHANT XYIII.

Déjà la Renommée avait répandu dans lotfï?» l'Assyrie le bruit des exploits de Bacchus. Le rôi Staphylus ou Raisin rJgnait sur ces contrées. Il avait pour fils le prince la Grappe; pour femme, la reine Methé ou Ivresse, et pour officier de sa maison, Pilhos ou tonneau. Connus, dans ce chant, nous présente le roi et son fils qui, montés sur ly i

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char, vont au-devant de Bacchus , et l'invitent à loger chez eux: Bacchus accepte l'offre. Ici le poète nous peint la magnifique réception faite à Bacchus par le roi d'Assyrie , qui étale toute ses richesses sous ses yeux, et lui sert un repas somptueux dans son palais, dont on trouve ici une superbe description. Bacchus lui fait part de sa nouvelle liqueur : la reine Methé s'enivre dès la première fois qu'elle en boit, ainsi que son épouxRaisin,son fils laGrappe, etïouueau, leur vieuxdoniestique. Tous se mettent à danser.

Ici le poète prend un caractère comique qui s'accorde mal avec la noblesse des premiers chants qui avaient pour base l'astronomie et le système des deux principes. Ce n'est plus le soleil ou le chef de la lumière dans son triomphe équinoxial que l'on nous peint : le poète ici est descendu des cieux pour suivre sur la terre les prog rès de la végétation que le soleil entretient de ses feux puissans.

On se couche : Bacchus a un songe qui interrompt brusquement son sommeil ; il s'arme , il appelle à son secours les Satyres. Le roi Raisin, le prince la Grappe et leur fidèle Tonneau se réveillent à ce bruit ; mais la reine Methé ou Ivresse continue à dormir. Staphylus ou le roi Raisin accompagne Bacclius, lui fait présent d'une coupe, et l'exhorte à poursuivre le cours de ses victoires, en lui rappelant celles de Jupiter sur les géans, et celles de Tersée sur le monstre auquel avait été exposée Andromède.

Baccbus envoie un héraut au chef des Indiens, pour lui proposer d'accepter sesprcsens ou ie combat. Ici meurt le roi Raisin , regretté de toute la cour d'AssjTie , que Baccbus à son retour trouve plongée dans le deuil. Il s'informe de la cause de la douleur qu'il semble pressentir déjà.

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