‹ Abrégé de l'origine de tous les cultes [microform]Chapitre 23 sur 70 · CHANT VII · texte numérisé non relu

CHANT VII

Le poète commence ce chant par nous présenter l'Amour occupé à réparer les ruines du monde; l'espèce humaine avait été jusque-là livrée aux soins rongeurs. Le vin, qui dissipe les noirs soucis, n'avait pas encore été donné aux hommes ; ce ne fut qu'après le dé-

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luge que naquit Bacchus, ou le dieu père de la gaieté qu'inspire le vin. Prométhée n'avait ravi aux dieux que le feu ; c'était le nectar qu'il aurait dû leur dérober ; il aurait adouci le sentiment des maux qu'avait répandus sur la terre la fatale boîte de Pandore. Ces réflexions sont présentées à Jupiter par le dieu du temps, qui, tenant en main les clefs des siècles, va prier le maître des dieux de venir au secours des hommes. Jupiter l'écoute, et veut que ce soit son fils qui soit le réparateur des malheurs du monde, le Bacchus sauveur. Il promet un libérateur à la terre, et déjà il annonce ses hautes destinées. L'univers l'adorera et chantera ses bienfaits. Après avoir apporté un soulagement aux malheurs de l'homme, malgré la résistance qu'il éprouvera de leur part, il montera ensuite au ciel, pour s'asseoir à côté de son père.

Pour exécuter sa promesse, Jupiter prodigue ses faveurs à une jeune fille, à la belle Séraélé, qu'il trompe et qu'il rend mère du nouveau libérateur. Sémélé, fille de Gadmus, se baignait dans les eaux de l'Asopus. Jupiter, épris de ses belles forme, s'insinue chez elle, et donne naissance à Bacchus. Il se fait bientôt connaître à son amante, la console, et lui fait espérer qu'elle prendra place un jour elle-même aux cieux.

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