‹ Abrégé de l'origine de tous les cultes [microform]Chapitre 54 sur 70 · CHANT XL · texte numérisé non relu

CHANT XL

Minerve, sous la forme de Morrhéus, paraît au commencement du livre suivant^ et fait à Dériade les plus vifs reproches sur sa lâche fuite. Il retourne au combat et provoque de nouveau Bacchus, qui enfin le tue. Son cadavre est roulé dans les flots de l'Hydaspe. Les bacchantes applaudissent à la victoire de leur chef, et les dieux, témoins d'une défaite qui termine la guerre de Bacchus contre les Indiens, retournent aux cieux avec Jupiter. Le reste du chant est employé à décrire les suites de ce grand événement, la douleur de toute la famille de Dériade et les funérailles des morts. Le poète y joint aussi un tableau de la joie des bacchantes : elles célèbrent par leurs chants et leurs danses la victoire de Bacchus sur le chef du peuple noir, qui avait apporté tant de résistance aux conquêtes du dieu bienfaisant qui parcourait le monde pour l'enrichir de ses dons. Ici Dériade joue dans le poème de Bacchus un rôle d'opposition, que Typhon joue dans les fables sacrées sur Osiris. Ce principe de résistance

(lu chef des noirs étant vaincu par le dieu chef de lumière et source de tous les biens, il ne reste plus à Bacchus qu'à continuer sa route et à regagner le point d'où il était parti. Ge point est l'équinoxe de printemps, ou le signe du Taureau où il va revenir, quand il aura dissipé la tristesse que l'hiver a répandue sur le monde, et qui, sous le nom de Penthée, ou du Deuil, ne peut plus tenir devant le dieu qui nous rapporte la lumière et la joie par son retour vers nos climats.

La guerre a fini à la septième année ou au septième signe.

QUATBIÈUE SAISON

En conséquence, Nonnus suppose que Bacchus quitte l'Asie pour retourner en Grèce ou vers le nord du monde. Il lui fait prendre sa route par l'Arabie et la Phénicie ; ce qui lui fournit plusieurs chants épisodiques qui ont trait aux pays à travers lesquels il le fait passer. Il jQxe principalement ses regards sur Tyr et sur Béryte, dont il raconte l'origine ; ce qui comprend la fin de ce chant et les trois chants suivants, qu'on peut regarder comme absolument épisodiques.

Page 1