Janvier
S. JEAN Chrysostôrae.
SAînt Jean, surnonimé Cbryso§tôme, c'est-*dire, bouche (V or., à cau-ie de son éloquence, naquit a Antiocbe vers l'an 34^7. îl fî^c olevé àam îâ piété et dans les sciences. Il étudia la Rhetoriq'îe sous le. célèbre Libanius. Son humilité etoiè si pr.irfondej qu'il fallut lui faire line espèce de vioîerice pour i'erdanner diacre et ensuite Prêtre.. Ce fut alors qu'il composa tant de beaux ouvrages sur l'Ecriture sainte et sur d'autres sujets. Eiea de plus éloquent ni de plus /ini que ce qui est sor-» ti de la plume de ce saint docteur. Sa vertu le fit élever sur le siège patriarelial de Constantinop'e. Il employa tout ce (ri'd avoît d'autorité et de talens pour converîir les payens et coiifondre les hérétiques. . La jalousie de Theopliile. patriarche d'Alexandrie, et de qrtelques autres evequecj soutenus par riuuperatrice Ëudoxie, mit la patience, du saint ii de fortes i'-- preuves. Il fut exilé; se 5 meilleurs amis cra;.^noietit de parler en sa fiveur; mais Dieu, qui ne l'abandonna point, Xuï envoyn dans son exil les princes des apôtres, qui le soutin" rent et lui donnèrent niêvne à manger. Enfin f'aa 4-67, il mourut d'épuisement, îorscju'ii étoit en chemin pour se rendre au désert de Pythies, où oa l'avoit rclé^^ué.
REFLEXIONS
1 . Qîic Jamais la crainèe de déplaire aux komme^' ne nous fasse omettre une bonne action ou en cor/2*^ mettre une mauvaise, 2. La vertu la plus éclatante citJa plus exposée aux traits de Venvle, 3. Mais peuvent tous les hommes reunis çontre muSf si Diank €^ pour nou^.
£S Janvier.
S. CYRÎLJLE, Evéque.
VErs h ûn du 4..- siècle, Saint Cyrille, Fillus^ tre défenseur des prerogatwes de Marie et de la divinité de Jesus-Chrisî, naquit a Alexandrie, Son esprit vif et brillant fut dès sa jeunesse un présage de ce qu'il seroit un jour. Dès qu'il put fcvire un choix, il se consacra à Dieu dans fêlât eccle:iia5tiq'ae». Son oncle Theopiiile;, patriar-* che d'Alexandrie, éîant moît, il lui succéda. Il coioaiença par purger la ville d'Alexandrie des juifs et des hérétiques dont elle t toiî renn^>lie. Ces sjccèi furent suivis de la refonnation des niœari. du peuple et du clergé. Environ ce temps-a, Ne^torius, patriarche de Conslantînople, sous un ' ::i A nîa^'pie de ])iété, repandoit ses erreurs; entre très iuapiXtès il soutenoit que Marie n'ctoît point ni ère de Dieu. Le Pape i'élestin chargea S. Cyrille de toute cette arl'aire, 11 se tint ensuite uu concile à li^oliese. Les pères ne firent que CQahrïncr ce «^ue le saint avoit écrit contre Nestc-»rius. Cet impie fui excommunie et dénoté. Tqn^ ceux qui soutenoient son parti se dcclMinèreut contre S. Cyrille; mais le saint méprisa leurs menaces et leur jCE^entinient. Il mourut paisibleliient a. JAdy.i:ndvle^ Win 44 k
T. Dans les temps clmpicté et d' Irréligion, r//fendons r honneur et les privilèges de Marte. 2. Cositre les ingrats cjui ne cherchent qu'a détruire scj:i mille. 3. Si 1 hérésie lui arrache des cnjauSy f iç notre zèle lui en procure de plus Jidèlei:.
29 Janvier.
S. FRANÇOIS de Sales, Evèque.
I9An ISST, Saint François de Sales naquit ^ au c!i iteau de Sales en Savoie. Après se^ preiiiières . tades, il fut envoyé au collège des Jésuites de Paris, où il donna de grands exemples de piété. îl fit vœu de chasteté devant Piraage de la Vierge, dans l'Eglise de S. Etienne-des-Grès. Il alla ensuite é^adier à Padoue. Etant retoiirné en Savoie, il entra dans les. ordres sacrés et fjt pourvu, malgré sa repugnancë pour les honneur?, de la prévôté de l'Eglise cathédrale d'Aoneci. Il coniirKmça alors ses courses apostoliques dans le Chablais et les environs. Au bout de trois ans, îl avoit déjà converti plus de 7'2,. 000 hérétiques. Il fut fait Evêque de Genève, et cette dignité ne fît qu'augmenter son zèle. Les neiges, les rochers, les torrens, les entreprises qu'on formoît sur ses jours, rien ne fut jamais capable de Tarrêter. Sa douceur, sa charité, les conversions qu'il opéra pendant sa vi{3î, les pieux ouvrages qu'il a laisses, l'ordre célèbre de la Visitation qu'il a institué rendront à jamais sa mémoire précieuse devant Diea et de devant les horaïiies. 11 mourut à Lyon l'aii
REFLEXIONS
1. La douceur doit faire le caractère de ceux qnï dirigent les ames, 2. Ils doivent traiter Iq pe^ niteni comme un médecin traita un malade, cfst^â-^ dire^ avec une bonté compatissante, 3. Qnils imi^ tent en cela notre Dieu, qui se plait davantage â fai-^ re paroitre sa miser icor de quà exercer sajusike^
30, Janvier..
Ste. MARTINE, Vierge et Mart..
AU CDrnmencement du 2^.e^sjè de, Sainte Martî« ne naquit à Rome d^un^ famille distinguée» Son père avoit été trois fais consul. Elle fut mandée au nom de J Empereur Alexandre par les magistrats de Rome; et comme elle ne voulut pas reïllpncer à la foi, on la conduisit au temple d'Apollon pour la forcer à sacrifier. Dès que la sainte l'eut aperça, elle ^t sa prière, et aussitôt la terre trembla; une partie du temple fut renversée; l'idole fut brisée, et le démon se plaignit avec un grand cri dé ce qu'on le cliassoit de sa demeure. Ont traita la sainte de magicienne; on J'accabia de coups de bâton; on lui déchira le visage avec des ongles de fer; alors une lumière céleste qui l'environna intimida ses bourreaux q»ai se convertirent. El'e fut déchirée de nouveau et conduite au temple de Diane. Dès qu'elle parut, la foudre tomba sur l'idole et la réduisit en poudre. On lui fit encore souffrir les pins cruels supplices; mais au milieu des lourmens elle benissoit le nom dD Dieu avec un visage tranquille. Enfin le tyran, vaincu par sa constance, le condamna à mort et lui fit couper 'a tête,.
REFLEXIONS
1. Que de prodiges siirprenan"^ ! 2. Mais ce qui doit surprendre davantage, c est de voir une jeune merge noble et riche mépriser dés avantages et sacrifier sa vie pour conserver sa religion, 3. Tandis que de lâches Chrétiens se font un jeu de sacrifier ■ hur Religion 27Qur un vil intérêt.
SI Janvier.
S. PIERRE Nolasque Confesseur.
SAint Pierre Noiasque naquit en Languedoc Van 1189. H perdit son père à l'âge de 15 ans. Sa mère ne put jamais l'engager à se marier. Le comte de Mantfort ayant vaincu Pierre d'Arragon, prit soin du prince Jacques ?oii fils, et lui donna pour gouverneur S* Pierre Noiasque. Le jeune prince étant monté depuis sur le tione, conserva toujours de l'estime pour lui. Le saint, que le sort malheureux des captifs attendrissoit, assembla une compagnie de gen^ vertueuK qui s'employoient à lies raciieter. La Sainte Vierge, qu'il honoruit partk'ulièrement, lui apparut et lui dit de donîier à cette société, qui s'étoit fbrmce par ses soins, la ferme d'an ordre religieux, sous le titre de N, de la Merci-, pour la rédemption des captifs. Il eii pûrla à S RaymonJ de Pegnafort et au roi d'Arragon, qui avoient eu la même révélation. L'ordre fut établi^ le Roi lui fonda plusieurs maisons, voulut que les religieux portassent sur leurs scapu-» laires les armes d'Arragon. S. Pierre Noiasque fut leur premier gênerai, il passa la mer pour travailler selon son institut au rachat des chrétiens p^'is par les Maures. Enfin, épuisé de fatigues, il iBGurut âgé 69 ans,
EEFL E X I ON S.
î. Si au lieu dé perdre au jeu de si grosses som^ rf^& d'àrcrent, on les consacrait au soulagement des pnux'res, 2. Que clmnis ne /eroit-on pas pour le Ciel ! 3. Celui qui aide les malheureux par un vrincipe de charité^ travaille à r^c rendre- étcrnelkmt^iif
i ï evner»
S. IGNACE, Svêque et Mart,
LEs Apôtres, dont Saint Ignace fat Disciple, lui donnèrent le gouvernement de l'Eglise d'A'uiychs. Un tel choix fut une preuve de Ba hài'te aussi ïi'-~il paroitre tant de sagesse
Q\iil devint l'oracle de toutes les Eglises voisines. Il y Rvjit 'ong-ternps que soa amour pour Jesiis- Ciirii^t'le fUisoit soupirer pour le Martyre, lorsque î'E:"iipe:'2iir Trajan passait par Antioche, apprit avec quel zèle Ignace prèchoit la Religion Chrétienne. Il le lit venir, et ses promesses ayant été a issi inutiles que ses menaces, il ordonna qu'il fût ' ,i • dans les f^rs et conduit à Rome pour y être exposé aux bê^es. Ignace écrivit pendant son voyage des lettres a quelques Eglises; elles sont pleines de sentiments généreux. Je suisy dit il, le froraent de Dieu, j 3 dois être moulu pir les denéJ des bkes Je crains qu elles ne mêp'.ir^yaeat; s'il en était ainsi^ je les irriterais moi-même. Il arriva enfin a Home où il consomma son martyre, ayant été mis ea pièces en un moment par des lions furieux. Ce fat Tan 107. Ou dit qu'après sa mort on lui ttouva îe nom de Jésus gravé dans le cœur en lettres d'or. Aussi pendant sa vie avoit-ii presque toujours ce Nom sacré à la bouche.
REFLEXION^
1. Quand on aime Jesiis-^ Christ on Fa sans ce^sc dans le cœur et à la bouche, 2. Pour être bien psnê" ire de ce saint amour, il faut mépriser tout ce qui n est pas de Dieu. 3. Les droits de Jesus-Chribt sur notre cœur sont trop bien Jhndispmr que nous puis éQ,is les lui disputer*
2 Février.
La PURIFICATION de la Sic. Vierge.
^^^^"'ï'^i'^^ ordonnoit que les femmes at- Fl jjtendissent pour ailer aa 'i'einr)!e quarante jours après leurs cauehes, s'il leur tU)k a? un fils, et quatre— vingt, si c\ iuit une fille. Elles dévoient présenter à Dieu un agnt^Tu et ur.e tourterelle, ou si elles étoient pauvres, deux tourterelles. Outre eeia^ si ce fils éfoit un pretnier né comme p^r ]a Loi il appaitenoit au Seigneur, elles dévoient donner pour le racheter cinq siclea. Marie vint au Temple par obéissance. Saiiit Sirneon, vénérable vieillard, s'y trouva, L'E'^prit Saiut lui a voit révélé qu'il ne mourrolt point sans avoir vu le Clirist du Seigneur. Il piit i'Enflint entre ses bras et dit ces paroles: Je mourriri conterd-, Se?gnrii?-y parce que j'ai vu de mes jjeux celui qiù doii sauver h ntoudc. Ensuite il annonça à Marie ce qu'elle au» roit à soulFrir au sujet de ce cher fils. Une Sainte veuve nommée Anne vie.t auysi dans le Templej et remplie du me^ne Esprit, elle r:icont..>it ce qu'elle savoit du St. Enfant. Cette f'te s'-^p-pelle la chandtleur, k cause des Cierges beois que les Fi^ dèles portent eu ce jour en signe de fui.
RE FLEXIONS
1. // n^y a rien de petit dans la Loi, il ne foiit doiic la ué^liyer en rien, 2. Celte Loi rsi la volo?i^
d'un Dieu, il faut donc Sij soumettre humblement^ 3. Lorsqu'un Dieu a obci^ d., ne nom reste plu>è aucun prétexte de deàoôeiiHi/ice,
3 Février.
S. BLAÎSE, Evêpô et Mart.
Sébaste naquit Saint Biaise vers le niHieiî du •second siècle. Après avoir étudié avec succès la Philosophie, il s'apliqua à ia Médecinis Ces diilereîîteà études ne servirent qu'à le d'^gi'ûter «lu monde: comme II songeoit a la retraite U fut élu Evêque de Seba^te. On ne peiît croirq coî'ubien il aima son troupeau et combien ii eu fut ai'ïié. Cependant i'amour de la solitude l'emporta: il se retira dan^3 une caverne. Les malades vinrent bientôt l'y tronver; ils s'en retourooient gu éris, heô aoiraaux nie aie les plus f 'roces s'attroupoic îit autour de hii l'our recevoir du soulage» nient dans leurs malciUie^. Vers Tan 315, il y eut ordre de faire mourir tous les Chrétiens dé S'jbaste. Le Gouverneur se fit amei-ier 8. Biaise î connue il passoit, une femme lui présenta son rils qu'une an ète de poisson étoutf :)it, à peine eut-d fait sa prière que l'entant fut guéri. Le St. Evoque fut ba -tonné, déchiré avec des ongles de fci-^ jette dans un étang sur lequel il marcha. Le Gouverneur lassé de sa constance, lui lit trancher la teta^ environ l'an 316. St. Biaise a toujours été invoqué pour les maux de gorge et les maladies des. enfaiis,
REFLEXION S
1 . La retraite est. un pprt assure pour qui veut sauver. ^2, La diluai lié de se sauver dans le monde^ feiipla aidr^fois les déserts, 3. Du moins si vous êtes mg^agé dans' le monde, usez-en comme n'en usant jja>x.
4 Tévrtcr.
• ""15. A'NDRÊ Corsin, Evi^que et Cciufcsseur.
eut un songe î a nuit qui précéda ses œi-elus. li lui serîibla inettre au nioude utî kîuvelL^iu (.iî] s'etanî enfui cbns l'Egiise des Carmes, sVtoit chaugé en agneau. En eflet Arrdré pasifi^.i sa jeunesse dans tle e^'an^îs derej[i;leujeiis; ii;aii un joi^r, touclie des lannes de st;» iTiv^rCj il alla dan^ l'Eglise des Carxnes, se prcstcrua devant TAutel de ia \''ierge, et résolut sur- le-cîianip de se retirer parmi ces Religieux: ceux ci ie reçi;rent dans leur Ordre; et malgré tous les efforts du Denion, André y vécut s^'iintement., 11 vint étudier a Fai.s: ctant erisuite retourné a FioreriCe, il fut fait Evrcpje de Fiezoli. li ne cliangea rien dans sa manière cie vivre: loin de se relâcher en rien, il joignit au cilice qu'il por^ tnit dei<i5 une ceinture de fer: il ajouta à son Oflice de tou.^ les jours sep^t l'seauineSj qu'il terniîiwit par ui\c sanglante discipline. Il avoit un taient paiticulicr pour gag^ner les cœurs ti pour luconciHer les ennemis. 11 mourut à Fiezoli le 6 J'invic r de Tan 1S73. f^jcn corps fut perte à Florence, et rendu aux Pères Carmes.
îl E F I. E X î O N S .
î. Marie -ed Va^yle des vcclieurs^ c'est pour eux quelle a enfcmiê un Dieu. 2. î^a Mcrc rie yniseri^ corde ahaiid(}}in€r(ni-cUe ceux qui erpereni en eileo S. Adre^^ez-^-rous donc à elle, et elle vous ic7idra da main pour vom retirer du péelié.
4 l^èviier.
S. GILIŒRT, Confeseun
SAînt Gilbert (t'Y-i oruHm're ''■e Normnnc^lp. H
si'iS; i'|"îv", •' :
Tordre (w c'e
Vîer;;^'^ o-- . Il
\]nt en Fî\i:î :;o t .:vec
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vi • : :^lîcs
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pher de lo -a .■ .-.a Dén;en qu'il
clia^S'i un jour ] ]' rnourut en paix
rw: 'nijiei! de s^^ ■ '...i^^..ux^ p'c^u de mefites et d aniiées, l'an I >