GONTRAN, Roi
Ontran, fils de Clotaire, premier Roi de X France, naquit vers l'an 525. Il sut conserver sa première innocence, malgré la corruption et le dereglement de la Cour où il fut éleve. A près la mort de son pere, il eut pour.sa part les. Royaumes d'Orléans et de Bourgogne. Ses frères lui firent une guerre presque continuelle; il les vain quit souvent; mais il ne profitoit de sa victoire que pour leur pardonner et les combler de ses bienfaits. Il aimoit naturellement la paix, et c'est pour cela qu'il se faisoit l'arbitre des differends qui naissoient dans la Famille. Royale. Il: ne pouvait souffrir qu'on fit le moindre tort à ses Sujets; mais il pardonnoit aisément les injures qui s'adressoient à lui. 11 trouva dans ses fières et dans ses belles-sœurs Fredegonde et Brunehaut, des ennemis irreconciliables qui attentèrent même à sa vie; mais il ne s'en vengea qu'en leur faisant du bien. Il fonda avec une liberalitétoute Royale plusieurs Eglises. 11 mourut l'an 593, regretté de ses sujets dont il étoit le père, des Pauvres qu'il aimoit tendrement, et du Clergé dont il étoit le protecteur.
REFLEXIQONS.
1 Notre dignité sera respectée, si nous la soute sons par la vertu. 2. L'estime.et l'affection ne s'artachent pas, mais elles se méritent. 8. Imitons ne- . tre Dieu qui aime mieux se faire aimer que se fai-
7% Mar.
S. EUSTASE, Abbé.
Ustase étoit d'une des plus nobles famifes 4
de Bourgogné. Îi connut de bonne heure s les dangers du monde, et il résolut de s'en sepa. enfanc rer.-S. Colomban, Religieux Irlandoïs, s'etant re. re fais tiré en France, y: avoit fuadé le celèbre Monasti. sept ai re de Luxeu en Franche-Comté. S.. Eustase fut Prince un de ceux qui se rangerent sous sa discipline. 1 pour € fat dans là suite Abbé, et s'appliqua à faire fleurir ser pot Ja vie Monastique que S. Colomban avoit établie Prince
à Luxeu, De tout côté on accouroit pour & grande mettre sous sa conduite. 1i gouverna jusqu'à D vres, e
six cens Religieux; dont là plupart sont honoré D rissoit : comme Saints. Son zèle ne demeura pas renfer. tisan s mé dans ce Monastère. Il alla précher la fa d'établ jusques chez les Bavarois, et y fit de grandes con. que ses versions. Le Démon suscita un faux Moine qu collier
‘ voulut faire condamner la règle de S: Colombar S. Eustase tâcha en vain de le ramener; il mount Le danggson péché. Le St. Abbé finit peu de tem D valeur, apres ses jours dans l’exercice de la penitence, DE foi: vers l'an 625. Ce Pris
REFLEXIONS
1. Un homme parfait travaille efficacement à perfectionner les autres. 2. Si parmi nos inférieurs #l s'en trouve de rebelles, ramenons-les par notre patience. 3. Mais que jamais notre patience ne dégénere en lächeté.
familles heure n sepatant re.
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