Après cinquante-deux ans d'une vié mortifil
: Les Saints trembloient encore pour leur salut: 1 Veillez, priez-et craignez, vous qui n'ètes que no ce dans la vertu. 3. C'est vouloir pre que 4 vouloir s'exposer au danger sans nécessité. |
à Avri. 105 8. FRANCOIS DE PAULE.
n 1052. MMRançois de Paule naquit à Paule, ville de Cagrande labre, l’an 1456. A peine eut-il 23 ans que
> AUSSI ses parens pour accomplir un vœu qu'ils avoient tre. LED je mirent chez les religieux de S. François. GER D Après qu'il y eut passé un an, il fit quelques pévou le | Jérinages, et se retira après dans un hermitage, où le état D. reputation lui attira des Disciples, quoiqu'il 1es pour n'eut alors que quinze ans. Tel fut le commende toute cement de cet ordre si celèbre & si austère, dont ail les religieux prirent le nom de Minimes, leur S. ” “il Fondateur le voulant ainsi par humilité. Bientôt 7 € on ne parla dans toute l'Italie que des miracles du OP serviteur de Dieu. Il sembloit commander à la na- PAR ture & les élemens le respectoient en quelque sor.
jour 71 te, Il passa le détroit de Sitile sur son habit; il C Le entr dans un four à chaux & y resta quelque tems ï. ae sans que le feu lui fit aucun mal. Louis XI, roi D s de France, le fit venir dans ses Etats. Il ÿ fut reété el çu avec toute sorte d'honneurs. Le roi & son sucune 0 cesseur Charles VIT, eurent pour lui une grande “ve ke de M'eneration. Au milieu de tant de. marques de res nus si pe il conserva toujours une profonde humilité, Grero [mourut l’an 1506 dans le Couvent du Plessis, poche Tours, que le roi avoit fondé...
REFLEXIONS
e morts .L Un homme humble ne manque guere d'aimet
prochain. 2. Nos fautes contre la charité vien AR de Ce que nous nous estimons trop. 8. L'humt+ la charité, voilà les deux bases de la perfec-
2 Avril
Arie Egyptienne passa les premières anmte de sa vie à Alexandrie dans les plus sf.
‘freux désordres. Un jour elle s’embarqua ave D Gnt
‘un grand nombre d'habitants qui -alloient à Jéru. dit p
-salem pour y célèbrer la fête-de J’Exaltation de la milia Sainte Croix. Comme elle vouloit ‘entrer dim et de “l'église pour adorer ce bois précieux, une main in.‘ unive
: #isible la repoussa. Alors appercevant une ima. terre.
*” age de la Vierge, elle s'adresse à cette mère de mi. quire!
” séricorde, et penetrée d'une vive douleur, :elle se tes, | senti ‘inspirée d'aller dans la solitude. Elle y trouv:
passa 47 ans, pleurant continuellement ses péché, te pla
et ne vivant que d'herbes et de racines. Un Saint gleter
LL ” solitaire, nommé Zozime, la rencontra un jour: | que le D Japrit d'abord pour un spectre, tant les ardeun enleve du soleil l’avoient d figurée. . Marie s'etant ap fritav pos du lui, le rassura, reçut sa benédiction 4 merité
ui raconta tout ce qui lui étoit arrivé. Elle lu rendit
fit promettre de venir tous les ans le Jeudi Sant gard dui'apporter la sainte Communion. Il vint ent pour!
fet, mais la seconde fois il la trouva morte. Dix ats q
. @ppella à lui cette sainte pénitente, l'an 430. * un pa
E mo
B&FLEXIONS
1. Peut-on avor de la foi et n'être: pas fit SEM 99 ° LP 1 9 * . cd Û », d avoir nffensé Dieu? 2, Offenser un Dieu si bn: %e. Fut-il jamais un plus juste sujet de douleur ? 5. da gloire de Dieu nous touche Lg seronsnous (f »" éhsibles sur'hos propres interèts® ‘|
| annbes plus af.
in avec à Jéru.
on de la ‘er dans main in.° ne imae e de mi.
, “elle se Elle y s péché, !
Un Saint
n jour: | s ardeut etant api liction € Elléli
di Saint
int en ef te. Di 430, *
pas fadé jen 51 bon!
our? 3 15H OUS 4 due
$ Avrk S RICHARD, Evêque.
xÈE
‘Tchard naquit en Angleterre près de Vorces..
tre, environ-l'an 1186. Il avoit un frère aîné,
ont les. affäires étoient fort d‘rangées! il lui rendit pendant quelque tems les services les plus humilian s.
et de là x Paris Apres avoir purcouru quelques universités des plus célebres, il retourna en Angles:
terre. Sa modestie, sa piété et son érudition, luiace -
quirent une grande réputation. Sur ses entrefaites, le siége de Cicestre vint à vaquer. On'ñe trouva personne qui füt. plus-digne de remplir cêtte place que Saint Richard: Henri III roi d'Angleterré, qui le haïssoit, n'eùt pas plutôt appris que le Pape avoit confirmé cette élection, qu'il fit: enlever au. S. évêque-son temporel. Richard soufft avec patience ‘ua traitement qu'il avoit si peu: merité. . Le prince reconnut enfin sa vertu, ef lui rendit justice. La fermeté de S. Richard à l'e-
gard des. mauvais ecclesiastiques, et sa tendresse
ur les pauvres, en firent un des plus grands tte ts qu'eût eu l'Angleterre. Ayant un jour béni ua. pain, il. en nourrit plus de trois mille pauvres,
E mourut l'an 1255, .
À: Nous trouvons notre intérèt dans le bien qu: fous faisons aux pauvres. 2. Quel intérèt plus sols".
deque d'acheter le Ciel au prix de quelques bien
1l alla ensuite faire ses études à Oxford, :
ls. 3. I} faut qu'on soit peu persuadé de. 4 , puisqu'il est si peu de gens éharitables. *
119 4 Avr.
S. ISIDORE, Evêque.
Sidore naquit d'une famille féconde en Saints, Lorsqu'il étoit encore enfant, sa nourrice l'ayant issé dans, un jardin, trouva à son retour qu'un grand nombre d'abeilles lui couvroient le visage, « que quelques unes lui étoient entrées.dans la bou- Che, et y faisoïent leur miel, presage certain de son éloquence. En effet, dès qu'il fut en âge d'étudier, il devint en peu de tems habile dans la langue la. tine, grecque et hébraïque, dans a rethorique, la philosophie, enfin flane les plus hautes sciences. I] employa ses talens à combattre les Ariens, malgré le roi Leovigilde qui les protegeoit. S. Leandre, son frère, nee EqRe de Seville, étant mort, son clergé eut bien de te dignité. Il preute à 2 conciles tenus contre les heretiques. Il eut toujours une attention particu-
lière à ce que la discipline ecclesiastique fût exace
tement observé, et que l'office divin se celebrât avec beaucoup de majesté. Ce fut dans cette vue, qu'oue tre plusieurs ouvrages, il fit un Missel & un Brevi-
«aire qui furent long-tems à l'usage des églises dEs-
agne..Sentant sa fin approcher, il se fit porter À
‘église, & mourut au milieu de son peuple sous le
cilice & la cendre, l'an 536.
REFLEXIONS
Al sd Dieu veut étre adoré en,esprit, mais il veuf 1 ‘aussi l'hommage de nos levres. 2. Les cerémanies. © de lareligion, en .frant notre imagination; ts
ame ame doit à Dieu uh.culte intérieur MR
a peine à lui faire accepter cet. :
DE its, ayam qu'un ge, et ; boude son
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que, la ces. Il algré andre, rt, SON er cet:
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que las combign ce.S.- religieux devoit un jour. lui ar-
artiCue |
| En iepee CES SA Nons & les sauver. 2.-Que seroit-ce si au Ke
& Avril, us 8, VINCENT .FERRIER.
P’incent. Fersier naquit à Valence en Espagne
l'an 1317.- Il avait reçu de- Dieu un esprit Wet si penetrant, qu'à l'âge de, 17-ans il avoit dejà it. ses. études de theologie,. et qu’il en savoit gli ses maîtres. Il entra alors-dans l'or. dre de S.. Dominique, dont il devint une des plus éclatentes. lumières.” Le démon qui prevoyoié
racher d'âmes ne. cessoit de: le- tenter. Il suscita même des. femmes de: mauvaise vie. qui 16 sllicitèrent au peché, afin de. pouvoir ensuite le difamer. dans, le:publie. . Mais:Vincent muni ‘x secours. du: ciel .et de: la: protection de; la Ste. Vierge, triompha.des efforts: de-l'enfer. . L'Es ge étoit,un champ trop borné. pour son zèle, eferant . les .titres. de: missionnaire a lique aux premivres. dignités de Eglise. qu'on. lui of. frit, il parcourut la France, J'Itlie, .l Allemagne, l'Angleterre et .les. Pyys-Ras:, par-tout, il cone é. tant de
vertissoit, des. milliers . d'ames.. Malgré travaux, . il : pr tous, les jours. . C'éte austerité ‘et les miracles qu'il faisoit qui rentièiih æs paroles plus.efficaces. Il finit une si #qbi tarrierg à Vanngs.en Bretagne, l'an 1419.
REPFLEXIONSS.
ne cherchent qu'à seduîre Les ames,
Rver nons contribuions à leur perte. S. ‘Un En dorede Di nn pecheur stand
H& 6 Avril 8, GUILLAUME, Evèque. L
"NN Uillaume naquit à Paris vers l'an 1105. ft E | fut élevé tout jeune dans l'Abbaye de $, J Germain des Près, et ensuite pourvu d'un canoni. | pour cat dans l’église de ste. Genevieve du Mont, oùla du 12 réforme n'étoit pas établie. : Sa grande régularité dérobo Jui attira la haine de ses confrères. Pour l'éloi. église ner ils lui donnerent une cure à desservir. Mais yant 8 fe Pape ayant mis des chanoines reguliers à la té que place des anciens dont le déréglement causoit fréque: un grand scandale, S. Guillaume embrassa cet dans l' institut et fut bientôt sousprieur de cette fervente pans. c Communauté. La réputation de sa sainteté passa D sacrés, jésqu'en Dannemarck. Il y fut appellé pour ré- entier Ares un monastere de chanoines réguliers, et Îl étoit pour ître leur abbé. J1 sut les gagner par sa dou souven ceur. , Il convertit encore un grand nombre de pé- On re cheurs et plusieurs payens qui restoient dans ce D avoient pays. Sa vertu lé rendoit respectable, On étoi 2 nuée, sur-tout édifié de le voir à l'autel le visage baigné ceux «
de larmes. Le saint abbé mourut l'an 1203, le. teur,
jour de Pâques, après s'y être preparé par les envoy: #Bxercicés de la plus héroïque charité et de la pé. tn fa nitence.…,. | ie p NE | REFLEXIONS:
so A La; tudence d'un *upérieur consiste à savoir tempérer, : rmeté par ‘la douceur. 2. Trop: de
BE 0 ue
ln. ouceur aulorise le relâchem:nt, trop de fermeté, 0 rlsapris. 8. On est obéit quand en gardant #e.{émpéramment on fait soi-même ce gi
7 Avril : 119 Le Bienheureux HERMAN JOSEPH.
05. E Bienheureux Herman qui fut surnommé des Joseph à cause de sa tendre devotion CANON pour la Ste. Vierge, naquit à Cologne sur la fia t, où la du 12me, siecle. Il n'’avoit que sept ans, qu'il se rularité déroboit de.la maison pe aller dans quélque r l'éloi. église dediée à la Mere de Dieu. Prosterné: de- Mais yant son autel, il l’entretenoit avec une familiarirs à la té que la reine:du ciel sembloit autoriser par de causoit fréquens miracles. À l’âge de 12 ans il fut reçu ssa cet dans l'ordre des Prémontrés: il fit des progrès éton-, ervente pans dans la. sainteté, Il entra dans Îles ordres lé passa DD sacrés, et reçut la Prètrise.”. Alors il se livra tout Jour ré entier au feu divin dont son cœur étoit pepetré. lers, et Îl étoit quelques fois trois heures à l’Autel, ayant: sa dou« souvent des communications intimes ay Dieu... sis > de pé- On remarqua un jour que la cire des cldges qui # dans ce DD avoient brûié pendant la Messe n'étoit péint dimi- #4 Dn étoit nuée, Dieu veulant artèter par là les murmures de , small : baigné ceux des religieux qui se plaignoient. de sa len4 1
203, le: teur. Ses austérités; etiles maladies.que Dieu lui? envoya, et pendant lesquelles les hornmes l'aba % À ; droit entierement, en éprouvant sa Verre
abrégerent la temps de son exil. I] mourut l'an
ou
À pomme pendant une'uct & N'est-ce donc pas pars nous gi Mole sur nos Autels?
8 Avri, 8. GAUTIER, Abbé,
Autier naquit dans le Vieux. On n'éver.
gna rien pour son-éducation. Après avoir étudié aa mages Academies.. po lui-mê.
me esseur. ependant ‘CT aignent,. ve ro reg monde, il: prit l’habit: de S. “tard gro l'Abbaye de- Rebés, du Diacèse de Meaux. Il de. vint bientôt un. modèle de. toutes les vertus reli. ieuses. Un Paysan ayans été mis dans.les prisons la Justice Abbatiale, notre Saint s'epperçu qu'on le laissoit mourir de faim: il se-priva lui-mé. me d'une partis de ses repas & lui portoit à man< ger. : Il lui ouvrit même un jour la porte de la pri. son, & comme ce malheureux étoit fort affoibli, il
le prit sur ses épaules. & le mit en: liberté, Cette
action lui attia une rude penitence, qu'il reçut | avec humilité. Quelques Religieux établis près de Pontoise le demandèrent pour Abbé : ! ue ier mit la férveur parmi eux par ses exemples &
M ges instructions. Il établit un Monastère de Re
, ligieuses dans le Pbnthiey. Autant qu'il eut de » douceur & de charite pour-les petics, autant fais * #oit-il paroître de fermeté à l' des grands,
qu'il reprenoit librement de leurs desordres.
REFLEXIONS
sse traitoient avec ri et réser. | A | our le prochain. 3. Souvent ‘op Cindulgence que pour nous. 3. Un.jgmi
9 Avril 317 Sainte VAUTRUDE.
Autrude naquit en Haynaut vers J'an 626, Son pere Valbert, sa mere Bertille & sa sœur Aldegre, sont honorés du culte des Saints, flle épousa le Cote Madelgaite qui fut lui-mê. me un tres-grand Saint; car Vautrude après en a+ wir eu quatre enfans, lui parla si efficacement de l vanité du moude, qu'il se fit Religieux. Après h retraite de son époux, la Sainte demeura quel que tems dans le monde pour donner une sainte éducation à ses enfans. Elle eut même de grandes persecutions à essuyer de la part d'une multi. tude de femmes mondaines, qui la firent passer pour une hypocrite & une visionnaire. Elle y fus sensible; mais un Ange lui apparut & l'encouragen, Elle se retira dans une Cellule qu’on lui bâtit sur une montagne déserte. Sa reputation lui attira uni grand nombre de filles qui voulurent vivre sous sa: conduite. , Telle fut la naissance de ce Monastèrei:# ui devint dans la suite un fameux Chapitre de. : hanoïines. Quelque delicate que fut la complexion de sainte Vautrude, les instrumeus de penitence. 4 ls plus affreux lui étoient familiers. Dieu honore & vertu par d'éclatans miracles pendant sa vie &
près sa mort, qui arriva l'an 686. VA
REFLEXIONS
1, Test difhcile de plaire en mémeitenis à Dieu.
aux hommes. 2. Mais si les hommes ne nous rens:. Mbps justice, Dieu saura bien nous la tendre, ‘ Fat leur haine dès que Dieu nous.
Gé 60 e
$ MACAIRE, Evêque.
€ Aint-Macaire étoit Arménien: il vint au mon k Jde vers la fin du dixieme siecle. Macaire, Archévêque d’Antioche, som proche parent, fur aussi son. parrain. Ül l’éleva soigneusement, le recut dans le Clergé Se sentant près de s fin, il proposa notre Saint pour son successeurs on applaudit à.ce choix; S, Macaire: füt:le seu qui n'y consentit qu'avec pee. Ses vertus pa rurent alors dans tout leur eclat. Il versoit ur torrent de larmes pendant: ses prières, et le lin
ge dont il s'essuyoit les yeux, guerissoit les man
Jades. Ne pouvant souffrir qu'’onr-le traitât come me. un. Saint, il s'enfuit en Palestine. Les Sar tasins l’arrêtèrent, et- l'ayant traîne en prison, il Fétendirent par terre, lui mirent une grosse-pierr
toute. brûlante sur lestomac: mais la: nuit: sui.
‘vante. un. Ange- lé delivra. (Ce miracle: conve.
“it un grand nombre-d'infidèles. H continua st
voyages, et passa en occident. Sa reputation le ‘ suivoit par-tout, et. Dieu le faisoit connoître sut
à son passage par les prodigue les plüs éclatant,
GA Cologne, il guerit son hôte de l'épilepse
"A Malines éteignit un incendie. Il fit cesser
peste à Gand. Ce fut dans cette ville: qui ourut, l'an. 1012.
REFLEXIONS
“1, Songeons-nous.que c'est avec Dieu-.que 04 “sommes st distraitsf 2. Est-il rien de plus daté -de plus grand'que de s'entrelenir avec Dieu?
… larmes qu'on verse dans ces momens sant:
Mes aux folles joies des mondaine 4