L'EPIPHANIE
9Eglise nous rappele en cejour trois grandg ! Mystères, l'Adoration des Mages, le Bap- 4 tèue du Fils de Dieu, et son premier Miracle aux nôces de Cana; et conime dans ces trois occasions 4 ÿs la Divinité de Jesus-Christ fut manifestée aux 4 hommes, cette Fête a été nommée ÆEpiphanie, 4 c'est-à-dire, Apparition. Au tems de la Nais. | sance du Sauveur, une nouvelle étoile parut en 4 Orient. Trois Mages fort versés dans toutes Îles eciences jugèrent que cette étoile étoit celle dant Balaum avait parlé, et qui devoit être le signe d'un . Roi qui naïîtroit en Judée pour le salut des Naà tions. Ils se mirent en chemin; le nouvel Astre \ >à leur servit de guide, et ils arrivèrent en Judée. Hs déclarsrent aux habitans de Jérusalem qu'ils venoient adorer le nouveau roi des Juifs. On. Jeur dit que celui dont ils parloient devoit naître à 4 Bethlien. [ls y allerent et trouvèrent l'enfant 4 dans une Crèche, et lui ayant présenté de l'or de 4 l'encens et dela myrrhe, ils s’en retournèrent dans leur pays par un autre chemin, pour eviter Héro- 1 des, que leur arrivée avoit fort alarmé, L
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REFLEXIONS, SAR
1. Quand Dieu appele, c'est se rendre dé 1 de ses faveurs que de retarder à lui obeir. 2: L@ 4 Grace qui aujourd'hui nous parle au cœur, ne se res À butera=t-elle pas de nos d'lais ? 3. Seigncur, q te voulez-vous de moif Parlez et vous serez ober,
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Li Janviés.
SAINT LUCIEN, Martyr.
Yant. perdu à l'âge de 12 ans son pèré ct sa mère, S. Lucien, de Samosate en Syrie,
À élevé dans la Religion Chrétienne, se eonsaæra enticrement à Dieu et se retira à Edesse, aue près d'un Saint homme nommé Muacaire, qui lui gonna l'intelligence des Saintes Ecritures: il fus ensuite ordonné Prètre à Antioche. Il traduisit des Livres Saints et fit quelques ouvrages contre les Hérétiques. Ayant écrit contre les Sabelliens, 41 fut soupçcnné de l'erreur opposée. ‘Tandis qu il tyavailloit a se justifier, l'Empereur Maximin le D faisoit chercher partout. Le Saint se retira pour P quelque tems; mais un apostat l'ayant dévoncé, il À fut pris et mené à Nicomédie; l'Empereur frappé k d'un certain éclat dont il lui sembloit environné, || 1 ne lui paria qu'à travers un voile. Ne pouvant rien 4 per sur lui, il le fit mettre en prison: On : lui passa les bras et les jambes dans une machine qui lui disloguoit les os; il fut laissé dans cet |4 État 12 jours. Plusieurs Chrétiens l'étant venu voir le jour de l'Epiphanie, il se fit mettre du pain et du vin sur l'estomac, les consacra, reçu l'Eucharistie, la fit distribuer aux assistäns “E mourut en prononçant ces mots: Je suis Chretien.
REFLEXIONS
:: FE À ZE #1 diffcile d'aimer un Dieu qui nous & | > fantaimé le premier? 2. Quelle indignilé st notre | sngratitude pour. Jesus Christ alloit jusqu'à rougir du nom de Chreiien. 3. Ce nom fera notre CONSO» | lation à la mort, si nous ne l'avons pas deshonoré R pendant la vie, |
8 Janvien
+ SAINT MAUR, Abbé,
Ers l’an 500 Saint Maur naquit à Rome., Son 4 \" père, Equice, s'nateur romain, le confia ! à l'âge de 12 ans a Saint Benoit, qui. étoit alors dans le desert de Sublac. Le Saint s’en chargea avec plaisir. 1 lui ordonna un jour d'aller secous rir le jeune Plac de, qui étoit tonrhé dans un Inc 4 fort profond, Maur, sans rien repliquer, entre à dans le lac, marclie avec assurance sur Îes eaux, 4 et en retira Placide. S. Benoit, quelque tems avant de mourir, l'envoya en France. I y fonda en 49 àns cent vingts monastères, dont je premier Î fui celui de Glanfieu. II devenait, de jour en jour, plus célèbre par les miracles qu'il opéroit. Un ars chitecte étant toubé du haut d'un échafaud, ] Saint accourut, et le trouvant mort; ille ressuiss "4 cita en faisant le signe de la Croix. Le servitbié de Dieu sentant que sa fin approchoit, se pen É* de la charge d'Abhé, qu'il n’avoits acceptée qu’as M vec repugnance, et se retira dans une cellule, où : il passa deux ans et demi dans une Oraison contis nuelle. Le D°mon lui livra de violens assauts, mais plein de confiance en Dieu, il les repoussoit 4 ar la pri re. 11 mourut l'an 584. Sa Fete se ce“ | | Ébre le 15 de ce mois, qui fut le jour de sa mort, !
REFLEXION Se
1. L' crane n'a rien de dur, quand on consis | ère Dieu dans l'homme & qui on obeit. 2. Hi cons en coûte pour obeir narce que nQUS nous estimons trop nous-mêmes. 3. Ua Dicu oheissant jusqu'à la aort ne doit laisser aucnn pretexte & ngbre or gueil. À
19 $ Janvier.
JULIEN sr Ste. BASILISSE, Mart,
Ans le tems de la persecution de Dioclétien, à
| D: Jaiut Julien naquit à Antioche. Dès son enauce il tit paroitre beaucoup de pietée. A l'âge de d À 18 ans il it vœu de chasteté perpetuelle. Cepen- di D dunt sa mere qui l’aimoit tendrement Jui avoit fu D trouvé un parti digne de lui, Il fallut obeir et I! } épouser iasdisse: C'étoit une jeune fille qui pose or } sedoit toutes les qualités qui peuvent readre un q mariaze heureux. Les noces se celebr’rent, I" Ms deux époux s'écant retirés, Julien parla à }': Btsilisse des avantages de la virginité avec tant C élnquence, qu'elle ne balança pas à s'engager es le-Mène vœique son époux. Les Anges a:
ur 28 de cette résolution leur firent voir leurs 3 ve Magna écrits dans le Livre de vie. La persecae p' PPALSUINt à s'ailumer, l'orage tomba sur Julien, Ji MT fut ps et mené ay juge qui | le condamna a être gt D foactté. Un Officier qui s ‘approchoit de trop près la | Éd: Lrtyr eut l'æil crevé d'un coup de fouet, 5 de D Julisa le gaerit. Ce uniracle ayant converti plue rit | sieurs Paye. as, le Juge fit pro: aptement tranc her an } Ja tête au Suint elq Le tens Auparavant Saine jai hte Dasilisse avoit rendu soû esprit à Dieu. se an REFLEXIONS. le
. L. L'iomme charnel ne comprend point quel est le
D prix de la chasteté. 2. Quune âme est heureuse M Le al'elle n'a d'autre epaux que Jesns-Ohrist. 3. | Un homne vraiment chaste est un Ange dans un re
| Corps terrestres
10 Janvier.
SAINT GUILLAUME, Evèque.
Ers le milieu du 12e siècle, naquit Saint# Guillaume. 1] descendoit des imçiens comtes.
de Nevers. Ayant renoncé « toutes les grandeurs du monde pour embrasser l'etat ecclesiasti Jus il fut faic chanoine de Soissous et ensuite de Parissc 1! avoit une. devotion singulière pour le S, Saorement. Ses plus doux momens etaient ceux qu'il passoit devant les autels. Il:entra dans 4 l'Ordre de Grammont, La division qui s'y mit | l'ayant determiné à en sortir, 1l choisit celui da M Citeaux. Ce fut alors qu'il s'abandonna à cet ! esprit de ferveur dont il ctoit animé, [1 [ut fait 4 abbé de Chalis. L'archevèque de Bourges etant 4 veau à mourir, on s'adressa à l'ordre de "Citenut 4 ôur lui trouver un successenr. Le choix tome ke sur Guillaume. Il fallut l'autorité du S. Siège pour lui faire accepter cette digniié, Guils: Jaume n'en protita que pour exercer avec plus : de liberté son zele pour la religion et sa chas rité pour Îles pauvres. Il les appelloit ses Crée 1 auciers et leur distribuoit tous ses revenus. Le-% jour des Rois comme il préchoit Gans son Eglis | se, il dit le dernier adieu à sou peuple en ‘lui ; annonçant sa mort, qui arriva quatre jours apris | l'un 1209.
REFLEXIONS
1. Une communaulé € où la charité est bannie, ressemble à un enfer. 2. Il est aisé de bier vivre À avec les autres quand on sait ercuser leurs de nd 4 3. C'est à cet esprit de paix et d'union qu'en ren à connoit les vrais Chvetione,
11 Janvier.
S. THÉËODOSE, Abbs.
Peu près l'an 423 naquit Saint Thcodo- | se dans un village de Cappadoce. Il fut levé dans la pieté, et y lit de grands progrès. RAyan embrasse l'état ecclesinstique, il resolut de visiter les licux Saints et de se consacrer enguite à la retraite, If choisit l'inatitut des Ce pubises cons Île pius parfait, La reputation de: sa saiateté se repandit partout; il alla se ca cher dans un grotte profonde. On vint encore Pytronver, et lens eds chix qui voulurent se ranger sous sa conduite fat si grand, qu'il se MBuit oolige de bitr un monastère pour plus de mille moines quil conduisit avec une sagesse ade Mirable. Sa charité pour les pauvres “alloit si foin qu'il leur donnoit souvent toutes les provie Igions du monastère; mais Dieu par une faveur lapsciale bai lusoit trouver plus qu'il n'avoit donné, HAyan enter ti parler des ravazes que causoit Dore des watichiens, quitta son desert dont p!
‘etoit poini sordi depuis 59 ans. 1l parcoue ge
| À sie rs villes de la Pales tine, aniua pare G gtout les Fidôies : conscrver leur foi, et vint vi erouver ses Religieux. Il mourut âgé de 106 aus. rc
REFLEXIONS. l'a
D 1. Pourquoi se défier dela Providence? Nous letlle manqué au besoin? 2. Plus on espère en BD:ru, plus il est attentif à nos vrais intérêts. 3, Celui qui aïme trop les tien temporels mérite de pl per dre ceux du Cick C
un * 4 d
{2 Janvier, 23 | 8. BENOIT BISCOP, Abbé,
9An 698 naquit Saint Rencit Piscop en 4
4 Angleterre dans le orthumberland, IH 4 fut élevé à la cour, sars cependant y prendre! l'esprit du monde. Il porta les armés et se dise% tiugua dums cette profession per sa bravouresli mais à l'âge de 25 aux il quitta ses emplois, seg% parens et tout ce qu'il possédait, ‘ét alla à Atos me, Quelques aflaires le rappclèrent dans 400% pavs; maisil en sortit le platot qu'il pût. Eeg4 tombeaux des martyrs et les autres lieux Saints 4 de Ronie animoient sa pifté. C'étoit là qui! pile : soit cet vsprit de charité .et d'abnégation quis animoit les preniers Chrétiens” Aussi fit-il en * cette ville jusqu'a 4 voyages. Il entra dans l'or dre de S. Benoit et fit son Noviciat à Lerins, # Le pape l'envoya en Angleterre où il travailla à avec zele au salut de ses compatriotes. FPour# lenr donner une haute idée de la religion, il s'ap-# pliqua a enibellir les églises par de saintes Imash ges et d'autres ornements. Il y établit le Chang! Gregorien et toutes les cérémonies romaines. Saf vie sainte contribua surétout aux progres de a“ rcligion. Dieu l'éprouva les trois dernières années" de sa vie par une cruelle maladie. II mourut" l'an 705. L