CHAPITRE I
DE LA CONFlIiMATION EN ELLE- MÊME.
865. § LDe LA Matière, leVoîgnée ; c'est d'après le décret aux Arméniens : « Le Chrême, bénit par l'Evêque, et composé d'huile qui signifie la pureté de la conscience, et de baume qui signifie la bonne odeur d'une réputation intègre. » Il esicerlain que pour la raUdUé,\[ faut l'huile d'olive, et que pour la licéité il est requis sub (jravi, qu'il y ait du baume dans l'huile et que le tout soit bénit par l'Evêque.
DIEU SANCTIFICATEUR
866. Mais il y a controverse entre les anteurs sur les questions suivantes : h Le baume estil requis pour la validité? Une première opinion le nie ; la seconde opinion plus commune et plus probable l'affirme. A l'article de la mort, on pourrait sous condition, donner la confirmation à un malade avec l'huile bénite par l'Evêque, si le St Chrême faisait défaut. L. 1. G. 162, 2» Est-il nécessaire à la validité que le St Chrême soit bénit?
Quelques-u)is le nient; niais on doit suivre l'opinion qui l'affirme. 30 Est-il nécessaire à la validité qu'il soit bénit par l'Evoque. Plusieurs théologiens pensent que le Pape pourrait donner à un simple prêtre le pouvoir de bénir le St Chrême; mais il faut suivre en pratique l'opinion contraire comme étant plus sûre.
L. 1. (i. 1G3. On ne peut sans péché grave employer un Chrême plus ancien que celui qui a été bénit au dernier Jeudi-Saint.
867. II. Sur la matière prochaine, il y a trois opinions. La première dit que c'est l'imposition des mains que le ministre fait au commencement de la cérémonie sur les confirmants en récitant l'oraison : Omnipotens sempiterne Deus, etc. Celte im- ■ position des mains est du moins une partie importante de la cérémonie. On doit donc avoir soin que tous les confirmants y assistent.
La seconde opinion dit que la matière du sacrement est double, et comprend la première imposition dont nous venons de parler avec l'oraison correspondante pour forme, et de plus l'onction du St Chrême avec ces paroles :
Signo te signo crucis et confirmo te chrismale salutis in nomine Palris elFiiii et SimntûsSancti, et chez les Gr«cs : Signaculum
dont Spiritûs Sancti. Enfin la troisième opinion que StLiguori appelle très cerlaine, enseigne que la seule onction du St Chrême avec l'imposition des mains qu'elle suppose, est la seule matière du sacrement, ef que les paroles qui l'accompagnent en sont la seule forme ; on ne doit pas confirmer de nouveau ceux qui n'auraient pas été présents à la première imposition des mains. D.
868. C'est de 1 essence du sacrement : 1" que l'onction soit faite sur le front, comme l'enseigne l'opinion la plus probable ; 2" qu'elle soit faite en forme de croix ; 3° qu'elle soit faite avec la main du ministre et non par le moyen d'un instrument. L. 1.
6. 16i, 166. Ce n'est pas nécessaire pourla validité, mais, sous peine de faute grave, il faut que l'onction soit faite avec le pouce droit du ministre. Si ce doigt était empêché, il est quelques auteurs qui pensent que le ministre pourrait se servir d'un autre.
869. § II. Sur la forme, il y a la même controverse que sur la matière ; mais d'après le décret aux Arméniens, la forme ce sont les paroles : Signo le, etc. Donc ces paroles sont l'unique forme de la Confirmation. Ce serait un changement substantiel que d'oinettrel'invocalion de la Ste Trinité, ou même un des mots suivants : Signo,con{înno, te, signo, cruris, ctirismate, salutis. Les auteurs regardent communément comme valide la forme des Grecs.
Art. II. De l'institution divine.
870. Voir n" "56. On croit communément quece sacrement aélé institué, la nuit de la Cène ; on le conclutde la pratique de bénir le St-Chrême le Jeudi-Saint. L.