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ZOOLOGIE CHAPITRE IX LES ORGANFS DES SENS

Au cours de l'étude assez développée que nous avons faite du mécanisme animal et principalement humain, nous avons certainement acquis la conviction que ce mécanisme. est d’une perfection bien grande; dans tous les détails anatomiques et physiologiques, nous avons dû reconnaître la puissance, la sagesse et la bonté du Dieu Créateur, qui a donné à notre âme une enveloppe et une demeure aussi bier agencée.

Mais ame va-t-elle rester, dans sa demeure, isolée du reste de l'univers ?

Au contraire, suivant le plan divin, l'âme doit être en communication constante avec les choses matérielles ; olle doit connaître et utiliser leurs propriétés; elle doit se garder des objets dommageubles, poursuivre et obtenir les objets utiles. Tout cela est nécessaire à l'âme, pour

u’elle puisse remplir son rôle ici-bas. Ce pouvoir

‘entrer ainsi en relation avec la matière, c'est la sensiae qui est le caractère absolument distinctif du règne animal.

On nomme SENS les facultés qui permettent à l’âme de recevoir l'impression des objets extérieurs. Les ORGANES DES SENS sont les instrumenis destinés à recueillir pour elle cette impression. f

Chez l'Homme et la plupart des animaux, il y a cinq sens, 985 sont: le toucher, le goût, l'odorat, oute et la vue. Nous allons, dans les pages suivantes, étudier brièvement le mécanisme de chacun de ces sens.

lo Sens du toucher

Lorgane du toucher, sens par lequel nous éprouvons

. le contact des objets extérieurs, e est la PEAU, qui enve-

loppe tout le corps. La peau se compose de deux parties superposées : l'épiderme et le derme.

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rose du visage, qui devient pâle quelconque, le sang se retire des vaisseaux. Comme il

L'épiderme, enveloppe mince et légère, est la partie la plus extérieure de la peau. Il se renouvelle sans cesse du dedans au dehors: les cellules extérieures, se desséchant et tombant, sont continuellement remplacées par des cellules qui se forment rapidement à l'intérieur. C’est l'épiderme qui produit la matière colorante de la peau, qui est — blanche chez les Blanes; ce blanc

Fig. 87.—Coupe verticale de la peau (très grossie). de la peau et le rouge du san ages la coloration

orsque, pour une cause

ie. 37.1, épiderme.—2, derne aisseaux ins dans le ds. tube la 2 sudori —6, inégalités d l’épiderme, correspondant aux aan de dore donPare. 6 inégal taot. —8, vaisseaux

illai sanguins. —®, glande sébacée (graisseuss} à la racine du poil. —

n'y a pas de nerfs dans l'épiderme, il est insensible. Le

contact fréquent d'objets durs le rend plus épais, c

2 explique que les ouvriers ont souvent les mains euses.

Le derme, qui est la couche la plus profonde de la

u, est comme une sorte de feutre composé de fibres, et traversé par des vaisseaux sanguins et filets nerveux. C'est en dessous du derme que s'accumule la graisse, que l'on appelle lard chez certains animaux. Le derme soumis au tannage devient le cuir.

Dans le derme de la peau, il y a deux sortes de glandes: les glsndes sudoripares, produisant la sueur qai arrive à l'épiderme par les petites ouvertures nommées pores, et les glandes sébacées, sécrétant une matière graisseuse qui maintient la sou des poils. Enfin, tout le derme

cause des fibrilles nerveuses 8 y aboutissent. Plus

ces papilles sont nombreuses et plus |

recouvre est de mince épaisseur, plus aussi la sensation 25 Pis ee t surtout, chez dore à

ume de la main dernière phalange des doigts.

ge que le sens du toucher puisse s'exercer, il faut:

eue weg Ÿ. de l'extrémité des filets nerveux des papilles; 2°, la transmission au cerveau, par les nerfs, de cet ébranlemeñt; 3°, une certaine attention de l'esprit à l'objet qui a provoqué us reçue. C'est faute de cette attention, qu un individu, complètement absorbé r une occupation quelconque, peut ne pas 8 a rcevoir u froid, ete. D'autre part, un excès d'intensité dans les impressions reçues uit la douleur.

A la peau peuvent être attachés divers appendices, dont les principaux sont les suivants :

1° Les ongles, lames cornées recouvrant l'extrémité des doigts et sécrétées par e Ils croissent par leurs racines et par toute leur surface interne. = griffes et les sabots sont eon de des ongles modifiés. Les cornes ont la même composition chimique que les ongles.

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2° Les —— „qui sont les cheveux, la barbe, le duvet, ete., et iffèrent beaucour suivant les Ages et les races. 8° qui recouvrent le corps des oisen K.

4° Les écailles, que porte la peau des poissons. On y

ra les plaques osseuses des Crocodiles, Tortues, ete. ous les animaux ont le sens du toucher; mais ils l'exercent E des organes différents: le Singe, par la main; l'Eléphant, par la trompe; le Chat, par les poils de sa lèvre supérieure; les a, par leurs lèvres on leurs barbillons; les insectes, par leurs antennes: ete.

C'est par le goût que nous connaissons la saveur des aliments. La langue, qui joue déjà un grand rôle dans la parole, est aussi l'organe du goût. Ce sens s'exerce à l'entrée du canal digestif comme pour nous mettre en garde centre les aliments nuisibles et nous porter, au contraire, par l'appétit, à prendre volontiers les aliments

nécessaires au soutien de notre pes d

La langue est attachée au f. e la bouche par sa base et par le let qui ly réunit en dessous. Sa grande facilité de mouvement est due aux fibres musculaires dont elle est formée et qui s’entre-croisent dans toutes les directions.

Mais comment s'exerce le sens du , ? ;

II y a, sur la face supérieure de la langue, de petites saillies nommées papilles et qui jouent le principal rôle dans l'exercice du goût (la Fig. 38 fait voir, en o et en d, les diverses sortes de 5. Dans chacune de ces pe” arrivent des -brindilles nerveuses, qui reçoivent

impression des saveurs provenant des objets avec lesquels la langue vient en contact. Mais pour qu'il y ait ainsi 13 des saveurs, il faut que les objets soient i „ au moins partiellement. La salive, outre le rôle u elle joue dans la digestion, facilite donc aussi l'exercice u goût.—Le sens du goût réside à l'extrémité, sur les et principalement à la base de la langue. La pointe perçoit mieux les saveurs douces; la base est surtout sensible aux saveurs amòres

Quand Todorat est émoussé par le rhume de cerveau, on cesse de goûter certaines substances. Cela est ee ce que ces substances, telles que les rôtis et la plupa des liqueurs, impressionnent très peu les 22 de la

erfs

langue, mais agissent fortement sur les nerfs des fosses

Fig. 38.—Langue de l'Homme.

nasales, qui communiquent, comme on sait, avec la bouche. On sent done plutôt ces substances, en les mangeant, qu'on ne les goûte réellement. Mais on voit bien . rquoi, dans le cas de l“ enrhumement ”, on semble ne plus en percevoir la saveur. ö

—— de la langue. —b, racine.—c, d, papilles.

Fig. 88.—4 u —e, neris de la e.—f, os hyoïde.—g, cavité du larynx.

3 n'existe que chez les animaux vertébrés,

et elle de grandes différences dans les diverses asses d'animaux. On connaît peu de chose de l'organe du goût chez les invertébrés.

30 Sens de Todorat

L'odorat est le sens par lequel nous percevons les odéurs. L'appareil qui sert d’organe à ce sens se compose de deux parties: le nez et les osses nasales.

Le NEZ communique avec le dehors par les deux narines, et avec 5 par l'ouverture postérieure des fosses nasales. Une cloison cartilagineuse le partage en deux cavités intérieures qui sont comme les vestibules des fosses nasales.

FOSSES NASALES font suite aux cavités du nez, et sont creusées dans l'épaisseur des os. Une cloison osseuse les sépare l’une de Pautre. Dans chacune des fosses

Fig. 39,—a, nerfde l’odorat'dans le oornet rieur du ne. b, cornet 5 pan Lu as ee Rara

— nmrdnnnte tasse HUE .

nasales, il y a trois replis osseux, que l’on nomme cornets du nez, et qui augmentent la surface où s'exerce rs

La peau qui tapisse les fosses nasales se nomii mn pituita ire. C'est elle qui à proprement dire est le véritable organe de l’odorat, pui ue seule elle est sensible aux odeurs, et encore ne l'est-elle que dans sa

rtie, très limitée, qui recouvre le haut de la cloison et Le rois des fosses nasales. 3 est très facile, maintenant que nous connaissons l'appareil olfactif ou de l’odorat, de comprendre comment on sent, conment on perçoit les odeurs,

II faut bien savoir, d'abord, que les odeurs ” sont des particules, extrêmement fines, qui se détachent des corps et flottent dans l'air environnant. Quand on aspire l'air par le nez, comme cela se fait incessamment pour le besoin de la respiration, ces particules sont entraînées avec l'air aspiré et viemnent se fixer sur la partie sensible de la muqueuse pituitaire (continuellement lubrifiée par le “ mucus nasal” que sécrètent des glandes spéciales).

Ces particules, en se fixant sur la 3 déterminent une impression que le nerf olfactif, par ses ramifications nombreuses, recueille et transmet au cerveau. Et l'âme, alors, juge que tel ou tel objet matériel est dans le voisinage; en d'autres termes, le sens de Todorat a été mis en activité, on a senti.

II ne manque pas d'animaux vertébrés, comme le Chien, le Renard, etc., qui ont Fodorat plus fin que celui de l'Homme. La trompe, le groin, le mufle, ete., ne sont que des genres différents d appareil olfactif. Les oiseaux

et les ont l'odorat peu développé. Quant aux e N on est peu fe aa sur les organes olfactifs dont ils peuvent être pourvus.

40 Sens de l'ouie

Le sens de l'ouïe, qui a pour objet de percevoir les

sons, est encore un moyen que le Créateur a donné à

- Homme et aux animaux pour entrer en relation avec les autres êtres animés et reconnaître certains objets

matériels. Pour apprécier son importance, il suffit de considérer qu'il nous permet d'entendre ia parole, le ‘Chant, la musique.

On sait que le son résulte d’un état de vibration des corps. Tout le monde, en certaines circonstances, a vu les vibrations sonores d’une corde, par exemple, a senti vibrer un plancher, par exemple, dans le voisinage d’un

i e puissant. Ces vibrations sonores se communiquent à Fair qui les propage dans toutes les directions. Et voilà les sons ou les bruits qui par l'air arrivent à l'oreille des animaux. Mais comment l'animal reçoit-il l'impression des sons, comment ente: il, enfin? Une coufte

Fig. 40.— Oreille de l'Homme, étude de l'oreille de l'Homme, le plus compliqué et le plus parfait des appareils auditifs, va le faire comprendre en une certaine mesure. Suivons done la marche d’une onde aérienne sonore (ébranlement sonore de l'air).

. 40, — villon ou ue auditive. —B, conduit auditif externe, 5 tympan. — D, caisse d

ML, marteau. —G, canaux sems-citeulaire, — II. Haben. f. —

L'appareil auditif de l'Homme comprend trois parties: l'orstllé re ge l'oreille et doreille in 8 1° OREILLE EXTERNE. —L'onde sonore est recueilliie d'abord par le pavillon (Fig. 40, A), ses formes irrégulières aident précisément à * ce rôle de ccleuteur des sons; puis elle s'engage dans le conduit auditif (B). Ce conduit, nommé vulgairement tuyau de l'oreille, n’est long que d'un pouce environ. Il est creusé dans l'os que l'on 22 rocher. Des poils raides à l'entrée, puis la cire (cérumen) produite par des glandes, empêchent jusqu’à un certain point les corps étrangers de pénétrer dans l'oreille.

2° OREILLE MOYENNE.-—-Le conduit auditif aboutit à uue membrane mince, tendue en travers, et qui le ferme complètement: cette membrane, qui est comme une peau de tambour toujours prête à vibrer, c'est le tympan (Fig. 40, C).—En dedans du tympan, est une cavité nommée caisse du tympan (D), et dont l’intérieur est en communication avec l'air extérieur par la trompe d'Fustache (I), eanal long d'environ un pouce et demi et qui arrive en haut de Tarrière- bouche (pharynx) — La caisse du tympan offre encore deux petites ouvertures, situées du côté interne et fermées aussi par des membranes: on les nomme fenétre ovale et fenétre ronde Fig. er eee (Fig. 42, 4 et 19).— Dans la caisse du due Gros} tympan, il y a une chaîne de petits os, attachés l’un à l’autre, et qui s'appuient d’un côté sur la membrane du tympan et de l’autre sur la membrane de la fenêtre ovale. On nomme ces petits os, dits les osselets de l'ouïe (Fig. 41): le marteau, l'enclume, l'étrier et le lenticulaire (celui-ci, qui a la grosseur d'un grain de sable, est placé entre l'étrier et l’enclnme). Cette chaîne d'osselets peut s'allonger ou se raccourcir un peu, et par la- m. ne elle tend ou distend légèrement les membranes des deux côtés de la caisse tympanique, comme

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