CLASSES INFÉRIEURE DU RÈGNE ANIMAL
it vivent dans les mers tropicales. Leurs principaux orga- RS nes sont des tentacules qui servent à capturer les proies
(ces fleurs sont des polypes distincts). D'autres de ces polypes finissent par constituer, dans la mer, des récifs ormés de leurs enveloppes calcaires.
70 Les éponges
- Autrefois, on classait les éponges parmi les végétaux, d'autant mieux qu'elles n’ont ni vus ni canal digestif, ni tentacules pour saisir leurs proies.
Toutes jeunes, elles ont la forme de petites boules agiles dans les eaux; plus tard, elles se fixent sur des rochers et se développent chacune en une éponge ou colonie d'éponges. Ces animaux sont de consistance gélatineuse, à filaments cornés sur lesquelles sont placées les cellules vi- 5 5 vantes, qui se nourris- Fig. 121.—L'Eponge.
sent à même le courant d'eau qui les baigne constamment. Les éponges dites de toilette proviennent surtout
de la Méditérranée et de la mer des Antilles; mais il faut, avant de les utiliser en cette qualité, leur faire subir un traitement particulier. à
80 Les animalcules microscopiques
Avant que l'on eût inventé le microscope, on ne sou çonnait même pas l'existence du
monde des “infiniment petits”, que l'œil humain n’est généralement pas si d'apercevoir. Ces animalcules, qui composent le groupe des protozoaires, forment un grand nombre d'espèces différentes et pullulent partout. Beaucoup de ces espèces vivent en parasites dans les diverses parties du corps de l’Homme et des animaux, et leur occasionnent parfois dès maladies redoutables.
5 | Ces animaleules, par la simpli- Fig. 122.—Les Nootiluques. Cité de leur organisation, sont au 3 5
de la série animale. Ils n ont aucune
trace d organes, et ne manifestent leur vie que par les fonctions du mouvement et de la nutrition. Chaque espèce a des habitudes très curieuses à étudier.
Des groupes nombreux constitués par ces petits êtres, nous mentionnerons seulement: 1°, les Znfusoires, pullulant dans les eaux, douces ou salées, qui contiennent des matières organiques en décomposition; 25, les V. octiluques
ui, de plus forte taille, atteignent la grosseur d'une tête d'épingle. Ils 8e multiplient parfois au point de donner à la mer une teinte rouge ou laiteuse durant le jour, et de la rendre, la nuit, lumineuse ou phosphorescente. Ce
hénomène de la phosphorescence de la mer est partieußer aux mers tropicales; on observe pourtant quelquefois dans le bas Saint-Laurent, au moins depuis Tadoussac.
+ TABLE GÉNÉRALE DES MATI ÈRES Evrmonucrièn— Généralités sur l'histoire naturelle Loorom—Notions préliminaires PREMIÈRE PARTIE ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE Vue d'ensemble sur l'anatomie et la physihlogie de l'Homme 4
CuarrrRe 7 CHAPITRE