‹ Abrégé des œuvres de ProudhonChapitre 148 sur 170 · IMPÔT SUR LE REVENU FONCIER · texte numérisé non relu

IMPÔT SUR LE REVENU FONCIER

Puisque, en fait d'impôt, toute prétention à la justice est fatalement utopique, voici quelle fut un jour mon utopie : l'impôt sur la rente foncière, dont l'idée appartient aux physiocrates.

Toutes les combinaisons dont est susceptible l'impôt ont été essayées, et l'arbitraire, la contradiction et l'iniquité s'y retrouvent sans fin. Pas un impôt dont on ne puisse dire qu'il est un empêchement à la production, et,

parla répercussion sur la masse, on peut ajouter: pas d'impôt qui ne soit un auxiliaire du parasitisme contre le travail et la justice.

Le peuple, toujours dupe de son imagination, est favorable à l'impôt somptuaire. Il applaudit aussi à l'impôt progressif qui lui semble devoir rejeter sur la classe riche le fardeau qui l'écrase.

(Je ne suivrai pas Proudhon dans tous les détails de l'impôt sur la rente foncière, car il le réduit tout d'abord à peu de chose sur le budget actuel.)

Pour bien comprendre, dit-il, cette théorie et en saisir toute la justesse, il importe de ne pas perdre de vue qu'elle exige comme conditions préalables le remboursement de la dette publique, l'organisation du crédit et de l'hypothèque, le rachat des chemias de fer, des canaux et des mines, la réduction des gros traitements, l'institution de sociétés ouvrières. Dans l'état actuel des choses, il est clair que l'affectation exclusive de la rente foncière à l'impôt, se résolvant en une confiscation de la propriété foncière, serait subversive et inique.

(Puisque cetimpôLne peut être établi, d'après l'auteur, même, dans les conditions de la société actuelle, on n'a que faire d'en connaître la théorie complète.)

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