LE CHRISTIANISME ÉTAELL—MŒURS DES PAJENS.—PRE- MIER SIÈCLE
Q. Quel était l'état du monde à la mort des Apô tres?
R. A la mort des Apâtres, deux sociétés étaient en présence'et sur le point d'en venir aux mains ; la société païenne, usée de crimes et de débauches, et la société chrétienne, jeune et brillante de vertus ; Rome était alors la capitaie du monde et le centre de l’idolâtrie,
Q. Dites-nous ce qu'était Rome ?
R. Rome était une ville immense viron cinq millions d'habitants, ‘huit cents établissements de bains et quatre vent vi dans lesquels on adorait trente m
de tout ce qu'on peut dire, Q. Quelle étai
nités répandues sur toute la terre Q. Quelles étaient leurs mœurs ?
Les mœus étaient telles, qu'on roungirait de le dire. C'est assez de Savoir que tous les crimes les plus révoltants étaient autorisés par la religion, par le silence des lois, par la Coùtume, et qu'ils se commettaient publiquement par les enfants et par les vieillards, par les grands et par le peuple,
Q. Quelles étaient leurs lois ?
R. Leurs lois étaient des lois de haïne et de cryauté
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| PAJENS.—PRE-
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DE PERSÉVÉRANOR 285
l'oppression la plus dure pesait sur tout ce qui pouvait être opprimé.
Q. Sur qui ?
R. 10 Sur la femme : elle était d'abord esclave de son père, qui pouvait la tuer ou la vendre, puis de son mari, qui pouvait la vendre ou la renvoyer suivant ses caprices ; 20 sur l'enfant : les lois permettaient de le faire périr avant sa naissance : elles l'ordonnaient même en certains cas ; elles permettaient de le tuer, de l'exposer, de le vendre, quand il était né, et la religion le choisissait de préférence pour l’égorger ou le brûler en
des bêtes ; on les marquait au front d'un fer rouge : pendant le jour, on les excitait au travail À grands coups de fouet ; pendant la nuit, on les enfermait enchaînés
qu'on égorgeait sur la tombe des vainqueurs, qu'on forçait de s'égorger entre eux dans l’'amphithéâtre pour amuser le peuple, et qu’on réduisait en l'esclavage.
Q. Continuez la même réponse,
R. 50 Sur les débiteurs : la loi permettait au créancier de mettre en pièces le corps de son débiteur insolvable ; 60 sur les Pauvres : on les appelait des ani- MAUX impurs ; on insultait À leur pauvreté, et, pour s'en débarrasser, un empereur en fit charger trois vaisseaux qu'il fit couler en pleine mer : telle était ltome Païenne quand saint Pierre y arriva,
Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, 7e dirai
| Chaque jour une Prière Peur la cpnversiqn des infidèles.
286 ABRÉGÉ DU oaTÉOHIEUE
Vle LEÇON.