‹ Abrégé du catéchisme de persévérance, ou, Exposé historique, dogmatique, moral et liturgique de la religion depuis l'origine du monde jusqu'à nos jours [microforme]Chapitre 131 sur 222 · D LE CHRISTIANISME CONSERVÉ ET PROPAGÉ-—SAINT · texte numérisé non relu

D LE CHRISTIANISME CONSERVÉ ET PROPAGÉ-—SAINT

OÙ PERSÉVÉRANCE 331 six pièces d'argont ? Combien de qu'une natte de jonc pour s'y coucher ! Dieu soit loué! c'est la première et la dernière fois que je me sers de cette couverture,” Et dès le matin il la fit vendre,

Q. Où mourut saint Jean l’Aumônier ?

R Saint Jean l'Aumônier, Parvenu à une grande

mourut dans l'ile de Chypre, laissant pour toute fortune une seule pièce de Monnaie, qu'il fit don. ner AUX pauvres

Q. Comment Dieu punit-il les Perses qui avaient ravagé Jérusalem ?

R. Dieu punit d'une manière éclatante les Perses qui avaient ravagé Jérusalem : l'empereur Héraclius donna d'abord un coup mortel à leur empire, par une grande victoire qu'il remporta sur eux, après laquelle leur roi, Chosroës; qui avait pris Jérusalem et enlevé la vraie Croix, fut assassiné Par son propre fils.

Q. Que devint la vraie croix ?

R. La vraie croix fut rendue, encore enfermée dans son étui scellé du scean du patriarche de Jérusalem, et apportée en triomphe dans cette ville,

Pauvres qui n'ont

Je prends la résolution d'aimer Dieu Par: dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et,in témoignage de cet amour, Je ne passerai

de la croix.

XXXe LEÇON ;

SOPHRONE* —SIXIÈME CONCILE GÉNÉRAL ,—SAINT WILLBROD , —9gpp-

TIÈME ET HUITiÈME SIÈCLUS.

Q. Qui porta le dernior Coup à l'empire des Perses ? R. Celni qui porta le dernier Coup à l’empire des Per-

Lses fut Mahomet. Mahomet naquit à la Mecque, ville

d'Arabie, de parents obscurs : les crimes ne lui coûtaient

ABRÉGÉ DU OATÉOHISME

rien quand il s'agissait de satisfaire ses passions : pour

dominer plus sûrement les Arabes, dont un grand nom-

bre étaient encore idolâtres, il imagina de leur donner une religion.

Q. Quelle est sa religion ?

R. La religion de Mahomet est un mélange bizarre du Christianisme, du Judaïsme et de l'idolâtrie : elle enseigne que l'homme n’est pas libre ; elle autorise les péchés les plus honteux, et promet à ses sectateurs, pour récompense dans l'éternité, des plaisirs sensuels.

Q. Qu'a produit cette religion ?

R. Cette religion à produit l’avilissement et la corruption, l'esclavage et la barbarie ; tândis que la Religion chrétiente a purifié les mœurs, aboli l'esclavage et civilisé les nations.

Q. Comment Mahomet établit-il sa religion ?

R. Mahomet établit sa religion par le glaive. T1 disait: Crois vu mœurs. C’est à la violence et à l'amour du Plaisir que Mahomet doit ses succès, au lieu que les Apôtres ont établi la Religion chrétienne en mettant un frein à toutes les passions et en se laissant égorger.

Q. La religion de Mahomet est-elle une ?

R. Tandis que la Religion chrétienne est une, le Mahométisme s’est divisé en une multitude de sectes : en en compte plus de soixante.

Q. Quelle fut la fin du Mahomet ?

R. Une femme juive, voulant s'assurer si Mahomet était vraiment prophète comme il le disait, empoisonna une épaule de mouton qu’elle lui servit : le prétendu prophète ne s'en aperçut qu'après en avoir mangé, et mourut misérablement.

Q. Comment finit l'empire des Perses ?

R. Omar, un des lieutenanis de Mahomet, déclara la guerre aux Perses, tua leur dernier roi et anéantit leur empire ; après quoi les mahométans réduisirent en servitude toutes les provinces d'Orient qui avaient enbrassé l’hérésie.

Q. Quelle autre calamité affligeait l'Eglise ?

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DE PERSÉVÉRANOR 333

R. Une autre calamité affigeait l'Eglise : c'était l'hérésie-des Monothélites, Ces hérétiques prétendaient qu'il n’y a qu’une seule volonté en Notre-Seigneur, quoiqu’il y ait deux natures ils furent condamnés au sixiè. me coucile général tenu à Constantinople en 680.

Q. Comment Dieu cOnsola-t-il l'Eglise ?

R. Dieu consola l'Eglise par la vie angélique d'un Saints qui réparèrent les scandales et les crimes occasionnés par l’hérésie : de ce nombre fut saint Anastase, solitaire du mont Sinai.

Q. Comment Dieu répara-t-il ses pertes ?

R. Dieu répara les pertes que l'hérésie et le mahométisme faisaient faire à l'Eglise, en Convertissant de nouveaux peuples, tels que les Frisons, les Hollandais et une partie des Danois : le missionnaire qui leur porta

l'Evangile fut saint ‘Willbrod, religieux bénédictin d'Angleterre, envoyé par le Pape Sérgius.

chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je prendrai

bien garde de ne jamais résister aux inspirations de La grâce.

XXXIe LECON,

LE CHRISTIANISME CONSERVÉ gr PROPAGÉ.—SAINT BONI- FACE.—MARTYRE DES RELIGIEUX DE LÉRINS ET DE SAINT ETIENNE, SOLITAIRE,—HUITIÈME SIÈCLE,

Q. L'Eglise ne fit-elle pas d'autres conquêtes ? R. L'Eglise fit d’autres conquêtes plus étendues :

bénédictin d'Angleterre, que le souverain Pontifé

prêcher dans tout le nord de urope.

Q. Que fit le saint après avoir reçu sa mission ?

334 ABRÉGÉ bu caTÉdEIsuE

R. Après avoir reçu sa mission, le saint convertit les

* Bavarois, le reste des Frisons, une partie des Saxons,

et, pour assurer le fruit de ses travaux, il fonda la

célèbre abbaye de Fulde, pépinière de saints et de

grands hommes qui civilisèrent les Allemands après les avoir rendus chrétiens.

Q. Comment mourut saint Boniface ?

R. Saint Boniface ayant été sacré archevêque de Mayence, convertit encore un grand nombre l'idolàtres, et reçut de la main des barbares la couronne du martyre, qu’il ambitionnait depuis longtemps.

Q. De la part de qui l'Eglise eut.elle à souffrir ?

R. L'Eglise, joyeuse de la conversicn de l'Allemagne, eut beaucoup à souffrir de la patt des Sarrasins ou Mahométans, qui passèrent d'Afrique en Espagne, et de là en France, brûlant et massacrant tout ce qu'ils rencontraient.

Q. Per qui furent-ils arrêtes ?

R. Ils furent arrêtés par Charles-Martel, prince français, qui les défit dans une sanglante bataille auprès de Poitiers ; mais, avant et pendant cette invasion, de grands désordres avaient été commis : il fallnit des victimes pour les expier. ï ;

Q. Quels furent ces victimes ?

R. Ces victimes furent un grand nombre de saints évêques et de religieux qui vivaient alors, et surtout les glorieux martyrs dont le sang coula sous le fer des Sarrasins, en particulier les religieux de Luxeuil en Franche-Comté et ceux de Lérins.

- Q. L'Eglise eut-elle encore à souffrir durant ce siècle ?

R. L'Eglise eut encore à souffrir durant ce siècle, les impiétés des inconoclastes, ou briseurs d'images. C'étaient des hérétiques qui, regardant ccmme une idolâtrie le culte que l'on rend aux images de Notre-Seigneur, de la sainte Vierge et des Saints, se mirent à les briser.

Q. Quel est l'auteur de cette hérésie ?

R. L'auteur de cette hérésie fut l'empereur Léon

R, Jean, où il gieux Sarra.

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DE PERSÉVÉRANOE ; 336

l'Tsaurien, qui la soutint par le glaive, ainsi que son fils

Constantin, qui mourut misérablement, frappé par la main de Dieu.

Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain Comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet AMOUr, j'aurai un grand respect pour les saintes images.

XXXIIe LEÇON.

LE CHRISTIANISME CONSERVÉ gr PROPAGÉ.—.. SAINT JEAN DAMASCÈNE. — SEPTIÈME CONCILE G°:

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