‹ Abrégé du catéchisme de persévérance, ou, Exposé historique, dogmatique, moral et liturgique de la religion depuis l'origine du monde jusqu'à nos jours [microforme]Chapitre 140 sur 222 · É—FONDATION D'OR · texte numérisé non relu

É—FONDATION D'OR

DRES CONTEMPLATIFS.—=FONDATION

DES CHEVALIERS TEU- TONIQUES ET DES RELIGIEUX DE LA TRINITÉ. — SUITE pu DOUZIÈME SIÈCLE,

Q. Comment Dieu remédia.t-il aux scandales qui af. figèrent l'Eglise pendant le douzième siècle ?

R. Dieu remédia aux Scandales qui affligèrent l'Eglise pendant le douzième siècle, par l'établissement de NOUVEAUX Ordres Contemplatifs, par les exemples de plusieurs grands Saints, et par Ja Conversion d’une g'ande province du N ord, appelée la Poméranie,

Q. Comment Dieu défendit-il l'Eglise ?

F BR. Dieu défendit l'Eglise par les ordres religieux mi.

litaires : au nord, par les chevaliers Teutoniques : au

levant, par les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem et

de Saint-Lazarre ; Au midi, par ceux de Saint-Jacques de l’'Epée, de Calatrava, d’Alcantara et d’A vis.

Q. Quels vœux faisaient ces derniers ordres ?

R. Ces derniers ordres faisaient vœu de soutenir l’Immaculée conception de !a sainte Vierge : pendant plusieurs siècles, ils furent le rempart des Chrétiens et la krreur des Sarrasins, qui, malgré leurs efforts, faisaient Souvent des captifs, | Q. Comment ces captifs furent-ils soulagés ?

R Ces captifs furent soulagés et rachetés par l’ordre de la Trinité, dont le fondateur fut saint Jean de Matha Bnrôtre français, à qui Dieu fit connaître sa vocation par

in miracle, le jour où il dit sa première messe.

Q. Quel fut ce miracle ?

R. Au moment où il élevait la sainte hostie, on vit au-dessus de l'autel tn Ânge sous la figure d’un jeune homme vêtu d’une robe blanche, avec une croix rouge et bleue sur la Poitrine, et tenant les mains posées sur deux Captifs : l'évêque de Paris envoya saint Jéan de

348 ABRÉGÉ DU CATÉOHISME

Matha à Rome pour demander au soûverain Pontife quelle pouvoit être la volonté de Dieu.

‘Q. Que fit le souverain Pontife ?

R. Le souverain Pontife ordonna de jeûner et de prier ; lui même célébra les saints mystères, peudant lesquels le même miracle eut lieu, et le Pape ordonna à saint Jean de Matha de fonder un: ordre de religieux

pour le rachat des captifs qui gémissaient sous lé joug des infidèles.

Le Saint resta-t-il } Rome ?

BR. Le Saint ne resta pas à Rome ; il revint en France, bâtit un Monastère, recueillit des aumôncs et envoya deux de ses religieux en Afrique pour racheter les escin. ves ; il y alla lui-même et en délivra un grand nom. bre.

Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus tonte chose, et mon prochain comme moi-même pour l'a. mour de Dieu; et, en témoignage de cet amour, e soulagerai les prisonniers Par mes aumônes ou par mes Prières,

XLe LEÇON.

LE CHRISTIANISME CONSERVÉ ET PROPAGÉ.—FONDATION DE L'ORDRE DU SAINT-—ESPRIT.—CONCILE DE LATRAN.—CON- VERSION DES RUGIENS —DOUZIÈMK ET TREIZIÈME SIÈCLES.

Q. Quels furent les autres ordres hospitaliers du do. zième siècle?

R. Les autres ordres hospitaliers du douzième siècle furent ceux du Saint-Esprit, d'Albrac et des frères Pontifes.

Q. Qu'est-ce que l'ordre du Saint-Esprit ?

R. L'ordre du Saint-Esprit est ua ordre destiné au soulagement des malades : le plus célèbre haânital de cet ordre est celui du Saint-Ésprit, à Rome, dans lequel on entretient plusieurs milliers de malades et d'enfants

exposés,

mais Dieu trer ç bre fr Drog:

R, attaqt VIT à

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soûverain Pontife U.

de jeûner et de mystères, peudant t le Pape ordonna ordre de religieux aient sous lé joug

revint en France,

amôncs et envoya racheter les esclaun graïd nom.

L par-dessus toute même pour l'acet amour, 7e sou- OU par mes prières.

.—FONDATION DE EE LATRAN.—cCoNx- REIZIÈME SIÈCLES.

pitaliers du dou.

douzième siècle ; des frères Pon-

rit ?

rdre destiné au bre hâpital de me, dans lequel des et d'enfants

DE PERSÉVÉRAXOZ 349 Q. Que trouve-t-on près R. Près du Monastère est une petite tour ouverte pour ss i sous les peines mer des personnes qui dépo-

voir «à elles se retient.

Q. Qu'est-ce que l’ordre d'Albrac ?

R. L'ordre d'AIb dé la Franc ins : ilse Composait de religieux pour soigner leg Pélerins malades ; de chevaliers pour les escorter É contre les voleurs; enfin de religieuses p

our leur laver les pieds, nettoyer leurs habits et faire leurs lits,

Q. Quel était le but des frères Pontifes ?

R. L'ordre des frères Pontif.

tablir des ponts sur les rivières ; 20 de passer les voya- 3; 30 de les rece-

R. Au douzième ts hérétiques, oi8, qui prirent naissance À Lyon :

ils disaient qu’il était défendu de rien posséder, et préles Chrétiens étaient prêtres, Dans quel concile furent-ils condamnés ?

R. Ils furent Conduanés au onzième concile générai

tenu à Rome dans l’église de Saint-Jean de Latran :

'ompait le peu ble,

Saints pour mon-

trer de juel côté était glise : de ce nom-

bre furent saint Isidore, patron aes labôtrenrs, et saint rO£ON, patron des Lergers,

Q. Que rémarquez-vous sur le treizième siècle ?

R. Je remarque sur le treizième siècle que l'enfer atfaqua l'Eglise avec une furenr inouïe : mais Dieu vint äu secorrs de son Eglise, .

Q. De quelle manière ?

R. 11 suscita de grands Saints, e

t fit naître beaucoup d'ordres religieux, surtont les quat

re ordres Mmendiants,

ABRÉGÉ DU OATÉOHISME

c'est-à-dire les Carmes, les Franciscains, les Dominicains et les Augustins : on les appelle mendiants parce qu’ils * \vaient d'aumônes. ;

Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour

de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, Je ne mépriserai personne,

XLle LEÇON.

LR CHRISTIANISME CONSERVÉ ET PROPAGÉ.—FONDATION Dr

Î QUATRE ORDRES MENDIANTS, CARMES, FRANCISCAINS, DOX: i-

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