U MYSTÈRE DE LA JOB
ir tous les hom.
DE PERSÉVÉRANCH 71
4 R. Notre-Seigneur s'est incarné
" mes sans exception. Z/ est le Sauveur de tous les hommes,
| dit l'Apôtre, mais surtout des Jidèles.
Ÿ Q.' Que faut-il conclure de là ?
® LR. II faut conclure de 1à que Dieu a donné dans
tous les temps et à tous les hommes les grâces néces. saires pour parvenir À une Connaissance suffisante dn
Mystère de la Rédemption, et pour opérer léur salut.
Q. Montrez-nous cette vérité.
R. Il est certain que les Juifs ont toujours attendu un Rédempteur : cetie attente était le premier article de leur croyance. Quant aux païens, ils étaient comme les Juifs, énfants d'Adam et de Noé ; et, en s'éloignant du berceau Commun, ils emportèrent le souvenir de Ja
chute de l'homme et des premières promesses d’un Rédempteur.
pour tous les hom-
Q. Quel fut le plus célèbre ?
R. 1e plus célèbre de ces prophètes du Messie parmi les gentils, c’est le saint homme Job,
Q. Racontez son histoire,
R. Job était un prince de l'Orient extrêmement riche et qui servait Dien dass toute la droiture de son cœur, Dieu permit an démon de mettre sa vertu à lé
épreuve, Le démon, dans un même jour, enleva à Job, toutes ses richesses et fit
périr ses dix enfants. Job, en appre-
nant ces tristes nouvelles, se contenta de dire avec beaucoup de résignation : Ze Seigneur m'avait tout donné
le Seigneur m'a tout ÔtÉ; que son saint nom soit béni.
E ‘4. Continnez l'histoire de Job.
R. Le démon, irrité de n'avoir pu porter Job à mur-
Rurer çontre Dieu, demanda la permission de le frapper
72 ABRÉGÉ DU CATÉOHISME
dans sa personne. Il l’obtint : et aussitôt Job fut convert d’une plaie effroyable, qui s'étendait de la tête aux pieds.
Q. Quelle autre épreuve eut-il encore à souffrir ?
R Job eut encore à souffrir les railleries de sa femme, qui lui dit de maudire le Seigneur. Job lui répohdit : Vous parlez comme une insensée. Puisque nous avons reçu les biens de la main du Seigneur, n'est-il pas juste que nous recevions aussi les maux qu'il nous envoie ?
Q. Que lui arriva-t-il ensuite ?
R. Trois princes, ses amis, vinrent le visiter, et pritendirent qu'il était coupable de quelque péché, puisque Dieu l'avait ainsi traité. Job répondit qu'il était innocent, et il en appela au jugement de Dieu, qui voit tout, en disant : Oui, je Le sais, mon Rédempteur est vivant, el je ressuciterai de la terre au dernier Jour, et dans À ma propre chair je verrai mon Dieu, témoin de mon inno- | cence. &
Q. Dieu abandonna:t-il le saint homme Job ?
R. Dieu n’abandonna pas le saint homme Job : il fit connaître son innocence, lui rendit autant d'enfants qu'il en avait perau, doubla toutes ses richesses, et lui accorda une longue vie et une sainte mort.
Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus touie chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour Je veux m'associer à l'œuvre de la Propagation de la foi.
XIXe LEÇON.