‹ Abrégé du catéchisme de persévérance, ou, Exposé historique, dogmatique, moral et liturgique de la religion depuis l'origine du monde jusqu'à nos jours [microforme]Chapitre 72 sur 222 · PASBION DE NOTR:S-SEIGNEUR.—SUITE · texte numérisé non relu

PASBION DE NOTR:S-SEIGNEUR.—SUITE

Q. Continuez l’histoire de la passion.

R. Les Juifs, arrivés avec Jésus devant la maison de Pilate, ne voulurent pas entrer dans le prétoire, de peur de se souiller et de ne pouvoir manger la Pâque. Pilate vint donc à eux en dehors, et leur dit : De quoi accusez-vous cet homme ? Ils lui répondirent : Si ce n'était pas un malfaiteur, nous-ne vous l’aurions pas livré. Pilate leur,dit : Prenez-le vous-mêmc.: - *gez-le selon votre loi. Ils lui répondirent : 11 ne nous est permis de faire mourir personne.

Pilate interrogea donc Jésus-et lui dit : Êtes-vous le roi des Juifs ? Jésus lui répondit qu'il était roi, mais que son 10yaume n'était pas un royaume comine ceux de la terre. Pilate dit aux Juifs : Je ne trouve en cet homme aucun sujet de condamnation. Mais ils se mirent à crier : Il soulève le peuple. Pilate dit au Sauveur : N’entendez-vous pas de combien de crimes ils vous accusent ? Mais il ne répondit rien. Pilate, apprenant que Jésus était de Galilée, le renvoya devant Hérode. Hérode désirait ben.c:1p de voir ie Sauveur, espèrant qu’il ferait en sa prese cu quelques miracles ; sa vaine curiosité fut trompée. Il méprisa donc le Sauveur avec toute sa cour, et, l'ayant fait revètir d'une robe blanche, comme un insensé, il le renvoya à Pilate.

Celui-ci dit aux Juifs: Vous m'avez présenté cet

homme comme soulevant le peuple ; je l'ai interrogé en votre présence sans trouver en lui aucun sujet de condamnation. Hérode n’en a point trouvé non plus ; je le laisserai donc aller après l'avoir fait châtier. Cependant il'craignait que ce moyen ne réussit pas à sauver Jésus ; ii eut donc recours à un autre, C'étaié ia coutume qu’au temps de la Pâque le gouverneur accordât au peuple la liberté d’un prisonnier, Or, il y avait dans les prisons un fameux criminel appelé Barabbas, C'étit un

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voleur, un séditieux, un homicide, Pilate dit au peuple : Lequel des deux voulez-vous que je vous délivre, Barabbas ou Jésus qui est appelé le Christ ? Les prêtres persuadèrent au peuple de demander Barabbas et de faire périr Jésus. C'est pourquoi, lorsque Pilate leur dit : Lequel des deux voulez-vous que je vous délivre ? : ils crièrent tous ensemble : Nous ne voulons point de Jésus ; c’est Barrabbas que nous choisissons. Pilate leur dit : Que voulez-vous don” que je fasse de Jésus, le roi des Juifs ? ils lui répondirent tous : Qu'il soit crucifié ! Illeur dit encore : Mais quel mal a-t-il fait ? Je ne trouve rien en lui qui mérite la mort. Je vais le faire battre de verges et le remettre en liberté.

Mais ils crièrent de nouveau : Qu'il soit crucifié ! Alors Pilate se fit apporter de l'eau, et, se lavant les mains en présence du peuple, il leur dit : Je suis net du sang de ce juste : pour vous, pensez-y bien. T'out le

peuple répondit : Que son sang soit sur nous et sur nos enfants ! Alors Pilate fit fla

| geller le Sauveur ; et les soldats, l'ayant dépouillé de ses vêtements, lui mirent un manteau rouge sur les épat

iles, une couronne d'épines sur la tête et un roseau à la main. Ensuite, s'approchant

et fléchissant le genou devant Jui, ils lui disaient par dérision : Roi des Juifs, je vous salue ; en disant cela, il lui enfonçaient les épines dans la tête à grands coups de roseau, lui crachaient au visage ct lui donnait des soufflets,

En cet état, Pilate se fit amener le Sauveur, et, le montrant au peuple, il lui dit : Voilà l’homme ? Aussitôt les princes des prêtres s’écriérent : Crucifiez-le ! crucifiez-le ! Si vous le relâchez, vous n'êtes pas ami de César. A ce mot, Pilate interdit leur abandonna Jésus pour en faire ce qu’ils voudraient.

Alors les soldats se saisirent de lui, lui arrachèrent S0R ianteau de pourpre, lui remirent ges habits, et je condiisirent hors de la ville pour le crucifier. Jésus sortit portant sa croix ; maïs bientôt il succomba sous le fardeau, Ils arrétèrent donc un étranger nommé Simon

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