BRUINE. GIVRE
« vingtième partie du temps propre à la navigation sur « cette mer, est-elle accompagnée d’un ciel serein.
a Les brouillards régnent sur les mers polaires, même « dans la meilleure saison, juin, juillet, août. Leur inten- « site est quelquefois si grande, que la vue ne s’y étend « qu’à la distance d’un pas, et que les rayons du soleil « ne peuvent la pénétrer. Les brouillards sont ordinai- « rement plus épais dans le voisinage des glaces que « près de terre. »
Il est un autre sorte de brouillard que ce même M. Berg nomme fumée; elle provient, dit-il , de la gelée. « Elle consiste en une vapeur épaisse et gelée qui sort « de la mer pendant un temps orageux. Cette brume « s’élève à quatre-vingts et même à cent pieds de hau- « teur. Par un vent doux, elle est mobile et parcourt « la surface de l’eau; il n’est pas rare de la voir s’atta- « cher aux agrès des vaisseaux , sous la forme prisma- « tique et pyramidale. Elle n’a lieu que lorsque le ther- « momètre de Fahrenheit est à i4 degrés au-dessous de « congélation ; c’est à peu près i8° de Réaumur. »