‹ Abrégé méthodique de la science des armoiries, suivi d'un glossaire des attributs héraldiquesChapitre 14 sur 65 · FIGURES HUMAINES · texte numérisé non relu

FIGURES HUMAINES

i.es figures humaines sont de carnation ou de réinail ordinaire du blason. Elles peuvent être — d'Anges, — de Chérubins , — H Hommes , — de Femmes, — de Vieillards — ou d'Enfants, — On les dit Jiabillées, couronnées, chevelées, quand elles portent des vêtements, des couronnes ou des cheveux d'un émail particulier. .

On appelle Buste une tête avec la poitrine, sans bras. Cette figure se met ordinairement de front. Si, par exception, elle est de profil, il faut le dire ea blasonnant.

' * te il; '*"*"*"*']¥[

6k SCIENCE DES ARMOIRIES.

les poignets sont ornés de quelque étoffe d'émail différente Sa position est ordinairement en fesce ; lorsqu'il en est autrement, on doit l'exprimer.

Une Main isolée sert souvent de meuble d'écu. Cette main se pose en pal, montrant la paume, les bouts des doigts en haut ; elle est alors appavmée.

Fig. lOB.

G'Neill : D'argent, à une main semstre de gueules, coupée, appavmée, posée en pal et supportée par deux lions affrontés aussi de gueules, armés et lampassés d'azur, accompagnés en chef de 3 étoiles à 6 rais d'azur, et en pointe d'un saumon au naturel, posé en fasce, et nageant dans une m^ d'argent ombrée de sinople (fig. 105).

Quand la main montre le dos, ce qui est trèsrare, elle se dit contre-appaumée. Enfin, on l'appelle renversée, quand elle a les doigts tournés du côté de la pointe de l'écu^

▲HIMAUX

Les animaux figurent très -souvent dans le blason. Ceux qu'on rencontre le plus fréquemment sont :

Le Lion, — le Léopard, — le Loup, — ]eCerf, — le Sanglier, — VOurs, — le Tav/reau, — le Cheval — et le Chien, parmi les quadrupèdes ; — V Aigle, '^ les Merlettes, — lesAlérions, — le Coq, etc. , parmi les oiseaux ; — le Dauphin, — le Bar, — le Char bot, parmi les poissons, etc. ; — les AheUles, — les Papillons, etc., parmi les insectes; — la Coulewore, parmi les reptiles; — le&Coqailles, parmi les mollusques;— ^la Sirène, — leDragon, — \e Griffon, etc., parmi les animaux fantastiques.

Quel que soit l'animal représenté, il est de règle qu'il regarde le côté droit de Técu (fig. 107, 111, 11/i, etc.). S'il regarde le côté gauche, on le dit contourné (fig. 108, 112, etc.). De plus, les appendices, c'est-à-dire la queue, les cornes, les griffes, la langue, etc., sont ordinairement d'un autre émail que le reste ; on les dit ècorchés, quand ils sont dépouillés de leur peau : dans ce cas, ils sont toujours de gueules.

<§i "fîÈ^â'M^S ►■•£•!' - -

:«^ie

2* «Xtft «ft» flft» fliff» «A» ■fîv B

-s- ïï^ ^tf Jl^p#*^«S.

i'iiiiiiliî'i

ii^-Bifiîii^",.

if|'9'^£ii«l{«f>^|I#» de

coni«^|^iili^^p^!ÎiB|fés sur !^^^4pé^p|pil^swit une

S^£)«iie in-

W^^tpmÂ^^^^jgue de

il^t^uvant ):fScËril3 ne

montrent que la tête, le cou, le bout des pattes de devant et l'extrémité de la queue ; — naissmUs, quand ils ne paraissent qu'à moitié sur le champ de reçu, leur partie inférieure étant supprimée, ou quand ils meuvent d'une fasce ou du bas de l'écu; — accroupis, quand ils paraissent assis sur leur derrière ; — affrontés, quand, étant deux, Us sont placés front à front ; — couards, quand ils portent la queue retroussée en dessous, entre les jambes^; — monstrueux, quand ils ont une tète d'homme, de chieii, de loup, etc.; — évirés, quand ils n'ont pas de verçe; — vUenès, quand cette vei^e est d'un émail particulier. — Ils peuvent encore être bandés, burelès, coupés, ichiguetis, m sautoir, hermines, contre-^herminés, vuirés, contre^airés, etc.

Les têtes de lion et de léopard sont dites covr pèes, quand elles n'offrent pas de lambeaux» et échiquetèes, dans le cas contraire. Ces dénominations et la plupart de celles que nous venons de passer en revue peuvent également s'appliquer aux autres quadrupèdes»

c. Le Taureau parait dans l'écu cle px>Sl et passant, ayant la queue retroussée sur le dos, le bout tourné à senestre , tandis que le Bmf Ja porte pendante. Ce qui le distingue ensuite de

ilr||<« •?«! IJ^.^groOl et IttiPAMaÈ&isg'iaî^.ltt- collier

•ï<i>I#'|}itw

.„; KWjsi '.s.'

rarement rampant. Il se distingue du porc domestique par ses défenses. Sa couleur particulière est le sable. On le dit miraillè ou allumé, quand ses yeux sont d*un émail particulier; — défendu de ou aux défenses de, quand ce sont ses défenses. On ne nomme son îïoutoîr en blason^ nant que lorsqu'il est d'un autre émail ou quand il est dans une position qui n'est pas ordinaire.

Sp^>4

Fig. lis.

Charlot: D* argent, à la hure de sanglier de sable, défendue d'argent, accompagnée de h levrettes cantonnées, adossées, les têtes affrontées de gueules

(fig. 113).

g. VOurs est toujours de profil et passant, ne montrant qu'un œil et une oreille. On le dit assis, quand il parait droit sur son derrière ; ^^en pied, quand il paraît dressé sur ses pattes de derrière ; — accroupi, quand il est assis sur son derrière, lea pattes de devant touchant à terre. 11 peut être aussi armé, lampassé, atlmnè, emmuselé, enchaîné, accolé, etc.

■ "liMI

ïi«-

i8i|»a|w^'Ji|î^f rf|]; sont

"•.«^î^'isif"

a»'ic «u" «if 'it- -si^-jf «ït-

if Ît4|:^' ■■

Ldues

,jjf..jj..5..jj..jit.^,.

W<mvz- -

"JîOii

j-)|i|;|;î;f^: mm f^:f:pfJi|»g^iHI

ïf»'-:

*Z Sà"Sk- •

TKAITÉ DE BLASON. 83

Plusieurs héraMîstes donnent aux coquilles le nom de Coquilles de Saint- Jacques, quand elles sont de grande dimension ; celui de Coquilles de saint Michel, quand elles sont très-petiles; et les appellent simplement coquilles, quand elles sont de grandeur moyenne.

Les coquilles qui montrent leur intérieur se nomment Vannets, parce que, dans cette position, elles ont ime assez grande ressemUanee avec le dedans d'un \an^

Zh SCIENCE DES ARMOIRIES.

▼É6BTAUX

Les plantes sont presque toujours de sînoplé • elles prennent rarement un autre émail. Quand leur nature peut être distinguée, on doit le dire en blasonnant.

1® Les Arbres, les Arbustes et les Arbrisseaux paraissent en pal, les racines resserrées. On les dit : fvbtès ou fmtés, quand leur tige est d'un émail particulier ; arrachés, quand leurs racines sont étendues ou d'un autre émail que le reste ; èbranchès ou ècotès, quand leurs branches sont coupées; effeuillés, secs ou morts, quand ils n'ont point de feuilles ; fruités, quand ils soji^chargés de fruits d'un émail particulier ';moi6î;anî5, quand ils semblent sortir de la pointe de l'écu ; terrassés, quand ils sont plantés dans une ten*e du même émail ou d'un émail différent; au pied nourri, quand ils sont coupés par le bas et ne montrent pas de racines ; écimés, quand c'est par le haut.

i. S'il s*agit du chêne, on dit englandé, au lieu de fruité.

^ ' ""'#i>s»fif:§:fii)''"«

"jâtjpjjl^^&^â^^î^;: les !«.!. .■-îîi>-«».-j..|J^j^;g,.g.i||.jv„i.

fc*B^ 'bS^ "ht *fia "ST *S* *b5"j»

IlifISIt*'"'"

iSrïliS.J|''§'<Si.'ft'§' »<»«

|Mg£tf^^Σ^;^^&^^ur or- ^^^ quel'

w MsiîlîiSîfi'»

»*-»*is; "*• •»' •»' •»' •*• •»• '»'

'â'iêiliij:'

■''S'sîi'il-»8n^<'8wS-

tenu par deux pattes de lion du même, mouvantes de chaque flanc (fîg: 132).

On dit que les croissants sont versés ou renversés, quand leurs pointes regardent le bas de reçu; tournés, quand c'est la droite ; contowmés, quand c'est la gauche ; et affrontés, quand elles se font face. Deux croissants sont adossas, quand ils se tournent le dos.

Trois croissants sont en cœur, quand, placés 2 en chef et 1 en pointe, ils se montrent également le dos.

Enfin, on dit qu'un croissant est tourné en bande, quand ses cornes regardent l'angle supérieur du côté dextre ; et tourné en barre, quand elles regardent l'angle supérieur du côté senestre.

On donne le nom de Lwnel à quatre croissants appointés en forme de rose à quatre feuilles; mais cette figure est très-rarement employée.

e. Le meuble appelé Étoile représente une étoile à cinq rayons, dont un se dirige vers le haut, un à gauche, un à droite, et le reste vers le bas.

Quand il n'y a qu'un rayon en bas, on dit que l'étoile est versée, et qu'elle est rayonnante, lorsque, entre ses pointes, figurent de petites lignes en guise de rayons. Enfin , si le nombre des

*9^ «ft» «ft» . !L . «9» A «^» A ^ 4^* 4h ^ 4h

MM9jn<ia)«l1£'eltti*lm àr,

.jj[. .jj[. .jj[. .jj[. .^. __g^ ^g^ ^jç^

-•5 is ,»;

}\|É^t^sk|A||»^î^g!]H§ûe peu-

^I(iiifêfl!l*i-.

'"'"^iSit!U'Si|ci^2'W*&*'i feu.

rÇlt^ii^inte et [iSt't^||I(]Sfl'ois le

, TJi^ï^ Mieules,

r'3?>Â^^tSAi«Ââ£ga£Ue, et

|Jg>WISlllftf^5.â-

I d g I w J H ^9t^ tt^!$ï'^"'^'^ ».)

lies et

. .W. .«*. .». .KfW .2» . J?^*™*^

:^i^im^<||i^|^^^Bent de i^^Pfi^û^j^Sâ^stances

».^. .^.jjf. «jj. -jj. ,^. «jjj. .;;j-

de deux montagnes à six coupeaux du même (%. 137).

Les Rochers diffèrent des montagnes par leur forme escarpée. Ils sont, comme ces dernières, unis ou terminés par plusieurs pointes. On les rencontre tantôt isolés, tantôt mouvants d'une mer ou du 1ms de Técu, ou bien simplement posés sur une mer.

ifjîii'flil

la \

. .Jjr .Jj. .JJC .Ç. .jj[. . jj. . jj. . jj. . jif.

t^iifl^Âai

f'tfiSPN#S<tIt

I^j-ASm»-

;pS'¥ ' :*:

^ir^. ^. .3{<r.^»^.jj(. .jj. .g^, .jj. .gj, -jf -jt- - î -

102 SCIENeE DES ARMOIBtES.

autres flèches empennées (T argent mises m sautoir

(fig. Ul). .

On appelle Phéon un fer de flèche aigu et dentelé.

f. Les Molates d'éperon ont la forme d'étoiles à six rayons, mais elles ne peuvent pas être confondues avec ces dernières, parce qu'elles ont toujours une ouverture ronde à leur centre.

Tig, l*î.

Lfilioux : D'argent, à trois molettes d'éperon de gueules, v/ne tête de more tortillée du'ehàmp mise encœuBT {6g. il\2).

Quand, ce qui arrive quelquefois, les molettes n'ont que cinq rayons ou en ont plus de six, il faut le dire en blasonnant.

Une molette est colletée, si elle est accompagnée de la branche d'éperon à laquelle elle est rivée.

g. Une hache sans manche s'appelle Doloire. Les haches d'armes se représentent le tranchant à dextré et la pointe à senestre. ".

' k^ L'art héraldique a emprunté à la navîga-

a. Les Châteaux sont représentés sous forme d'une construction consistant eii une courtine ayant à chacune de ses deux extrémités une tour ronde, crénelée, presque toujours couverte, et terminée par une girouette. Quand il y a plus de deux tours, ou quand elles ne sont pas couvertes, on doit le dire en blasonnant. Les châteaux sont : ajourés, quand leurs fenêtres sont d'un émail particulier; girouettes, quand ce sonl^ les girouettes ; maçonnés, quand ce sont les joints des pierres; essorés, si c'est le toit. On les dit aussi : couverts, s'ils ont un toit; découverts, quand ils n'en ont point ; grillés, si leurs ouvertures par raissent fermées par des grilles ; hersés ou coulissés, si leur herse est abattue; maswrès, s'ils paraissent tomber en ruine. On les dit encore rfotijonnés, surmontés ou sommés, des tourelles ou guérites qu'ils peuvent porter.

h. Les Tours sont ordinairement rondes et crénelées de trois créneaux, ce qu'il est inutile d^exprimer. Si elles sont carrées et crénelées d'un plus grand nombre de pièces, il faut le spécifier. Il y a des tours donjonnées d'un, de deux ou de trois donjons l'un à côté de l'autre ; quand ces donjons sont l'un sur l'autre, il faut le dire. Les tours peuvent encore être ouvertes, c^ourées,

■HfcœftiSf lêfS j@€i §■§■

106 SCIENCE DES ARMOIBIES.

cloches et surmontées de cinq fleurs de lis d*or (fig. 1Ù5).

d. Les Maisons sont rares en armoiries. Elles paraissent ordinairement de face. On les dit ouvertes, ajourées, maçonnées et essorées, quand leur porte, leurs fenêtres, les joints des pierres, ou leur toit, sont d*un émail particulier.

Un pan de muraille crénelée joint à une tpur se nomme Avant-w/ur.

-On appelle Pignon un fragment de muraille en forme de degrés, et on exprime, en blasonnant, le nombre des degrés ou montants.

Pignonné se dit d'un mur qui se termine en pointe.

5® Les Vêtements sont frangés, doublés, bordes ou rebrassés, houppes, lorsque leurs franges, leur doublure, leur bordure ou leurs houppes sont d*un émail particulier.

On voit figurer dans les armoiries : le Bonnet à r antique, dont la forme est pointue et le bord retroussé ; — le Bonnet albanais, — le Chaperon, — le Tortil, — les Houseauop (bottines sans éperons),. — les Houssettes (bottines éperonnées), etc.

Les bonnets ornés d*une aigrette d'iui émail particulier sont dits Panachés, et on donne le nom

AH ra.ii^i^f Ml

.c.'V'Sr S'A'Â'

et

■ nia «

' *^ ;^iC>.^^^n a le tout

La roue de sainte Catherine a les jantes armées de fers tranchants.

Fig. U9.

Cahorsi : D'argent, à une roue de sainte Catherine de gueules (fig. 149).

c. Les Anneaux, ou Annelets, sont très -fréquents dans les armoiries, et presque toujours en nombre. On appelle Vires plusieurs anneaux concentriques et ordinairement au nombre de 3.

Fig. 150.

ViRiEU : De gueules, à 3 vires d'argent ( fig. 1 50 ) .

Le Cyclamor ou Orle rond, est une espèce de grand anneau plat« qui est toujours seuL

d. Le meuble appelé Anille ou Nille est formé de deux demi^cercles, tournés l'un à droite, l'autre à gauche, et reliés par deux listels^ qui

!«s^Mff.|«ff<iii

l«t«lSS)|^t>^5rg|lque

:f*ïs?»f''l©i"

)inte, t^uart litre à

IKD*^BSI^^I*tf||eii^ comme

it '« 11='''' « , ,

[^*^^Di^Â;^^«4l*^^es se

'êl I « <• - - •

;ii^?ri.»iii;f2ii

mtse-f/ptUëaSiSi

aept

Sg!! .^.

lei

'^%'<m^e*'mvr^tom *v/* *v/* *v/* *v/* ^^w.^^'

mm^

* ' •aS' ■■"^stjÇ""»^ V 'tt* 'S* "î^ *♦" "*" "*'

ffW ■»*'••■- ••.

......jg?^"''

•S'ith®^"'!»»^^ dit

Page 1