‹ Abrégé méthodique de la science des armoiries, suivi d'un glossaire des attributs héraldiquesChapitre 28 sur 65 · Autrefois les aiclievèques et les évoques qui étaient · texte numérisé non relu

Autrefois les aiclievèques et les évoques qui étaient

TRAITi-: DE BLASON.

Pi?. 212.

5<* Les Abbés mitres séculiers timbrent d'une mitre de front, mais un peu tournée, à dextre, et d'une crosse en pal, tournée, en dedans, à senestre (fig. 212).

Fig.,îl».

'6® Les Abbés commandataires séculiers portent

ducs et pairs posaient leur écu sur le manteau de pair et prenaient la couronne de leur noblesse. Ceux qui étaient princes accostaiei^^ l'écu d'une crosse en pal à. dextre , et d'une épée, la pointe en haut, à senestre. Enfin, les archer véques ou évoque^ qui étaient princes de l'Empire passaient en sautoir , derrière Técu, une épée à dextre et ung crosse à senestre. ,

la mitre et là crosse posées de la même mslhière , mais ils surmontent le tout d'un chapeau noir à cordons et houppes du même, celles-ci, au nombre de trois/ rangées 1 et 2 (fig. 213).

Fig. 2U.

7° Les Prieurs portent, derrière Técu et en pal, le bâton prieural feit comme un bourdon de pèlerin (fig. 214). Les Chantres prennent de même le Lûton cantoral.

Figr. SIS.

8^ Les Abbesses ont pour insignes un chapelet autour de leur écu, qui est en forme de losange, et une crosse en pal, mise derrière et tournée en dehors (fig. 215).

Fig. S16.

II. Dignités miiitaires, — 1* Le Connétable a pour insignes héraldiques deux épées nues, une de chaque côté de l'écu, posées la pointe haute, et soutenues par des dextrochères armés de gantelets et mouvants d'un nuage (fig. 216).

Fig. HT.

2® Les Maréchaux de France ont d*abord porté,

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3° Les Amiraux portent derrière Técu deux ancres d'or en sautoir (fig. 219); — et

Fig. 219.

Les Yice-amiraxuc une ancre du même en pal (fig. 220).

Fig. 220.

Avant la Révolution , le Général des galères mettait derrière Tëcu de ses armes, et en pal, un grappin ou ancre double (fig. 221 ).

•Pig. 12 t.

k^ A la même époque, le Colonel gènnal de Vin-

Fiç. Î2Î.

fanterie portait six drapeaux passés en sautoir der-

Fîg. 1S3.

rière l'écu (fi^. 222) ; — le Coloml général de la

cavalôîie, un égal nombre de cornettes disposées de la même manière (fig. 223). — Enfin,

Fig. tu. ,

Le Grand maître de l- artillerie avait, pour marque extérieure de sa charge, deux canons montés sur leurs aifûts, et posés, un de chaque côté, sous récusson (fig. 22/»).

III. Maison du roi, — Sous Tancienne monarchie,— 1® heGrand maître de France, grand maître de la maison du roi , portait deux bâtons de vermeil fleurdelisés , terminés en haut par une couronne royale, et passés en sautoir derrière Técu (fig. 225);

Fig. «Î6.

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charge deux cors de chasse avec leurs attaches un de chaque côté de l*écu (fig. 230);

Fif. 230.

8*» Le Grmid fauconnier prenait deux leurres, un de chaque côté de son écu (fig. 231);

Fig. i-M

^° Le Grand louvetier poFtait deux têtes de

Fig. 832.

loup posées de front, une de chaque côté de Fécu (fig. 232);

Fig. 233.

10<» Le Grand prévôt mettait en sautoir, derrière l'écu, deux faisceaux de verges d'or, liés d'azur et ayant au milieu une hache d'armes (fig. 233):

11** Le Grand maréchal des logis indiquait sa charge par deux marteaux d'armes passés en sautoir au-dessous ou derrière l'écu (fig. 234);

Fig. Î84.

12® Le Surintendant des finances accostait son écu de deux clefs mises en pal et terminées en haut par une couronne royale ;

13** Le Grand aumônier de France portait audessous de son écu un livre recouvert de satin bleu et brodé de fleurs de lis d*or;

H® Le Grand maître des cvrèmonies de France passait en sautoir, derrière Técu de ses armes, deux bâtons de cérémonie, couverts de veloure noir;

15» Chaque Capltaim de gardes du coiys portait de la même manière deux bâtons d'ébène à pomme d'ivoire , — et le Capitaine colonel des Cent'Sidsses, deux bâtons noirs sans aucun ornement. Enfin, le Capitaine colonel des gardes de la porte avait pour insignes deux clefs en pal, une de chaque côté de l'écu.

La plupart des charges qui précèdent ont été supprimées parla Révolution. Quelques-unes cependant ont été rétablies depuis» mais leurs titulaires n'ont pas toujours fidèlement repris les insignes extérieurs adoptés par leurs prédéces* seurs. .

IV. Dignités judiciaires, — 1^ Le Grand chance^ lier avait, pour attributs de sa dignité, un mortier de toile d'or rebrassé d'hermine, duquel sortait, en cimier, une figure de reine, représentant la France, et tenant de la main droite le sceptre, et de la gauche les grands sceaux du royaume. De

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20k SCIENCE DES ARMOIRIES.

bleu foncé, doublé d'hermine, bordé d'une frange d'or, armorié sur les replis (voyez fig. 207). Ils le timbraient de la couronne du titre attaché à leur pairie, et mettaient dans cette couronne une toque bleue à gland d'or. (Voyez TAppendige pour les manteaux de l'Empire français.)

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