OBSERVATION I
(British Medical Journal, Ward, 1860.
Traduction, thèse Bassot)
Ward cite le cas d’une famille qui par mégarde mangea de l’aconit croyant manger une salade de raifort. Un des membres de la famille guérit rapidement, après avoir eu simplement des vomissements et de la diarrhée. D’autres eurent, soit une paralysie taclile de la langue, des fourmillements, de l’amblyopie, soit des convulsions ou raideurs tétaniques, soit enfin de la surdité, une salivation intense avec immobilité de la langue.
D’autres fois, et ce sont malheureusement des cas trop fréquents, il y a erreur quantitative ou qualitative provenant soit du médecin (dose trop forte —— non spécification de l’aconitine à employer, amorphe ou cristallisée etc.), soit du pharmacien (posologie inexacte ou emploi par inadvertance d’aconitine au lieu d’un autre médicament.
Tels sont les cas suivants :