‹ Aconits et Aconitines: ToxicologieChapitre 4 sur 35 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

L'idée première de ce travail nous à été donnée par M. le professeur Lacassagne.

Il y a quelque huit mois, l’aconitine attira et occupa vivement, pendant un temps, l'attention publique. C’est elle surtout en effet qui était visée dans les hypothèses qu'avait fait naître la mort tempestive de lun des personnages les plus compromis dans les événements du jour.

A cette époque, notre maître nous fit ressortir la nécessité qu’il y avait à remettre au point la question de l’aconitine. L’emploi plus fréquent des alcaloïdes en thérapeutique d’une part, l’infidélité des préparations d’aconitine de l’autre, causes des accidents fréquents survenus ces dernières années avec le médicament, rendent urgentes des réformes dans le maniement d’un toxique aussi énergique. Notre ambition n’a pas été d’entreprendre cette lourde tâche.

Un travail important sur l’aconitine a paru il y a quelques années à la Faculté de Lyon. Nous voulons parler de la thèse de Bassot 1889. Malheureusement dans

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cette question encore peu connue des alcalaïdes, chaque année apporte son contingent des faits nouveaux jetant parfois un peu de lumière sur les ténèbres. Nous n'avons eu ni l'intention de rejeter tout ce qu'avait écrit Bassot, ni celle de le recopier. Nous avons essayé de le compléter sur certains points et de donner l’état actuel de la science sur la question. Trop heureux si nous y sommes parvenus. Une leçon faite au cours de médecine légale en décembre dernier par MM. les professeurs Lacassagne et Hugounenqg, nous à fait entrevoir les grandes lignes de notre sujet. À cette époque eut lieu à Lyon un empoisonnement suicide par l’aconitine, et M. le professeur Lacassagne s’empressa d’en profiter pour donner à ses élèves une leçon pratique. Dans la première partie du cours il exposa la physiologie de l'aconitine, la place qu’elle devait cecuper dans la classification des poisons et les symptômes de l’intoxication par cet alcaloïde ; dans la deuxième partie, M. le professeur Hugounenq développa le côté chimique de la question.

Nous avons divisé notre travail de la façon suivante :

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