‹ Acques [i.e. Jacques] Cartier [microforme]Chapitre 27 sur 55 · Q&LE CHARIOT · texte numérisé non relu

Q&LE CHARIOT

Quand, par qui fut posée la première pierre du Château de Saint-Malo? Problème, dont nos archéologues cherchent encore la solution. Peut-être, cependant, est-il permis de hasarder une conjecture vraisemblable sur l’époque de sa fondation. Pourquoi ne remonterait-elle pas à la fondation de la ville elle-mème, c’est-à-dire au huitième siècle? On sait que Saint-Malo occupe un ilot, qu’une étroite langue, —le Sillon, — relie ausgptinent. Par terre, la ville n’est accessible que de ce Aussitôt qu’elle commença à s’élever, on dut donc songer à la défendre sérieusement sur ce point. Une tour lt

“bâtie. Le Petit Donjon probablement. N’est-il pas li

portion la plus ancienne du Château ? Vauban eut cette opinion. Nous dountons qu'il se soit trompé. L'importance des fortifications marcha de pair avec celle de la cité Bientôt la tour isolée parüt insuffisante. On lui don une sœur, Puis d’autres encore. Une ceinture de mu

to Cor voi le géo n'es E Con part duch de to SuCCe plair blera Pourt Lava l'édifi avoir La ( tion si voulo enge

les les maria plus tard en un seul groupe. Le Château était constitué.

Ce ne fut pas, cependant, sans résistance des autorités ecclésiastiques. Prétendant à l’omnipotence dans la ville, ce chèteau, ouvrage des princes de Bretagne, portait ombrage à leurs prétentions. Suivant M. Cunat, l’érection du Grand Donjon est contemporaine du duc Francois [**, Fait remarquable toutefois : ce donjon ne se voit pas sur diverses Vues de Saint-Malo, publiées dans le dix-septième siècle, pas même sur celle de Tassin, géographe de Louis XIII. Mais il existait alors. Rien n'est plus avéré.

En 1486, Pierre de Laval, évêque de Saiut-Malo, re-

1Chàteau D connait qu’au duc François IT et à ses successeurs apues Cher- D artient « la garde des églises , cathédrales et autres du nt, est-il D Guché, ainsi que le Château, clôture, fortification et garde lable sut Æ de toute la ville. » Il reconnait de plus au due et à ses terait-ell EE successeurs le droit d'y faire bâtir « tels édifices qu’il leur -à-dire au be un ilot, gutinent.

RÉ Aussi songer à , tour fi -il pas h|

blera, sans pouvoir être empêché par ledit évèque » (1). Pourtant, malgré ces aveux et concessions de Pierre de Laval, le clergé apporta toutes les entraves possibles à l'édification du Château, dont le gros œuvre ne semffle avoir été achevé que vers l’an 1500.

La duchesse Anne, d’une piété ou plutôt d’une dévon eut Celle ion si vantée, eut elle-même à lutter contre le mauvais mportatÆVouloir ecclésiastique. Elle s’en formalisa, elle s’en

le la cité Æengea, Venue à Saint-Malo, en 1503, Anne voulut lui doom

re de mir (1) Archives de Nantes. Armoire S. Cassette C.

plaira, prendre tels fonds et endroits que bon leur sem- ‘

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