AUTRES EXERCICES
Les Supérieurs et Direcetrs n'omettront pas Îles devoirs qui leur incombent ct qui sont d'une extrême importance pour la Province, de tenir, toutes les semaines, la Conférence de Théologie, de réunir leur communauté, toutes Îes semaines aussi. alternativement pour la coulpe et pour une conférence spirituelle. Ils devront avoir un règlement pour ces exercices, comme pour ceux de teus les jours, afin que leurs sujets et euxmêmes ordonnent leurs occupations en vue d'y prendre part. Ce règlement sera affiché, in loco patenti, afin qu'il soit moins exposé à tomber dans l'oubli.
Je crois devoir adresser un mot particulier à ces chers Pères Supérieurs et Directeurs, dont la responsabilité est si grande devant la Congrégation et Dieu.
La plupart d'entre eux, tons, pour parler exactement, au moment actuel, sont en même temps que Supérieurs, où curés de paroisse, ou chargés personnellement des oeuvres les -plus importantes qui sont confiées à la Congrégation, en cette Province. Cette situation. il faut l'avouer, peut leur rendre plus difficiles leurs devoirs à l'égard de leurs communautés. Voici deux considérations qui, il me semble, sont de nature à é- “lairer la voie qu'ils ont à suivre.
IIS sont curés, et à ce titre, ils sentent qu'ils se doil 2
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Soit, mais ne serait-il pas juste de penser que leurs Prenniers paroissiens, ce sont leurs collaborateurs.
leurs vicnires: et qu'à ce titre, ils leur doivent quelques SOINS Spéciaux 2 Or, voici que l'Eglise, par l'organe de la Sainte Règle, leur prescrit Justement de donner ces soins particuliers à ces auxiliaires, qui sont en même temps pour eux, des sujets religieux. Pourquoi se croi ralent-1ls bres de se soustraire à ce devoir, parceque
d'autres aussi, les simples fidèles, ont de leur coté des droits à leur sollicitude !
En second lien, pour ce qui à trait à leurs devoirs de Supérieur, personne ne peut les remplacer, pas méme les aider efficacement. T1 n'en est pas ainsi, pas au méme degré au moins. de leurs obligations à l'égard de leur paroisse. Rien ne les oblige personnellement à la prédication de tous les dimanches, aux eatéchismes, à In visite des écoles, à In direction de ‘outes les sociétés paroissiales, Qu'en tout ceci, ‘ls aient largement reconrs à la coopération de leurs subordonnés. En agissant de la sorte, ils seront plus libres pour remplir leurs obliitions de supérieurs religieux, et de plus ils formeront dans la Congrégation des hommes d'expérience, ils 6pareneront leurs forces, ils seront plus justes à l'égard de frères en religion qui doivent leur être plus chers, àprès tout, que de simples paroissiens, et bien souvent aussi, ils pourvoiront plus efficacement aux besoins de ceux-c1 et donneront plus de satisfaction à leurs goûts.
Je désire que tous les Supérieurs lisent au moins
une fois, comme résultat de ma visite, l'admirable circulaire du T, R. P. Fabre, (Cireul. adm. No. 4, page
239, Vol. L) adressée aux Supérieurs. Et pourquoi tous ne Tiraient-ils pas ces pages admirables2 Ils sont pen nombreux, dans la Province, ceux au dévouement desquels on n'aura pas recours, un Jour où Fautre, pour leur imposer le fardeau du Supériorat. Paz cette lecture, ils auront commencé leur formation. et ils auront appris où ils pourront trouver une direction sûre et détaillée, quand plus tard, ils en sentiront le besoin.
En donnant aux Supérieurs les conseils que l'on vient de lire, sur la coopération à laquelle je les invitais à avoir recours, de la part de leurs sujets, ma pensée se portait en même temps sur ceux-ci, Pour que les Supérieurs entrent largement et persévèrent dans la voie . ils ine semble que les sujets, de
que Je leur ai su s leur côté, ont quelque chose à faire. C'est simplement, d'être absolument dociles, souples, obéissants en un mot.
Lis doivent com
prendre qu'après tout. äUX veux de l'autorité ecclésiastique, et du public cest ‘le curé qui ESC responsable de] Paroisse et du bien qui doit s'y opérer. Dans Ja conduite des oeuvres que celui-ei leur confiera, ils à ‘ceptront et suivront de point en point la direction qu'il leur donnera. Ils S'efforceront de la comprendre, de se l'assimiler, Ils lui rendront compte de tout, avec l'ouverture Ja plus complète, LS comprendront que S'ils ne réussissent pas à S'entendre avec leur Supérieur, leurs talents, leur aetivté demeureront inutilisés.
Surpris, pour user jusqu i
leur dévonement, On est quelquefois d'une expression adoucie, de voir quel point des religieux tiennent à leur indé pendance, à l'autonomie, pour ainsi dire, des dont où à remis Ja con 'aite immédiate entre leurs mains, [ls ont fait voeu d'obéissance : on dirait que cet effort à épuisé tonte leur vertu de même nom, [ls ne veulent plus qu'une chose être Lussés libres de crettser leur Sillon à leur guise, sans considérer que S'ils brisent leur soc sur quelque caillou, c'est Je Supérieur, li Congrégation qui paie la casse,
ocuvres
ou