‹ Acte de visite de la province du Manitoba [microforme]Chapitre 21 sur 22 · OBEISSANCE · texte numérisé non relu

OBEISSANCE

Peut-être ni je déjà parlé Suflisamment de Fobéis sance en vous entretenant des rapports avec les Supé rIeurs, avec les fidèles et de in fidélité à la Sainte Règle, J'ajouterni cependant encore quelque mots, sur ce sujet d'une Suprême importance, C'est le vou et ln vertu d'obéissanes qui, proprement, font de nous des religieux Tel est l'enseignement de SE Thomas et de St Bonaven ture, rappelé par notre Règle elle-méme, C'est de Fobéissinee, on peut le dire sans exagération, que vient tout le mérite de notre vie, [n'en est pas ainsi de COUX qui, sans le voeu d'obéissanee, pratiquent a chasteté et le détachement des biens du monde, mais pour nous, le voeu d'obéissance nous a ant dépouillés de notre volonté Propre, nous pouvons dire que c'est par obéissanee que Nous sommes pauvres, que nous sommes chastes, que nous tccomplissons tous les travaux, pPratiquons toutes les vertus par lesquelles nous espérons mériter le ciel et sauver des âmes. C'est dire avec quel Soin nous devons veiller Sur un trésor si précieux, source infinie d'autres trésors dont la moindre parcelle vaut tous les biens de ce monde, Qu'elle est done juste et pleine de sens cette Preseripties de notre Règle qui veut que notre obéissance soit non seulement effective, mais aussi affective, Comment ne pas nous affectionner de tonte notre âme, nous attacher de toutes nos forces à la volonté des Supé rieurs, qui dominant ln nôtre d'une autorité qui vient de Dieu, nou protège contre tous les errements, nous met à l'abri de toutes les responsabilités et donne un prix infini à nos moindres actes! Quel cas doit-on fai re, devant ces considérations, des résistances de Ia volonté Propre, même quand elle croit de bonne foi, di sons avec certitude, si l'on veut. qu'elle voit plus juste, en une question donnée, que celui qui détient l'autorité! Là n'est pus In question. [l S'agit d'être fidèle à la vertu la plus fondamentale de notre état qui domine toutes les autres et leur donne leur prix, où de nous en écarter et d'encourir toutes les conséquenc s de cette infidélité. ne s'agit pas d'autre chose

Les Supérieurs, de leur coté, doivent avoir le senti ment de leur responsabilité, Leur autorité

ce où doivent s'alimenter autant de fleuves qu'ils ont de lots, (oc 4 ï

st une sour

düivent rouler que des eaux d'u

ne limpidité absolue, Qu'ils évitent done, d'en troubler Ia source en se |

à tout prix, issant aller, dans l'exercice de l'autorité, à l'arbitraire, à

à l'impression du moà la passion ou à l'égoisme.

Nolite ad iracundinn ProVocure filios vestros. L'esprit qui doit les animer, les qualités qu'ils doivent développer en eux-mêmes, les méthodes ir'ils doivent suivre, ils trouveront tout cela dans Je chapitre de la Ste-Règle qui les concerne $ éelalement, dans toute ln Règle, et dans In cireulnire du TOR, P, Fabre que j'ai déjà signalée,

ment, an sentiment seul,

AUTORITÉ ÉCCLEÉSIASTIQUE

A l'obéissance religieuse, due & os Supurieurs, se rattache, de tros près, celle que vons devez à ceclésinstique. Pour l'intérieur de notre conduite personnelle

l'autorité nos communautés, + HOUS AVons pour nous diri- 2er, Los Usages, notre Règle, nos Supérieurs. Dans les églises paroissinles et es chapelles publiques, dans le Saint ministère en un mot, cest la volonté et la direetion de Nosieneurs les évêques qui doivent être notre règle de conduite. C'est done un devoir, pour chacun dé nous, à notre arrivée dans un diocèse, de nous mettre al courant des usages, de ln discipline diocésaine, et d'abandonner, S'il Ya lieu des usages et une discipline à laquelle nous aurions été habitués dans d'autres pays.

Vous le savez déjà. sans doute, mais vous le constaterez encore davantage dans l'avenir, nous sommes redevabies de bien des faveurs à Monseigneur l'Archevéque de Saint-Boniface, [en toute occasion, l'illustre prélat fait notre éloge, se proclime notre frère en reli- “ion eU nous fait participer, par-Hà, à l'honneur que ses Vers et ses oeuvres Ini méritent devant Dieu et In Sainte Eglise. Votre obéissanee à son égard ne pourra pas, sans doute, être plus complète que celle qui est due à toute autre chef de diocèse, mais vous pourrez peut être vous efforcer de Ia rendre, envers lui, plus affectueuse, plus prévenante, inspirée en un mot, d'une vive reconnaissance,

Je Suis extrêmement heureux de profiter de l'occn- SION qui rest offerte pour vous dire que Monseioneur Dugris. Vicaire-Général. et tous les membres du conseil

épiscopal, ont été pour nous, dans toutes los auestions

qui leur ont été soumises d'une très grande bonté, fort ressemblante à celle de leur illustre chef Wérarehique eC que toute notre reconnaissanec leur est acquise,

FRÈRES CON ÉRS

Jai remarqué Partout, avec plusir, que nos chers Frères étaient traités, comme Ja Règle le désire, en ve ritables enfants de la famille, ot qu'ils sentaient qu'ils le Sont en effet. I est nécessaire qu'ilen soit ainsi, Les Pères dominent les chers Frères de toute la dignité du Sicerdoce, tous le COMprennent mais ceux-ci aussi sont des religieux, Dieu les a voulus pour lui soul lorsqu'il leur à accordé la grâce de Ia Vocation, et ils se sont con sacrés à Dien, en répondant à cette grace. [ls faut qu'ils soient fidèles Jusqu'à la fin, Que tout, done, concoure à assurer leur persévérance, Ts ne doivent certes pas ambitionner un TR OU ne Influence, qui ue leur appatriennent pas mais 1lest nécessaire qu'ils se sentent imés e respectés. Qu'ils aient le temps voulu Pour accomplir les exercices que leur preserit la Sainte Règle, Si parfois, conformément à l'article SIS de la Règle, les Supérieurs jugent à propos de les dispenser d'une partie de ces saints exercices, jé Y verront, non une tendance à les exploiter, mai laquelle du reste, il faudra l'espérer, ne sers que tenipo raire,.

LS comprendront enfin, que cette dispense étant basée sur ln Ste-Règle, ne log CXpose à aucun retrait de |: ce, de la part du bon Dieu qui est Fauteur de la aussi auteur de ln Règle, N° aurnitil qi'un seul Frère, dans une maison, on doit S'efforcer de mettre à exécution l'art, 638 de Ja Sainte Rèvle, an moins quant à La substance, Qu'on entretienne le cher Frère, pen dant le temps voulu, des sujets qu'on jngora pouvoir Jui être les plus utiles, ne serait-ce qu'au moyen d'une lee ture choisie ot expliquée,

L'usage de la retraite annuelle en commun, pour nos chers Frères, inauguré il Y à quelques années, doit être conservé à tout prix. Nos chers Frères ne ont pa bien nombreux, et il me semble que latino phère reli £ieux du pays n'est Pas très favorable à l'éclosion ne

la tion. Si, cepen

Une nécessité à subir,

âce et

aussi humble, guoione h he Ve dant, nous donnons à ceux que Dieu nous y ENVOVÉS,

fout le soin voulu, il lui sera bien facile, S'il le veut, d'en tugmenter le nombre,

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