‹ Acte de visite de la province du Manitoba [microforme]Chapitre 9 sur 22 · RÉGULARITÉ ADMINISTRATIVE · texte numérisé non relu

RÉGULARITÉ ADMINISTRATIVE

Disons maintenant quelques mots de Ja administrative,

[faut tenir en ordre

temporel des maisons et blier que les bie

régularité

tout ce qui se rapporte au résidences. Il ne faut pas on-

NS temporels, parmi nous, sont consacrés à Dieu, et peuvent être,

entre nos mains, de puis Sants moyens d'opé

rer le bien dans l'ordre surnaturel, La Sainte Règle prescrit divers livres Où cahiers, au nombre de SEP, pour toutes les maisons, Serait-ce trop demander aux Supérieurs, Dire

se conformer à la Sainte Règle avec tous les travaux

*cteurs €t Economes de sur ce point ? Je sais que qui sollicitent leur zèle par ailleurs, la tâche peut paraître ardue à quelques-uns, faute d'expérience où de goût pour ce £enre d'occupation. IL est pourtant de mon devoir de leur signaler ce point de la Sainte Règle,

lime semble que la comptabilité doit être plus soi- £née et plus exacte que je ne |

‘ai trouvée dans r 'isieurs établissements. Je sig

iale cüez plusieurs 2 oies une tendanee à vouloir trop abré

r'leurs écrit et à se servir de livres ou cahie

rs de qualité inférieure, Voià de l'économie qui n'est pas de bon a loi, pourvoie de bons et solides des recettes et dépenses mes ne cr

Qu'on se ahiers.surtout pour le livre journalières, Que les Econonent pas d' écrire longuement toutes les entrées qu'ils ont à y faire, sans abbréviations inexpliquées, afin que leur travail soit intelligible, plus tard, pour tous, et je pourrais dire Pour eux-mêmes, Dans lt comptabilité, ce Jiviv de tous les jours est ]

e plus Hhportant. Quand ilest bien tea. on V trouve, qu: Vuut, tous Îes rens

élenements dont on a besoin, S'il est mal tenu où incomplet, toute la comptabilité

ul

d'une

te

maison est dans le désarroi et l'incertitude. Dans ce livre doivent figurer absolument toutes les entrées et sorties, quelques soient leur nature les emprunts, s'il y a lieu, sements de capital, penses ordinaires.

Tous les mois, l'Econome rend ses comptes, € produisant toutes les pièces justificatives. et fait constater l'état de sa caisse au Supérieur en son conseil 679, Il doit aussi rendre compte à l'Econome provincial Ta Règle ne précise pas la date de cette opération. Il S'ensuivrait que l'Econome pourrait Ja fixer à sa onise. Mais depuis longtemps il a été statué qu'elle avait lieu tous les trois mois, Le motif, en est sans doute, que tons les trois mois. l'Econome provincial doit luimême rendre compte au Conseil 5rovineial de 1n che des affaires de In Province.

Il va de soi que les comptes local, présentés à l'Econome signés, non seulement par lui bres du Conseil local.

où leur provenances, l'intérêt pavé et les rembourtout comme les recettes et les dé-

mar-

rendus de l'Econome provincial, doivent être + Mais aussi par les mem-

CONSEIL, LOCAI,

Puisque nous avons été amenés à parler du conseil local, j'ajouterai encore quelques remarques à ce que je viens de dire.

Le conseil local se réunit deux fois le mois, 627, pour traiter de toutes les affaires de In maison. Il est ‘üdispensable qu'on s'habitue à cette vie commune en matière d'administration et de £ouvernement, puisque la Sainte Règle l'exige. L'autorité religieuse est très forte, puisqu'elle S'appuie sur un voeu et peut imposer les plus grands sacrifices, mais elle n'a rien d'arbitraire, celui qui la détient étant entouré de toutes les garanties désirables qui le mettent à l'abri de tout soupçon d'imprudence où de manque de sagesse,

Dans son admirable cireulaire AUX Supérieurs, le TR. P. Fabre leur disait : “Dans le conseil, Je Supé-

“ rieur doit traiter de toutes les affaires de la maison

“se. Alors 1,4me qu'on aurait rien, qu'on se réunisse, ” qu'on fasse acte de soumission à la Règle et qu'on se ‘ sépare ensuite, s'il n'y a rien à traiter.” Dans un Acte de Visite de la Province de Canada, le T. R. P. Soullier répète ces sages injonctions et continue : ** i de * leur côté, les assesseurs n'ont rien à Proposer, le pro- * cès-verbal se réduira à mentionner la réunion, Ce se-

ra Un moyen d'empêcher de fâcheuses et quelquefois * longues interruptions, et de prévenir de légitimes ré- * clamations.”

Je me permets d'attirer l'attention des Supérieurs sur les droits que reconnaît aux assesseurs la doctrine si autorisée que contiennent les lignes que je viens de citer. De leur côté, les assesseurs devront user de ces droits et accomplir leur devoir en cette matière, avec toute la sagesse pratique voulue. Ils éviteront toujours tout ce qui pourrait ressembler à une opposition de parti-pris ou à des initiatives déplacées. IIS ne devront pas chercher à forcer le Supérieur à mettre à exécution des mnesures qui lui répugneraient trop. Celui-ci n'a pas, comme les chefs des institutions parlementaires, la faculté, et en certains cas. l'obligation de démissionner.

Ils se rappelleront surtout qu'ils sont tenus, à l'égard de tous, exepté les Supérieurs majeurs, au secret le plus inviolable sur toutes les délibérations du conseil, et qu'ils sont, les premiers, tenus au devoir de l'obéissance, quand en dehors du conseil, leurs délibérations, par la promulgation qui en est faite par Je Supérieur. sont devenues des actes de l'antorité, Quelle misère que de voir quelquefois des conseillers, par indiscrétion, ou pour des motifs connus. se plaindre et faire savoir que telle mesure à été prise, on 6 rtée, contrairement à leur avis! Qui ne voit que, grâce à des indiscrétions de ce genre, le fonctionnement d’un conseil peut devenir une absolue impossibilité 2

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