ACTION
ALDOBRANDI.
J'en ai si peu'.. si peu!
{Stéphano, qui est a a droite du théâtre , tire une lettre de son sein , et il la montre de loin à Lucre zi a. Comme il est à côté de Levai , la lettre , par le mouvemnt qu’il vient de faire se trouve presque devant les y e ux de Lé < mi, qui reste immobile et ne fait aucun geste. Luc résia fait signe à Stéphano de ne pis commettre d’imprudence ; Stephano remet le lettre dans son sein. Aldobrandi, qui est à gauche du théâtre , n’a rien vu.)
ENSEMBLE
LÉONI
Le destin comble mes vœux !
Observons bien ! ici même ,
Je vais voir celle que j'aime;
* Les aveugles sont heureux!
ALDOBRANDI.
11 faut céder à ses vœux ;
Il faut, changeant de système,
Fermer les yeux quand on aime.
Les aveugles sont heureux !
LU CR FEU , regardant Stéphano.
Est-il donc audacieux !
Je crains pour lui , pour moi-même ;
Sur lui, dans mon trouble extrême,
Je n’ose lever les yeux !
stéphano, montrant sa lettre.
Que ce billet amoureux- Lui dise combien je l'aime.
Et réclame d’ellc-méme Le prix de mes tendres feux.
( Stéphano présente encore le billet devant Léoni , qui n’est eense rien voir. Lucre sia s’avance pour prendre cette lettre ; mais Aldohrandi offre ta main à sa femme . et s’éloigne avec elle. Alors Stéphano fait signe à Lucre zi a qu’il va jeter ze billet dans la caisse à droite qui contient un arbuste. — il l'y jette en effet , et sur un geste d'effroi de Lurexia, il s* enfuit en courant. Tout ce manège a été observé par Léoni , qui est debout et immobile devant eux.)