MONSIEUR ET TRÈS HONORÉ COLLÈGUE
En vous accusant la réception de votre lettre du 16 août, ainsi que de celle du Congrès d'Anvers, en date du 3 août, je ne sais comment exprimer ma vive reconnaissance.
Les marques de sympathie et d'adhésion à l’entreprise que je tente, dans l'intérêt de notre science, m'ont causé la plus agréable des surprises. Venant d’une assemblée aussi compétente à taxer l'utilité de l'initiative que j'ai osé prendre, elles constituent pour moi un précieux encouragement.
M. Bernard, délégué du Gouvernement belge. — La Société de Botanique de Belgique aura l'honneur, Messieurs, de vous recevoir demain à Bruxelles. Ce n’est donc pas adieu que nous allons nous dire, mais au revoir.
Les horticulteurs gantois, la Chambre syndicale des horticulteurs belges et la Société royale d'agriculture et de botanique de Gand auront le plaisir de vous compter parmi eux vendredi prochain.
Je tiens cependant à accomplir un devoir de reconnaissance, au nom du Gouvernement, au nom des botanistes et des horticulteurs belges, en remerciant d'abord les Gouvernements et les Chefs d'État qui ont bien voulu désigner à ces assises scientifiques des délégués officiels et toutes les institutions scientifiques qui nous ont envoyé ici leurs représentants.
La haute valeur des rapports préliminaires, la portée pratique des discussions de ces jours derniers, nous prouvent assez combien le choix de ces délégués a été heureux!
La Belgique, Messieurs, en a été grandement honorée !
Le Gouvernement belge étudiera avec une soigneuse attention vos savantes délibérations et il répondra certes à vos sentiments à tous, à votre amour du progrès et de la science, en tâchant de réaliser, dans la sphère de ses attributions, les vœux, les motions, que vous avez présentés, que vous avez développés avec une si haute autorité scientifique.
Je vous remercie et je remercie spécialement les organisateurs du Congrès, et tout particulièrement M. Charles De Bosschere et ses adjoints qui, depuis plus d’un an, se sont dévoués à l’œuvre du Congrès!
(Applaudissements).
Encore une fois, merci à tous ceux qui ont apporté leur concours à cette œuvre si utile. Au revoir, Messieurs. (Applaudissements).
M. Ch. De Bosschere. — Au nom de la commission organisatrice du
D'autre part, elles m’engagent à compter sur le plaisir de voir souvent des collègues de l’Europe, dans la station botanique de Buitenzorg.
Vous voudrez bien, Monsieur, être l’interprête de mes sentiments auprès des membres du Congrès.
En second lieu, je vous présente mes sincères remerciements pour l’envoi des Rapports préliminaires et des Actes du Congrès, que vous avez eu l’extrême obligeance de me premettre. Je ne manquerai pas à vous en accuser plus tard la réception.
Veuillez agréer, Monsieur et très honoré Collègue, avec l'expression réitérée de ma gratitude, l'assurance de ma considération la plus distinguée.
(Signé) M. TREUB.
Monsieur Ch. De Bosschere, Secrétaire-général du Congrès international de Botanique et d’Horticulture d'Anvers (1885).
Congrès international de botanique et d’horticulture, je ne puis que me joindre au délégué du Gouvernement, pour vous exprimer les mêmes sentiments de reconnaissance !
Je ne veux pas abuser de vos moments, j'aurai plusieurs fois encore cette semaine l’occasion de vous dire plus longuement combien nous vous sommes tous reconnaissants des services éminents que vous avez rendus à la science, et aussi de la bienveillance avec laquelle vous avez répondu à notre appel.
Si notre Congrès produit quelques fruits, ce sera grâce à votre assiduité aux séances, grâce à la science et au dévouement que vous avez si généreusement prodigués à la solution des questions qui vous étaient soumises.
Encore une fois merci de tout cœur, au nom de la Commission organisatrice ! (Applaudissements).
M. H. Van Heurck. — Avant de nous séparer, je crois, Messieurs, qu’il est de notre devoir à tous, de témoigner notre reconnaissance toute spéciale à M. Cu. De BosscHERE qui s’est dévoué d’une façon exemplaire pour l’accomplissement de la tâche dont il avait pris généreusement l'initiative.
Pendant un an il a fait l'impossible pour parvenir à faire réussir le Congrès. Ses efforts ont été récompensés de la façon la plus brillante.
Nous devons lui en témoigner toute notre gratitude.
(Longs applaudissements.)
Je vous remercie, Messieurs, de l'honneur que vous avez fait à notre Jardin Botanique en y tenant le Congrès. Ses séances ont été une digne inauguration des nouveaux locaux que notre Administration communale y à fait établir. Notre Jardin est le dernier reste de l’ancienne École de médecine qui y avait été établie, au commencement de ce siècle, en 1802, sous la République francaise et qui fut supprimée plus tard. Aujourd’hui, il n’est plus rattaché à aucun établissement d'instruction, mais il n’en rend pas moins des services à l’enseignement public et aux nombreux visiteurs qui le fréquentent.
Vos importantes séances feront date dans l’histoire du Jardin. Je vous remercie encore une fois, Messieurs, de l'honneur que vous lui avez fait et je déclare close la session du Congrès international de Botanique et d’Horticulture d'Anvers.
M. Baillon. — Au nom de tous les membres du Congrès, au nom de tous les étrangers qui ont été invités à y prendre part, et qui ont reçu ici un accueil si cordial, permettez-moi de remercier du fond du cœur toutes les personnes qui nous ont si bien accueillis, toutes celles qui se sont dévouées à cette œuvre, toutes celles dont on vient de faire ressortir les mérites d’une façon si éclatante : M. le délégué du Gouvernement,
M. le directeur du Jardin botanique d'Anvers, M. Ch. De Bosschere, la Commission organisatrice dont il est l’un des dignes chefs, toutes les personnes en un mot qui nous ont donné tant de témoignages de sympathie que nous n'oublierons jamais, soyez en convaincus !
| (Longs applaudissements).
La séance est levée à une heure et demie.