EMILE AUGIER
7 volumes in-18.
Prix 3 fr. 50 c, le volume
ACTKL'RS ET ACTKICES 17
nées au Tliéàtro-Michel, scône francjaise dé Saint-Pétersbourg; dix années pendant lesquelles son talent se fortifia.
Précédé d'une belle et bonne répntation, il revint à Paris, tut engagé au Gymnase et débuta avec éclat dans la Dame aux camélias: la belli' Tallandiera jouait Marguerite Gautier. 11 créa au boulevard Bonne-Nouvelle, dans Mademoiselle Didier, un rôle peu digne de sa valeur, et, un peu après, FerréoL de M. Sardou, où il obtint un grand succès. Le Charmeur fut également un succès pour lui, malgré la faiblesse de la pièce. Sa dernière création fut la Comtesse Romani.
Le Théâtre-Français redemanda ^^'orms; M. Montigny, grâce à l'intervention de M. Alexandre Dumas fils, le céda sans exiger le dédit complet; il se contenta de 15.000 francs, dont la Comédie paya la moitié.
En 1877, Worms rentra sur notre première scène, dans le Marquis de Yillemer, et, au bout d'une année, selon la promesse (jui lui avait été faite, il fut admis au sociétariat.
Outre des jeunes premiers rôles du grand répertoire et même des premiers rôles, notamment Alceste, qui va merveilleusement à sa nature, Worms obtient de brillants succès dans Hernaiii, Jean Bauilry, Denise, la Souris, le Flibustier, Henri III, Margot, Maitre Guérin, le Demi-Monde, Chamillac, Francillon. Froufrou (pris au répertoire du Gymnase), Jean Darlot, la Reine Juana, les Cabotins, le Pardon, l'Ami des femmes dont il rend magistralement le rôle de M. de Ryons, un des plus ditïiciles à interpréter.
Il aborde aussi Tartufe et, passant du grave au doux, s'essaie dans Alfred de Musset.
A une diction nette, à une voix sonore et pénétrante.
GALMANN LÉVY, Éditeur 3, rue Auber, PARIS
THEATRE COMPLET
DE
Alexandre DUMAS Fils
DE l'académie française 7 volumes in-18. Prix : 3 fr. 50 c. le volume.
il joint une chaleur communicalive dont il se rend maître avec beaucoup d'art.
Worms est professeur au Conservatoire. Il fait, de nouveau, partie du comité; à la suite d'incidents, il avait démissionné.
Chevalier de la Légion d'honneur.
GOQUELIN CADET, membre du comité. « A la scène et à la ville, un le rencontre jetant sa bonne humeur, toujours gai, toujours content, déridant le spectateur ou le convive morose rien qu'en montrant sa bonne figure sympathique. » Ainsi s'exprime avec justesse M. Félix Jahyer dans ses Camées oj-tistiques.
Cadet, — ses amis l'appellent ainsi, et lui-même signe ses billets de ce court adjectif, qui le distingue de son frère, — Cadet naquit à Boulogne-sur-Mer, en 1848.
Elève de Régnier, premier prix à l'unanimité, en 1867, il passa un an à l'Odéon. Il débuta aux Français, en 1868, dans Petit-Jean, des Plaideurs.
Désolé de ne pas être admis sociétaire, il entra aux Variétés en 187o et ne réussit guère dans ce milieu excentrique, peu fait pour son jeu flegmatique et correct. Il joua sur la scène des Panoramas la Guigne, comédie en trois actes, écrite à son intention par Labiche, Leterrier et Vanloo. Pièce et artiste sombrèrent.
La Comédie le rappela ; il y reparut dans les Fourberies de Scapin, et il fut nommé sociétaire en 1879.
Il a abordé avec succès Figaro, du Barbier, et, dans le Mercure galant, il joue cinq rôles avec une étonnante facilité de se métamorphoser, avec une verve incroyable. Il a pris possession, avec bien du succès, du rôle de Blandinet,
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