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CHEMINS DE FER DE L'ÉTAT

(Suite de la pafje ti)

de 24 heures; il est augmenté de 48 heures si le jour où il expire est un dimanciie suivi d'un jour de fête ou un jour de fête suivi d'un dimanche. — Exceptionnellement, les voyageurs ayant à effectuer un trajet d'au moins 300 kilomètres (600 kilomètres aller et retour), peuvent, moyennant un supplément de 1 franc en l'" classe, 0 fr. 75 c. en 2° classe et 0 l'r. 50 c. en 3° classe, se l'aii-e délivrer un billet spécial (dit billet d'arrêt), leur donnant le droit de s'arrêter à deux gares intermédiaires. Les arrêts peuvent d'ailleurs avoir lieu, au choix des voyageurs, soit tous les deux à l'aller, soit tous les deux au retour, soit l'un à l'aller et l'autre au retour.

NOTA. — A l'occasion des fêtes du Nouvel An, du Carnaval, de Pâques, de rAscensinn, de la Pentecôte, dui'i Juillet, de l'Assomption, de la Toussaint et de Noël, la validité des billets d'aller et retour est augmentée sans supplément de piix.

( Pour les autre conditions voir te Tarif spécial G. V-ii' 2.

Xipharès, de Mithridate, qu'il joue avec beaucoup de tendresse et un juste emportement lui valut les éloges unanimes de la presse. !

Puis les pièces arrivèrent à la suite Tune de l'autre; la Fille de Roland, le Cid. Henri lll et sa Cour, Par le glaive, Hernani, Severo Torelli, le Faune, la Vie de Bohème, (rôle de Rodolphe, dans lequel il fait songer à Alfred de Musset) et son admirable création de Tristan de Léonois, dont il rend avec une superbe allure les aspects amoureux et poétiques aussi bien que les côtés fougueux, et Struensée.

MOUNET (Paul), sociétaire de 1891, frère de Mounet-Sully, s'est voué au théâtre après avoir terminé ses études médicales et conquis le titre de docteur, lia joué, à rOdéon, les grands rôles du répertoire classique: Oreste, Néron, Orosmane; rcpr'is Macbeth ; Balthazar, derArlésien?ie, et fait de belles créations dans Severo Torelli, les Jacobites, Numa Roumestan, Beaucoup de bruit pour lien, l'Aveu, la Marchande de sourires.

Mounet possède un grand talent décomposition, dont il a donné d'éclatantes preuves dans Rochon, l'Hamlet russe de Dostoïewski (Crimes et Châtiments) ; dans Aquila, de Caligula; dans le marquis de Noriolis, de Fanny Lare, où il était d'un naturel terrifiant.

A la Comédie-Française, il joue le vieil Horace; don Salluste, de Huy Blas : Charlemagne, de la Fille de Roland, création de Maubant ; Jean Baudry, création de Got; Ruy Gomez, d' Hernani ; Parle glaive, Antigone, Mathis, duJw/ polonais, Yacoub de Charles VU, qu'il avait déjà interprété à rOdéon, etc. Son apparition dans le Fils de l'Arélin, où il joue le rôle épisodique de Bayard, est pleine de grandeur.

SCaillcuii

18, Boulevard Montmartre.

AC.ILIUKS ET ACTIUCES

el Frédéffonde lui valut un grand succès. Il a composé lt> rôle de i evèquc Prétextât avec une remarquable puissance dramaliiiue, sans se déparlii- dune grande modération de jeu. — Dans son étude sui' /a Martyre. M. Emile Mas. de la Vie Tlicâ'rale. s'exprime ainsi: « l'aul Mounet, dans Latro, est beau comme un dieu. Si Mars était la personmlicatiou de la mâle et énergi(iue l)cauté de l'homme, Paul Monnet, sous les traits du farouche gladiateur, est le vivant portrait du dieu de la guerre. »

Ce comédien-tragédien, à la diction mordante, rend de granûs services au Théâtre-Français.

BERR (Geougks), sociétaire de 1893, ht de brillantes études. On le destinait au professorat, mais il était possédé du démon théâtral. On le surprenait, à quatorze ans, écrivant quelque scène de comédie, entre un devoir et un pensum.

Elève de Got. il remporta le premier prix de comédie on 188ij et débuta dans l'Intimé, des P/a7'(/eur5, réalisant d'emblée les espérances qu'il avait fait concevoir. Parmi ses meilleurs rôles : l'Abbé, du Cercle; Mascarille et Jodelet, des Précieuses (il joue tantôt l'un tantôt l'autre); le Cousin, de la Maison de campagne; Pasquin, du Jeu de lamour et du hasard, qu'il rend avec beaucoup de vivacité et avec un esprit mordant. 11 a repris, à l'improviste pour remplacer Coquelin cadet, indisposé. Pierrot, du Baiser, et s'est merveilleusement tiré de l'épreuve. Il a donné au personnage de Leverdet, de rAmi des femmes, une très plaisante physionomie de bellâtre. Ce jeune comique possède, sans le chercher, le même timbre de voix que Coquelin aîné; ce n'est pas son seul point de ressem-

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